‹ Histoire du ForezChapitre 145 sur 154 · CHAPITRE XYUI. US · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYUI. US

toutes choses pour en tireiv proffit, ils se sont enrichis à la grand foule du peuple, qui est manié par gents qui n'ont autre considération que de faire leur main pour le temps qu'ils demeureront en ce masque et ressemblance d'estre seigneur.» — > Pour beaucoup, ce masque et reifôemblance devint une réalité.

Le titre de châtelain donnant quelques pré-*' rogatives importantes, dans les troubles du seizième siècle, plusîeurs^entilshommes avaient afîecté ces sortes d'emplois pour Fautorité qu'ils procuraient; mais la plupart de ces seigneurs, ayant voulu se maintenir dans les avantages sans faire exercice de justice, perdirent leur cause au conseil

Dès le dix-septième siècle, Suri et Saint-Mar-» cellin appartenaient au marquis de Rochebaron; Gervières, Saint-Maurice, Saint-Haon et Grozet, au duc de la Feuillade (pour son duché de Roannais, dont nous parlerons plus loin) ; «mais seulement à titre d'échange, ce qui fait que les officiers n'en étaient pas réputés royaux ; Saînt* Victor et La Fouillouse engagés im «e«r Nérestang ; Saint-Germain, au ^ieur de Sonternon; Lavieu, Gleppé, Néronde, La Tour, Saint- Jean-de-Bonnefonds et Rocheblaine, engagés à ^vers particuliers, par sniDe de l'iéciït sur l'aUénaûon du domaîne.

Il ne restait donc entre les mains du roi que Montbrison, Ghatelneuf, MarciUy, Saint-Bon*

net-Ie-Chàteauy Ghambéon, Feurs, Sury4e-Bois^ Donzy, Yirignieuy Saint-Galmier, Saînt-Héandy et quelques autres; mais sur ce nombre plusieurs furent encore engagés.

Outre les châtellenies, il y avait trois petits sièges portant le nom de bailliages, sans avoir de baillis, et qu'on désignait ordinairement sous le nom de ressorts de Forez. Leur existence, qui datait du quatorzième siècle, était due probablement aux circonstances toutes particulières dans lesquelles avait été agrandi le Forez, au moyen de quelques lambeaux des provincesvoisines, qui avaient d'autres coutumes.

Le premier comme le plus considérable de ces sièges était celui de Bourg-Argental, qm comprenait douze paroisses dans son ressort.

Lfts officiers de justice y étaient au noipbre de six. r

Ce bailliage, qui était comme le représentant de la fraction du Forez-Viennois (Empire), avait d'abord, comme nous l'avons vu^, été fixé à Malleval, petite vil|j3 dont le nom étymologique {mida vaUis, méchante vallée), annonce une défavorable situation. « La situation de cette ville est affî-euse, dit VAlmanach de Lyon de 17..; elle fut bâtie dans les temps de barbarie, où de petits tyrans cherchaient les endroits inaccessibles pour mettre leur faibltôsd

jl)' Chapitre XI, page. 319.

Page 1