‹ Histoire du ForezChapitre 57 sur 154 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

et Saint-Bonnet*Ie-Ghastel, et furent tous conduits ez prisons de Montbrison. »

« Les calvinistes, dit aussi le jésuite Saint- Aubin ( on doit se mëfier de la haine), avaient envoyé un de leurs ministres à Saint-Bojnnet-le- Châtel pour y faire quelques prêches au faubourg* Gomme ce ministre avoit été autrefois du nombre de ces charlatans qui montent sur le théâtre pour vendre des drogues aux places publiques, qu'il étoit aussi de mauvaise vie et très mal pourvu des connaissances nécessaires pour conduire leur troupeau, il s'engagea, . ne sais. comme, à la fabrication de la fausse monnoie. Il est à présumer que c*étoit tout simple^ ment pour avoir de quoi réformer l'église, nU formant sa bourse, et s'imaginant qu'en conscience c'en étoit le seul et le vrai moyen,

«Le gouverneur de Montbrison en étant informé se rendit aussitôt (avril) sur les lieux, avec le procureur du roi et plusieurs gentibhommes ^dapays. Us saisirent le ministre avec. deux complices, de mênie ils firent prendre une garce qu'ils entretenoient pour les aider à ce grand dessein de la réformation, et furent tous enfermés dans les prisons de Montbrison, où on alloit faire leur procès promptement. Les protestants en ayant été avertis armèrent en diligence, r»

PonCenat s'avança avec Montferrier jusqu'à Feurs, défit le corps de la noblesse forézienne, qui était/ venu à sa rencontre sous les ordres

lin HISTOIRE DtJ FOKëZ.

de Sâîttt-Prîest. tkiXië se ààuva Aâns lés montagnes voisines, et pàtlîe dans la viflé, que FoAcenat assiégea sur le champ. Les uns disent cpi^elle fût èùlèVé'e d*assâut, d'autres qu'elle fësîsta dit jouft, et hè se tendit que pressée par la famine. Ceci garait croyable puisque, ayant assiégé ¥eiuts le â juillet, îts ùé pà'ruréiit devant Monïbi'iàbh ^uè le 13.

Nôbs lâiisselfOTfs parler ici Jéah 'l^ertih, alors châtelaîn de Kï'on^risd'à, nisirratètir eksfct etitn- J)artiàl, ((tti à làiî^é dëà métfiofrès mariùScrîtS :

« Le kïldy treiîzîîë^è juillet lSi62, ëhv'îiron deux heures après midy, monsieur le Ib'aroit^ des Adrés, accôtn'^agné de^ seîgheuft de Pbhcènat, Hacon, Pîizëy, tScfe, è't àuttres dajpîtâinteà huguenots, avec 't^togft ou vîngt-cînq enseignés, en nombre de V^uàti'e ïniÛe hommes, tant de piéd qùè de cheval, assiège la ville Aè Mon(!bnson du costé du Paire.

i< Le landemain, tùatdy, eh Vif on ^^pt iieïAres de matin, un trompeté fust envoyé pair la porte Sàîftt-Jëàti, de la part dû fcapitaiïié tîice, sommer la ville et les capitaines qui avôiéât esté hiîs eà icelle, pôut là gai'det, J)at monsieur de Môntrond, lieiitèûattit du gouverûéu'r, à sçâvoû: messieurs de Mdhcelar, Cunieires^ ïlhalmazel. Bûchiez, Magnîeu-Haaltérive, d'ouvrir les portes, foire cesser les messes, chasser les pfefstres, cordeliers et sœurs de Sainte-Claire, et recevoir ministres en leur Heu pour annoncer la parolle

GHAWTRE XV. » 41&

de rÊsvatigile; ai»;u6l â^onifieié^ediiotvevg^eur

4e •Mcmcelat' ^fist Teaponsè çom les aulites 'capi-

laines jet pour ladiote ttliê, ;q[oe is- il pfeitoit au

sëignievr Gîoe se venir xaifraîscàir dans la fille,

qu'il trouveroii la pwie ouverte ft'serdk le bîe^

Ai0»ft ; «nais ««[ue àe ivty >mivtir poiir lé^^actes

sosdkfts toffis sedesliheroiept pltisMM^ d'endtiiiÉt

lamaruiLeiriHiipé^ayiiit iieoeu oeste »Bpi>mt

BW>retx»arna,etètientost après on ooiqii9i^iU3ea là

t^Muer la ville' du cos^ du Pat c, ^ttrde^giwdbli

la pliiie apiell^e la i^oteiie^ e&cant kk diobir^

lloBitt«4>aine^ )où 'apréft avoiKHirë ptasietu^

toups ifie canon, ils firent )bfedlM»V à^uélie'ik

tfiniMiîîf 6m«iowéept)hiMie^âùifco«r,<^('^ii^^^^^

«datis badiote h^He^à^s lU^cfvt^igrandeirésisi^^e

-deila ^art deoeux <|iu lestoieitft dedgns^

« iCe ^i^ir et le lanâernain; 'ftifrci^djs ' f<{irii¥-

^e9me cbdkt; n^oîs, iils iocoirent de 8(k A 'M|it

«etiis tioMûes, aant ides iMikhams '^e la' viH|e

"ijué^-âes soldats q«ii ^f ^toieiït^biis les «aphK^nqs

^susdidts, mesmes teoiisienr messive ^^n Kegië,

chantre et chanoine de Tëglise Nostre-iDutiuei ;

ëMnsieur mesl^e ilntboifie iGl^pé^ ^indiq du

>p»^ ^ advocâ» 9;u bailliage; monsieur xnesaiee

Jean^Chanal, docteur en médecine; n}aÎ9iredeali

duthro^set, notaire ; Benoi$t P«ala> «oniâonpier ;

Simon L-lfeetitiet, -BUSdy cpwioimier ; Venerawd

Mute, Jmarescfcâl j Denys Geoffirey, Ais^bt hxsdr

tier feu mcm^îeur 4<& lieutenant iGeoffiey; ileam

du Meriey; Jean fiayen, sergent royal mi

iSO HISTOIRE DU FOREZ.

rëlecfioa, • touts habitants - de Montbrisôn, ^et bruslerent . les portes Saint-Jean et de Moing, et trois maisons ad}£^centes à la porte d'Escotay. ( Une autre verston dit : Ils mirent pétard à la porte d'Escotay et de la Croix* )

« Ledict jour de mercredy, environ my-jour, ils firent sauter et précipiter en bas de la tour du donjeon au jardin qui estoit à feu.moin«iear de Jal^ny les capitaines Moncelar^ Duchiex et Cumeresy estants: d'auprez de Roanne; tin pte^tie (de la Madelaine) homtné messine Saultér; le prof onotaire Ghenillaty aepveu & monsieur de Chasteaumorand ; monsieur de la Roclie; Estienne Marion> fils de maistre Anthôine Maiion» notaire ^ de Sainte Just-en-Cbevàlet, et aultres soldats, jusques au nombre d'onze ou treize.

t4eSi aultres capitaines, habitants de la ville et soldats qui ne mounvent, se sauvèrent, les uns par le moyen des amys qu'ils eurent en la compagnie dudict baron ( comme fit monsieur de Chalmazel) et en payant rançon, et les aultres par fîiitte.

«c Ils saccagèrent pareillement toutes les. mai^ sons et pillèrent toutes les églises, chassant et -tuant les prestres, minant les autels et images, et quelques jours après commancerent à faire venir ministres, et prescher en l'église Nostre- Dame* Emmenèrent aulcuns qui n'eurent moyen fournir rançon sur l'heure jusques à Montrond avec eux, mesimes )e chanoine Lpuys Papon>

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