CHAPITRE XIV
En vain Çbabaanes exposa à François L^^ le tort qu'il aurait de livrer Ijataille^ celuMÙ ne put se résoudre à fuir devant un révolté- Bo«* nive( était pour l'attaque, il £it seul écouté*... a Tout est perdu fors^ Thonneur^ % écrivit François L^ à sa mère apjrè$ le combat. Huit miile homines étaient restés sur 1^ champ de bataille !••• Le loi n'avait pas voulu se rendre au connétable. « Plutôt mourir, que de donner ma foi à un traître, s'était-il écrié } mais quf on appelle le vice-^roi.» Lanoi étant venu, il hai donna son épée« Bennivetqi^iise reprochait scm fatal conseil, avaif cherché et trouvé If «nort dans les bataillons ennemis.
Bourbon demanda et obtint une andienee du roi; il s'y présenta avec le brave Pomperant,. qui obtint sa grâce» Ils se jetèrent touSi deux anx genoux de François L^^ Bourbon versa même quelques larmes, mais un esprit comme le sien ne pouvait faire davantage» Aye^: s^s lansquenets, s'il eut voulu, il pouvait encore changer la destinée du roi : mais enducei dans son ressentiment, il proposa à Lanoi de profiter de la victoire^ pour pénétrer dans le cp9ur à^ la France !
Cette perte fit grand bruit à Paris, ou on n'ainiait pas la régente, ipi'on accusait d'élare cause de la défection de Bourbon. Dans cetde occa-^. ^on, entre autres conditions hoanorables, elle offrit de rendre au connétable toutes i^es riches-
possessions, dont elle s'était emparée, et qu'elle administrait en son nom propre. Elle avait même déjà en Forez changé plusieurs oiBciers.
Tandis que François I.^^ était magnifiquement reçu à Madrid, le connétable, son vainqueur, trouvait à peine à s'y loger. Un seigneur espagnol répondit à Charles-Quint, qui le chargeait de le recevoir. « Je ne puis rien refuser à votre majesté ; mais je lui déclare que si le duc de Bourbon loge dans ma maison, je la brûlerai aussitôt qu'il en sera sorti comme un lieu infecté de la perfidie, et par conséquent indigne d'être jamais habité par des gens d'honneur. » La duchesse d'Âlençon, qui était venue soigner le roi pendant sa maladie, ne voulut pas voir le duc.
Enfin le roi dut traiter pour obtenir sa liberté, et la mauvaise foi qu'il apporta dans ce contrat lui fit accepter sans trop de difficulté l'article suivant, sachant bien qu'il n'aurait point d'efifét: a Le roi remettra le duc de Bourbon dans ses biens, meubles et immeubles, fruits et revenus, dans six semaines, et lui laissera la jouissance paisible, sa vie durant, des biens qui étaient en litige, avec la liberté de contester par justice le droit qu'il a sur la Provence, sans qu'il puisse être contraint de lui rendre plus aucun devoir pour sa personne, ni d'aller demeurer en France, ou de le servir, s'il ne lui plaît. » Quant à ses partisans, ils rentraient dans leurs biens.