‹ Histoire du ForezChapitre 54 sur 154 · CHAPITRE XIV. iO · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV. iO

et capitaine de la ville de Montbrison, la monstre a été faite des habitants dudit Montbrison, tous ayant iacquebutes^ espées à deux mains et autres basions de guerre, à laquelle monsieur Tavocat messire Pierre Ghatillon estoit le capitaine de la' yille sous le seigneur d'Urfé, bailly et capitaine général. Noble Jacques Ghauvet portoit renseigne ; le donjon bien riche et aiSgé, et faisoit beau voir lesdiis habitants avec leurs accoustrements riches et tous expressements faits de nouvel, au nombre de sept cens ou en* viron, ayant à force taborins de Suisse de douze à quinze, et vinrent pour voir ladite monstre plusieurs grands seigneurs et gentilshommes. »

Aussitôt que la couronne se fut emparée de notre pays commencèrent les engagements du domaine. Les seigneuries de Saint-Héand, Bourg-Ârgental, La Tour, Saint-Galmier, etc., furent engagées dès Fannée 1537; celles de Saint-Haon-le-Châtel, Néronde, Cervières, Châtelneuf, Donzy, Cleppé, Crozet, La Fouillouse, Saint-Germain-Lavâl, etc., en i5&3. . ^

Le 9 septembre 1550, Saint-André ayant avec lui les princes leur donna une étrange fête à Montrond : « Faisant garder le principal bastion du lieu par ceux de Feurs et de Saint-Galmier, ils les fifattaquer par les enfants^ de Saint-

1) Nous pensons qu'enfant est pris ici pour habitant, homme né ^ tel endroit; c'est une expression figurée tout à fait locale, à laquelle répond parfaitement le mot patoi mena.

tl4 HISTOIRf; DU FOflËZ.

Êbeim^ coiidiiit3, au nombre de deu^ c^ts, p^r monsieur De h Pprte^ lesquels le$ forcèrent-»

La mêmç auuéç, a aux grands jours de Cler- «nopt p parmi d'autr^çs r^gl?ments et réformes, fut rendu» à la requétç de^j syndics de T^glisf coliégialft et royale de Notre^Dame-dJËspérançe de MQUtbri^K^n, ordonnance qui défeudoit à toute perâonu^» de quelque ^tat qu'elle soit, eu se promener dans ladite église, et y traiter dWaires, sous grandes peines, attendu Tabus qui s'y ^toit glissé desdites promenadiçs, »

Les docteurs n^ayaieut pas osé prononcer le mot d'amour» mais il parait que c'était la grande affaire qui se traitait dans ladite église» si on s^en rapporte au^ descriptions des moeurs de nos anciens^

Béforge^-Maillard» qui intrigua si fort Yoltaii^ ^U8 le nom d'une femine qu il avait pris en pi^ iftUant ses premiers essais» afin d'obtenir la benvç^iUfuioe des critiques» fêtant venu habiter pondant quelque temps le cbâtean d'Êcotay (en ruine aujaurd'bui)» nous apprond « que de son temps les environs de la capitale du Fc»rez étaient m^or^ h fAf4^f^ ^^ pl¥9 JQlie$ $çk^ 3^-^

€l)fi|)ttre (ftttn^tmr.

Guerres de religion. — Protestantisme.

Nous sommes amyés k m^ ^pQque où h Torez va reprendre un pea de y^Çt C'est If^ fVr tie de notre travail qui ççys a £purf)i}e plus 49 clé^îls Ipç^u^ ; f^o\is les 4oimeron§ i^Is quels^ ep nous efforçant ^çulemçqt d'j mettre quelqn^ ordre, sans nous attacher cepei^d^nt à ne dopner qti'un qpté du ^ëç^t j noqs dirops parfois les ^iff^eptçs versiops, ^t^ popr pon^rver à noj; dQC|H{ieot§ toiite leur authenticité, npui^ laisse-r rQH^ la plupart du temps j'çrtfapgrs^pl^^ que npifft Sk^Qiks iTmvé^ 4^^s les |xi4iQoir(SS quç i^puç avonis» ens à nptr^ disposition. Noqs tâçherçfis d'être justes eqvers tous; mais malheuri^iiseinçat 9Qi|3 aurons plu^ de blâme que de louange à donner :

dans cette guerre infernale, catholiques et protestants rivalisèrent de cruauté, et si on n'était bien convaincu que ces bannières chrétiennes n'étaient que les signes de ralliement des deux partis qui se disputent Tempire du monde depuis des siècles, on ne. pourrait comprendre pourquoi tant de sang répandu au nom d'un Dieu de paix. Voilà bientôt trois cents ans écoulés depuis cette crise ; les partis ont eu le temps de se défendre, et l'histoire a le droit de les jugen

Les religion naires commencèrent à paraître sous François I.^|^, qui se montra excessivement cruel envers eux, sans avoir l'excuse -de sa croyance personnelle, car tandis qu'il traitait aussi durement en France les calvinistes, il s'associait aux Luthériens d'Allemagne. Se laissant diriger par une barbare politique, il allait voir le supplice de ces malheureux dissidents, que ses édits proscrivaient. Il y assistait ordinairement, ce défenseur de la foi, en compagnie de Diane, sa prostituée....

Déja^ dès l'an 1558, les calvinistes avaient de nombreux partisans à la cour. Les nobles, dans l'oisivêié de leurs châteaux, se laissaient facilement entraîner, dit Anquetil, par leurs habiles prédicateurs, au nombre desquels on doit compter au premier rang Melanchton, dont la parole insinuante vous enlevait toute volonté.

Nous allons suivre ici les faits principaux.

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