‹ Histoire du ForezChapitre 147 sur 154 · CHAPITRE XVni · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVni

un certain arrondissement . dans . lequel ej[Ie# jouissaient de la concurrence et prévention» et des appels des juges royaux et subalternes.

L'établissement de ces sénéchaussées, dont fl parait que les arrondissements avaient été mal distribués ^, faisait le plus grand tprt k U province, mais surtout au siège de M ontbrison. ^ni réclama. Si la justice avait été alorjs cç qu^élle devrait toujours être, indépendante e^ gratuite à Tégard des plaideurs, la plainte de$^ officiers du baiUiage ^ aurait pu paraître exorbitante ; notais alors Toffice ,de juge était un véritable commerce ; on Tachetait et le faisait valoir comme une entreprise industneUe, et il est à remarquer que ces prétendues aniélipra-^ tions étaient toutes trè3 productives pour, le trésor royal j il semble qu'elles n 'aient été faTtei» que dans son m térêt; ce. qui servirait aie prouver^ c^est que les sénéchausisées furent transférée^ a Montbrison la même année, sans que ppur cela oh àîti songé à rembourser le prix, des charges i mais on.liEussa: cette faculté aux officiers du |)ai|lîagè (^présîdîâî), « qfest-i-dîre^ dit Sony er, qV^i)! Féur permit dé payer ce qui leur app^^-t^naît. p^ ^^^^(é n'est pas tout'. Trois ans après, le presidial de Montbrison fut lui-mêine supprimé et réuni à celm de Lyon, qui n^àvaît cessé de faii^

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S) Qui <)f!brlrent,'4it BotUâinvflliers, tlne finance de soixaiiie-dix mille liYres, pour consenrer leurs anciennes prérogatiTes.

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^es démarches tendant à ces fins, depuis cet établissement, qui lui avait été si préjudi-^ ciable. Le bailliage ifut rétabli. Tout cela se fit, comme d'habitude,, sans rembourser Targent qui avait été reçu potu* les nouveaux offices^ qu'on laissa subsister. Les anciens officiers espéraient au moins qu'on les laisserait s'éteindre par la mort des possesseurs ; mais à la mort d'un d'outre eux, ayant eu occasion de s'apercevoir qu'il en serait autrement, ils portèrent plainte; sûr quoi il intervint ùii arrêt qtii portait que « dans un mois, pour tout délai, les anciens officiers feraient liquider la finance des nouveaux, et les rembourseraient, sinon qu'ils demeureraient déchus de la faculté de les rem-

bourser. »

L'arrêt faisait une honorable exception en /aveur de notre savant Claude Henrys, qui avait é,té nommé avocat du roi au présidial : il portait que sa charge seule ne serait pas remboursable. Maisf comme on espérait ravoir le présidial, aucun oÈàce ne fut rembotu^é, et après avoir payé plusieurs sommes d'argent, les officiers du bailliage se voyaient rédiiits à^ partager tout simplement leiii^s anciens bénéfices avec plusieurs nouveaux venus. '

L enregistrement de l'édit qui transferait à M ontbrbon le siège . dés deux sénéchaussées avait été négligé. En 1658, sur liiie prétendue demande des habitants des tildes dé Roaniie et

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iSaînt-Étienne, tendant à faire rétablir leurs sénéchaussées, il parut un édit portant suppression de celles de 16&5. révocation de la translation qui en avait étp faite en la ville de Mont^rison. et création de deux nouvelles séné" chaussées. Mais sur 1^ plainte des syndics, qui montrèrent la fausseté de cette demande, il survint des lettres patentes portant réintégration de Tarrêt de 1645, et la même année,^ nio^ennant nouvelle finance de dix nulle livres, les officiers du bailliage parvinrept à le faire, enregistrer.

En 1667, 4? gi^^ds débats s'étaient élevés enpre les habitants de la ville de Saint-Étienne et leur seigneur, le marquis de Saint-Priest, e( son frère, le comte d'Orcival, qui tous de^?; avaient terni la gloire de leur famille, et furent condamnés à porter leur tête sur un écha^fiajud dressé dans Saint-Étienne même, le plus beau fleuron de leur ap^nagç ; les premiers portèrent plainte ^a conseil^ et obtinrent que neuf officiers se transporteraient dans leur ville, et y denieureraient six mois ^e Tannée, pour connaître de toutes causes civiles et criminelles daps rétendue de l'élection, car ce fut la démarcation de la nouvelle sénéchaussée. Le lieutenant général du grand bailliage était librç d*y aller.

On sait que l'élection était une administration instituée pour la perception de certains denier^.

Jusqu'en i6âl, il n'y eut en Forez qu'une élection, celle de Montbrîson ; mars à cette époque, elle avait été jugée trop considérable, et on en avait créé deux autres : une à Roanne et une à Saînt-Êtienne ^. Ces élections, qui s'éten^ daient hors de la province, eurent dès lors à peu près la circonscription de* nos arrondissements départementaux* U y a déjà longtemps, comme on peut voir, que cette trinité à servi de base à l'organisation politique de notre pays, qui a en le bonheur d'être un de ceux qui -dans la division de la France en départements ont conservé le plus d'unité et d'homogénéité. Nous ajouterons ici que dès l'année 169â, en conséquence de la création générale, nos trois che&* lieux : Montbrisouy Saint-Étienne et Roanne, étirent le privilège d'avoir chacun un maire perpétuel et des échevins.

Tout étant bientôt rentré dans l'ordre à Sainte Etienne, les choses retournèrent dans leur état habituel ; mais en 168& elles changèrent encore. Deux conseillers, natifs de cette ville, obtinrent du conseil la faculté d'y servir continuellemeat* D'autres conseillers demandèrent et obtinrent k même faveur, et insensiblement ils se séparèrent de Montbrison. Néanmoins le district de la nouvelle sénéchaussée n'eut plus l'étendue que lui avait attribuée l'édit de 1645 ; elle fut restreinte à celle de l'élection,

t) EUe avait 4'«bf rd été Axée 4 SaUit-QiMiaacU

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