CHAPITRE XY
qui jr demeura prisonnier jusques au lan^emam qu'on leur porta argent.
« De la compagnie dudict sieur baron contre la ville estoient Pierre Philippes, dict Saduret^ praevost de Forez ; Jean Daluiais, esleu de. Forez; Anthoine Nioiiy, fils au sire Guillaunie Niolly; Jean Bonbardier; Claude Purùeray, fils d'Alexandre Purùeray, barbier; Jean De Vau, serrurier ; Marcellin Charbonnier ^, et Remond .Gepery, archers du praevost, touts habitants de Montbrison, et plusieurs aultres de ladicte ville et des villes circonvoisines.
« Ledict jour de mercredy de soir, ledict baron jiveq sa compagnie, deslogea dudict Montbrison, et alla droict au chasteau de Montrond, demeure du lieutenant du gouverneur pour le roy,.oii le landemain matin il entra et fist précipiter trois .hommes du hault du chasteau en bas. Il y mit monsieur Quintel, grand maistre de son artillerie en garde, et luy donna le chasteau et l'estat de bailly de Forez, duquel monsieur d*Urfé estoit pourveu, puis y laissant ledict Quintel avec quelques . soldats, se retira à Lyon avec son . aultre compagnie.
« Monsieur Guillaume Perrin, chanoine, paya cinquante escus pour rachepier sa vie, car on
i) Gc nom est peut-être celui de la profession d& ce Marcellin, nittls selon l'usage du temps, le manuscrit ne porte pas la Yirgule nécessaire. Peut-être aussi faudrait-il écrire PurYeray, a^ec Vor- MMgi^plie moderne.
»i HISTOIRE DU FOREZ.
le ttiena éeVàiift ledict sieùT baron qui le toulok faire précipiter comme les aultfes; knais il fost ^btlhë k un sèldat qeri le mit à c^te rançon. »
X^'^ët chet 5if^% Pefrrin <}ae les c)itoDhiés avàieirt placé kftts reliqtiatrés ff br et tJ'argetft; dôril les huguenfots s'emparèrent. ^
Voici comment ^'exprime un autre hàbîtânt 4e Montbrison, ÉiSenne Berlhaud, avocàft ^ toi fen Mectîon :
« L'to 1562 arriva la désolation de la viftfe de 'Montbrison pat 'les liostillités cruelles de François de Beaumont, baron des* Adrets, colonel gënéitil 'des huguenots» et de lean'Ouitet (Quinte!), maître de son at^erie; fesqneb tiyiam assiégé et forcé ladite ViHe et ^hâteati satas conibat ni Y&îstance, à cause deVirrogn^is et Tâchetë de ^ix ceiïts hommcf^ étrangers 'qm y étoient en garnison, firent moutit de dîireTs supplices lesdits étrangers ^quoique 'François et voisiufs. Monsieur Êstienne ïeMhaud, /mon ayeul, étoit au temps d*icelai siège «It massacite échevin de ladite ville, laquelle il ne Voulût jamais quitter, et néanmoins par sa prudence il obtint desdits huguenots, pour ËToî et àottrés habitants une favorable composition, -n
Le savant docteur Claude de la Roue nous a aussi laissé une relation de ce terrible événement dans son manascrit de 1627 :
« Donc, le 14 juillet 1562, environ les cinq heures du soir, les huguenots entrèrent par la