CHAPITRE XV
Les Guises s'emparent du gouvernement ; les mkanunis s'unissent aux calvinistes, sous la bannière du roi de Navarre, père de Henri IV. En 1560, D'Albon (Saint-André) vint à Lyon, pour réprimer une émeute de calvinistes* U se forme alors un triumvirat sous la faible minorité de Charles IX : le duc de Guise, le connétable de Montmorency et le Forézien Saint-André exercent toute rautorîté.
Guise revenant à Paris^ ses gens se prirent de dispute avec des protestants dans un endroit aj^lé Vassy* On se battit avec acharnement.
Le carnage fut. horrible, et le duc lui-même y fiit blessé* C'est à cette époque que commence la lutte. Coudé est choisi pour être le chef de Tannée protestante. On se bat de tous côtés*
Le Dauphiné était commandé par Gondrin, lieutenant du duc de Guise. Il paraît qu'on eut le dessein de. faire arrêter les calvinistes ; une lettre de Guise interceptée fît connaître aux protestants le malheur qui les menaçait : il se révoltent à Valence ; tuent Gondrin, et se rassemblent sous les ordres du baron des Adrets (François de Beaumont), à qui la reine, lasse de la tutelle du triumvirat, qui brasse toutes les Maires, s'adresse pour la délivrer de son espèce de prison* C'est une confusion à ne plus s'y connaître : les catholiques sont les oppresseurs du roi, et les protestants sont ses libérateurs ; c est au moinS' sous ces apparences que la lutte Tome II. 8
iiJk HISraiRË DU FOREZ.
^'epgagei cos en réalité catholiques et pratesxmtA entendent seqlemefit faire leurs afifdfes*
festdant ce lemps, TokL ce cpû. se ptâsait à Lyon* Les noiiy elles qa'on recevail de toute pan, les troubles excités au su^et de la nouvelle l^etigion faisaient différentes impressisons sur ka esprits des bourgeois^ dil De Tkou* François d'AgouIty eomte de Sault^ y commandait sooa les ordres du duc de Nemours» C'étaituahoume naturellement doux, qui ne haïssait pas les protestants, et qui tâchait, suivant Tesj^itdes édils^ d^ conserver la tranquillité publique^ en exhoiv tant les bourgeois à vivre ensemble tm paix et en bonne iiitelligence» Aussi a-t*il passé chea les catholiques pour un méchant homme ; le fanatique Saint^Aubin ne peut se lasser de Tin^ îurier.
Les protestants tenaient librement leurs as* semblées dans le faubou^ de la Guillotière} mais pour prévenir le danger qu'on disak les menacer» ou pour fortifier les protestants des autres villes par leur exemple, plus ils apprenaient que les troubles faisaient de progrès, et plus ils devenaient entreprenants* Enfin Tassociation de Maugiron au gouvernement de Lyon ayant excité au dernier point leur exas* pération, et poussé aussi par leur prédicateur Jacques RuÇy, ils se soulevèrent et s'empaièrent de la ville.
Alors le baron des Adrets, chef et principal