‹ Histoire du ForezChapitre 150 sur 154 · CHAPITRE XVm. M · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVm. M

Marols el Saint-Bonnet, dans cette dernière ville }

SaintrGalmiery Saint-Héand, Saint-Victor, Ldr Fouillouse, La Tour, Saint^ean-de-Bonne^onds, et Virignieu, à Saint-Galmier ;

Feors, Ddnzy, Sury-^le-Bois, Ghambépn, Marclop, Gleppé et Nëronde, à Feurs; ,

Gro^et, Saint-Maurice, Saint-Haon-le-Ghâtel, Le Yern^, Yillerêt et Roannaison, à Koanne*^

Dès l'année 1609, les chàteUenies de Suri^e- Comtal, Saint-Romain, Montsupt et Saint-Mar-^ cellin avaient été données à Gabrieile d'Àllon-* ville, dame de Saint-Gyr et de Quincampoix, veuve de Guy de Rochechouart, seigneur de Ghâtillon, en échange de plnsieurs propriétés, et en particulier de Thôtel du Cheval blane, nécessaires pour rembellissement du parc de Fontainebleau. Depuis, elles n'étaient plus rentrées au domaine royal.

En 17&9,.Ia chàtellenie de Montbrison avait été unie au bailliage.

De sorte qu'en réalité, il restait seulement, non compris les justices seigneuriales, sept ou huit chàtellenie^ un siège de justice à Bourg- Argental, et le grand bailliage de Forez, *^éant à Montbrison, en faveur duquel parurent, en 1775, des lettres patentes « dérogeantes à tous édits, déclarations, ordonnances et arrêtés,» qui décidaient que dorénavant il connaîtrait en première instance, par concurrence çt préven-

tion, de toutes affaires qui surviendraient dans retendue du ressort des sénéchaussées de Saint- Etienne et de Roanne, qui lui étaient unies à, perpétuité ; mais le 5 septembre de cette annëe parurent de nouvelles lettres qui ordonnaient de laisser subsister le bailliage ducal, avec plusieurs prérogatives dont il ne jouissait pas avant les lettres patentes de Louis XIV, comme celle d'être exempt de la prévention et concurrence du bailliage de Forez, auquel néanmoins on laissa les cas royaux et domaniaux. Ce bailliage de Roanne avait à peu près le même nombre d'officiers que celui de Montbrison, moins huit conseillers.

Nous devons dire en terminant que. quelques offices de justice donnèrent naissance à une petite noblesse, qui n^est pas la moins honorable, mais n*a point de rapport avec l'ancienne, et fut toujours considérée par elle conune « intrus et de vile naissance.» Mais outre l'avantage qu'a eu cette nouvelle noblesse de survivre à 1 ancienne, elle trouva aussi fo|:t souvent l'occasion de se venger de ses dédains ; car étant presque toute alliée par parenté ou amitié â^ec les membres du parlement, elle lui suscita des difficultés dans cette noble et puissante compagnie.

La noblesse historique, qui dans notre province joua un rôle si important, est cpmplettement anéantie, et c'est à peine s'il s'est transmis

Page 1