CHAPITRE XTIII. S
> Les idées, philosophiques et philantrdpiques, qui prirent tant de développements dans le diachuitième siècle, firent sentir Tinconvénient de la multiplicité des justices, et le tort qu'elles causaient aux populations, soit en enlevant toute dignité au juge, soit en propageant l'esprit pro^ cessif dans les campagnes. On essaya d^j remédier.
Ea.i736, les officiers de la sénéchaussée qui S'étaient installés à Saint-Étienne furent dis-^ pensés d^ venir.
Vingt ans après, les officiers du siège de Bourg-Ârgental demandèrent et obtinrent la réunion de celui de Saint-Ferréol au leur.
En i77i, il fut fait un remaniement général, par lequel on ne laissa subsister que deux grands sièges de justice : Tun à Montbrison, Fautre à Bourg- Argental. Leur arrondissement fut mieux distribué. On donna à celui de Montbrison la, paroisse de Saint-Ferréol et tout le ressort du siège de Ghaufibur; mais on lui enleva tout Tenclave de Pailleret et la chàtellenie de Rocheblaine qui lui avaient appartenus jusquelà, et on les joignit au siège de Bourg-Argental, ce qui était plus raisonnable , vu la position et la relation des lieux.
Le siège de Montbrison, portant le titre de bailliage, devait être ainsi composé : un bailli 4'épée, un lieuteuant général, un lieutenant criminel, un lieutenant particulier assesseur
su HISTOIRE DU FOREZ.
crimûiel) douze conseHlarsy deok aroêàts €i an piocureur du roi» un greffier dvil et un greffier criminel^ un commissaire aux saisies réelles^ on receveur des cônsignatioiia» — En 1776» on y joignit l'office de lieutenant particulier assessear dràj qui a? ait été supprima en i771«
Le siège de Bonrg-Argental devait avoir :
un lieutenant civil et criminel, un lieutenant particulier a^sesseut civil et criminel, deux conseiUers» uil procureur du roi, un greffier civil et criminel, un commissaire aux saisies réelles et un receveur des éonsignalioQ%
Les cliàteUenies aussi reçurent une nouvelle organisation par Fédit de i77i. On voulut même les faire rentrer dans leurs anciennes attributions> limitées à soiofanie touBy comme nous le &it connaître Papon, et qu'elles avaient outrepassées depuis redit de Cremieux (1537), s'in* gérant de connaître des affaires civiles et crimi^ neUes. Abis ce procès traîna en longueur. Eu attendant, beaucoiigpi de ehâtellemes furent unies à un m^ne siège : c'est presque dire sopprimées, Celles de Lavieu, Saînt*Germain-Laval et Gervières furent seules conservées dans Tétac habitûeL
Celle de Rocheblaine (Pailleret), îsx réunie à celle de Bourg^Argental, qui elle-même fat unie au siège de cette ville;
Cdles de Marcilly et Chfttelneiif durent être exiMK^es à M ontbrison ;