CHAPITRE XV. 115s
auteur ^e r^meme de yalçncç, yin> à L^Qfl,, et Çfit possession du gouyerneçient ftu iipïjf^ du prince de Cpnde, à la tête 4'tine arniçe çpmpor sée presque exclusivement 4ç ge^tilshpi^O^es. Ayant aussitôt s^ssçmbl^ les bouréçpis^ o;i ^t les règlement? ?uiYan,tsi : « On çhois*rRi,t jp^rmi les protestants 4/eu^ nulle sol,dftts ppAjjr Çj^çder. la, ville ; ces. çol^ats $içi:âient çut^petw^^? qes deniers 4u roi. et deç. reyeniiç, çççl^siast^^çs ; on, n? forcerait personne k. changer ^e vj^lj^qn^ et il serait permis ^ chacun de vivre chez sqt^ çomjcne il Vçnt^n^rait ^ mais Texercice de la ]:çligion ?elon le rit rc^^ ^e serait plus pennis dani^ la ville, ni s^xis^ envirpns ^ çn ^puter^it a^x çpn- V^s actuellement en charge doi^;e pi^otestants des plus dist^Qfimés ; (ji^e ces protestants auraient 1^ jpri^inale autQji^é, et m^ les consuls qe pourraient ;^i^n faire sans leur pardjcipation, leur avis et leur consentement. »
Dan% les preiçiiei^s^oui^s de la réYp1utio% les àouyeaux maîtres de iLyon firent paraître de la modération et de la douceur : niais bientôt le ^Idat se licencia iusgu'au point de forcer et pifpfaner \es ëglises, g^ renverser les> ^^tçls çt de briser lesf images : reprochant aus catholiques le.nr fétichisme, leur idolâtrie, et leur disant : «pQurquoi telle vierge est-elle plus r^heouetellç autre ? pourquoi le bois sculpté de Fouçvieresi opàre-t-il plusi^Ç n^ÎT^cles aue le bois df;. toute %ûlre çhfipelle ignorée ? Dieu n'est-il pas partout
le même ? Nous ne voulons plus de ces simu-«' lacres profanes, qui ne peuvent représenter la divinité, et attirent dans vos trésors les richesses de vingt provinces. »
Cette nouvelle obscurcit bien la joie qu'éprouva Gondé en apprenant la reddition dWe ville aussi importante que Lyon. Il sentait bien ^ue ces actes feraient haïr son parti de ceux qui étaient sérieusement attachés au culte ro* main; mais il n'était pas toujours maître de cette soldatesque qui, plus franche que lui, intriguant, croyait faire la guerre dans Tintérét de la religion. Il envoya d'Orléans Poncenat pour commander la cavalerie, et Ghangy pour être à la tête de Tînfantèrie ; mais parce qu'il s^éleva quelques contestations, Ghangy consen* tît qu'on lui substituât Hector de la Forest, sieur de Blacons, et il se retira à Valence, pour y rétablir les affaires.
, « En apvril 1562, messîre Henry d'Âpchon (fils cadet) prist prisonnier au port de Montrond le ministre d'Yssoire, en Auvergne, superintendant de tous ceux dudit pays, et comme tel député à Lyon à la conferance pour le synode général qu'ils avoient convoqué à Orléans.
Furent aussy pris audit temps, par messire Arthaud d'Apchon, son frère aisné, lieutenant en Forests, seigneur de Montrond, et arrestez par son ordre, les ministres et praedicants qui s'estoient perchez ez villes de Feurs, Saint-Galmier