‹ Histoire du ForezChapitre 24 sur 154 · CHAPITRE XIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIIL

ea la chambre des comptes en Bourbonnois, les gens des comptes^ juge, procureur, et autres du conseil de mondit sieur le duc et de madtte dame, estant en Forests, présents en chaperon.! — « Donné par coppie, collation faite an propre original, par moy, notaire.

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Les conditions contenues danS' ces lettres patentes nous semblent de la plus rigoureuse* justice. Point de privilège pour personne, ni nobles, ni ecclésiastiques, ni bourgeois : chacun doit contribuer selon ses moyens à cette QBuvre d'intérêt commun. On voit que les , chanoines de réglise Notre-Dame sont tenus de bâtira leurs frais au moins un quart de la muraille, Tespace de plus de six cents, pas. Le couyent des cordeliers doit aussi décharger la conununauté des habitants d'une forte portion de la muraille, du côté qui Tavoisinait. De plus, les habitants sont exemptés d'impôts pendant tout le temps de cette construction, qu'ils avaient, il est vrai, intérêt à finir promptement ; la dauphine fait le don d'une sooime de dix mille livres, qui feraient plus de cent mille francs, et exempte les habitants de toute réparation au château.

L'impôt dans cette circonstance fut aussi équitablement établi qu'il le fut quatre cents sius £iprès, lorsqu'oii voulut démolir ces mêmes

tâtiraîlles 4e¥eiitie5 non seulement înotilies, mais tttkisiblès, et qui firent place à un magnifique boulevard. Mais ce qui est à la i(»iange de la première ëpaqiïe^ tî'est qu'il s'agitsait d'uUe ceuTre bien autremeht considérable^ et dans laquelle Tin justice de caste, si fréquente alors, aurait facilement pu âe glisser.

Le couvent des cordeliers, qui n'était pas fort riche^ afin d'être renfermé dans la muraille, se vit réduit à vendre ou engager ses meubles sacrés, et à mettre aux enchères une maiton que lui avait légué par testament Guichard et Âlise^ sa femme. Jean Beauberait, paroisèieti de la Madelaine, offrit à la première criée qua-^ rahte toisas de muraille; Jean Gapelli, notaire }Uré^ eu ofirii quarante-deux à la seconde criée^ éf à la troisième, le premier encbérisseur en offrît quarânte-dnq, et elle lui fut adjugée. Le coa- Ventj dit le père Fodéré^ avait la jouissance des fossés> qui lui servaient de vivier on de jardin, et lui rendaient grand service en carême.

Le péril où on se trouvait alors était si imminent qu'à personne les conditions ne parurent trop dores.

On peut inférer des termes mêmèd de la tharte que le Bourg-Neuf n'était pas encore construit, car, s'il l'eût été, les habitants de la yille n'auraient pu se plaindre que clore les tordeliers leur faisait faire un trop long circuit, puisque les Borgnérans auraient eu droit comme

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