‹ Histoire du ForezChapitre 148 sur 154 · CHAPITRE xvm. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE xvm. m

De plais ^ baiU&^e de MoQtbcfeon resia toujoun juge des affîdres concernaat le domaine dans tout le coiméi comme au temps des comtes* 11 fut maintenu dans cette possessioD par un airét rendu contre les ti:ésoriers de France,^ en 16859 ^ lequel maintient dans l'exercice et fonction de son office le )ug;^ ordinaire et doaianial du pays» comté et ressorts de Forez, pour recevoir Us foi et hommages, aveux et dénômbrementsu »

Le buireau des finances de Lyon ayant échoué ' de ce côté, tenta une autre voie : il essaya de. diviser les deux titres de lieutenant général et de )uge du domaine, offrant de rembourser le dernier. Dé)a d'imcportantes déoiatches pour aniver k. ce bùjt avaient été fistU^s, lorsipie s'é^ levèrent de girandes oppositions de la part de£i a lieutenant particulier, avocat et procureur du roi, bailli (Joseph-Marie Lascaris d^Urfé), éche* viipts, chapitre de l'église Notre-Dame, recteurs des hôpitaux, s^tétaire greifior du domfiine, Qfuiers des cbâtellenies royales, d etc., et en 1717 parut un arrêt qui po^tmt que « Voffide de li^ui^enant général, j,uge domanial ne pourra être d^uni.«»« tnaintient le lieutenant général juge domanial, et les officiers du bailliage, douiaine et sénéchaussées de Foîes, à Montbrison, dans k droit, » etc*, etc.

ISous lavons vn te$ diSiâr^iiies fortunes de Ic^ ville de Roanne. Depuis quelque temp$ on hii

ais

fvait adjomt quelques pcuroisses yoisinest Saint- Romain-la-Motte» Saint-Martîn-de-dSoisy, et elle formait une grande seigneurie» qui ayait obtenu le titre de duché sous Charles IX, qui j avait joint la condition du retour comme tene donnée en apanage.

En 1667, François d'Aubusson ayait épousé Charlotte de Gouffier, seul rejeton de celle ftmille. En i688> il Gt confirmer l'existence de son duché par lettres patentes. Gomme il jouissait d'un grand crédit à la cour» au moyen d'un échange qu'il fit avec le roi de la terre de Smtr Gyr q;u'il possédait dans la circonscription du parc de Versailles, que Louis XlV s'occupait alorsî à régulariser, il obtint l'union à son duché, qu'il fit ériger en pairie, de quatre des plus belles cbâtellenies du Forez : Gerrières, Groiet, Saint-Haou et Saint-Maurice. Les lettres d'érection portant la clause de ressort immédiat du bailliage ducal à la cour, on sent le tort qu'en recevait le grand bailliage de Forez : il se plaigniti f t ces letti^es ne furent enregistrées que sous la condition d'upe indemnité préalable aox offir ciers de ce siège ; indenmité qui ne leur fot jamais payée, malgré leurs réclamations. Pendant cette instance, le duché s'éteignit (4 725)par la mort sans postérité masculine de Louis de la Feuillade, vicomte d'Aubusson ; par consé^ent il fit retour, et les officiers du bailliage en prirent possession au nom du roi.

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