‹ Histoire du ForezChapitre 59 sur 154 · CHAPITRE XV. i · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV. i

brèche qa^fts firent âtix mutaîlles duAit cloîttiè, avec fe canon qu'ils atbîent bi:^qué ^tfr îe VktCj àa nombre de déut tniHe fioixtines, sans auctihe ré^îseaUce des babitants, tatft ià là brèdhe '^é par les fùès, ete. ; 'qufe si Dîeti ^'eûl îavaircé îè cotfts du 'soleil, tomtne il Faifriltà dti tem^ de Josiié, fl ne fût pas *ésté un tiotdmè vivanjt en tonte la vilie... ce que j'atteste êlrè,k:oi3nitfe l'ayant m, etc. »

Lorsque la brèdie fat faite, èènx sbldàts qui voulurent pénétrer trop proïUpftement dans la ville fapent écrasés sous un pan dé tnttr qui viiH à se diélachèr. ta btèchie avait "été fiitè plat troîè pièces fl[*alitîllei5è et 4éiix pièces de tatàpàgûei La (râvaïèrie &irvéîllâ(ît lés etnkbài. Des Adrtts fet Pbneeùat Se tnîrtnt fort eh ^dènce ; îb èncourage^aent fefe istoîdats, fel*e se itaétoagère'nt pas eux-ïnémes.

On rapporte qu'^emtfè la btèdië dti (ioît^, fl en avaît êfé 'fait une âiurfe du coté de b porte Saînt-Aubrin, et qtre la bôfurtcffle, àtmét d'irn inassff coutelas, en défendait reifltrëe, tratachàht la tête aux premiers qui -eurent l'awdace 'de Se présenter ; mais qu'enfin lasse lélle-méme, 'elle fut ttiée. Nous devons avoueft que cette l>rèdhe et cette -hîsltôriette n'ont rien de Mfefa po^tîf.

Les vainqtfeurs cfn entrant datns la ville ne proféraient que cet horrible cri : ^Tuef tuê'f qai retentissait cent fois plus effrayaftit qite le glas faiièbre. Ils n'exéciitèrent que trop tétte terribte

menace. Ils étaient et^spévés d'apprendre la manière dont on agissait ailleurs envers leurs co-religionaires, de sorte qu'ils se livrèrent à toute cette cruauté qu'ont des gens que Tinstinct sauvage de la conservation dirige : des enfaints écrasés contre les murs, des viellards assoounés sans défense, des femmes violées, éventrées.... Voilà quels furent leurs exploits ordinaires. ••• Mais c'est surtout pour les gens d'église qu'était réservée toute leur rage. Heureusement la nuit vint mettre un terme à tous ces massacres, et elle vint si à propos que la tradition dit, avec le docteur de la Roue, que Dieu fit un miracle; mais tout ne vint qu'en son temps : la tradition n'a pas même l'excuse d'une éclipse. D'ailleurs les protestants étaient entrés à sept heures du soir, et le lendemain on pouvait compter près de liuit cents cadavres étendus dans les. rues ! Certes, le temps . avait été bien employé! Amsi avait été célébrée cette année la iête de saint

Aubrin, le patron de la ville : au lieu d'habits de fête, il avait fallu se couvrir des plus sanglants habits de deuil.

Au nombre des victimes déjà citées on peut joindre : Jean Besson, Antoine Malin, «qui n'avoit rien de malin que le nom, » et François Bourgoin, cordeliers; Etienne Cortant, chanoina ; Canalis, médecin; Hypolite, procureur.

«Quelques soldats passants devant la porte du logis de Pierre Lombardin, notaire royal de

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