‹ Histoire du ForezChapitre 60 sur 154 · CHAPITRE XT · texte numérisé non relu

CHAPITRE XT

ladite ville, appercevants qu'il esioit chauve, creurent qu'il estoit prestre, et à cause de cela' le vbuloient tuer. Quelqu'un d'eux s'approchànt donq de luy en le menaceant, la femme dudit

Lombardin, nommée Boutonges, tomba

comme pasmée, ce qui obligea ces soldats de courre à son secours *, et estant revenue de sa pasmoison, ils luy demandèrent d'où luy es toit' *venu cest accident. Elje leur respondit que c'esioit parce qu'ils vouloient trier son mary, et alors ils lui dirent qu'ils crbyoient qu'il fust prestre ; que puisqu'il estôit marié, il n'àuroit y aulcun mal ; mais qu'il se résolust à les recevoir en son logis et leur y faire bonne chère : ce qu'il fist, et ils y firent des desgasts et hostilités incroyables, jusques à le menacer de rostîr ses enfants, et entre autres leur fille nouvellement née, nommée Renée Lombardin, dont ladite Boutonges par la force de la frayeur avoit accouché. Âinsy en faisoient-ils aux autres maisons.»

Le père Fodéré, parlant de ce qui est relatif au couvent de Sainte-Claire : « Un religieux cordélier, directeur des sœurs, fit un trou dans la muraille qui fermoit le jardin d'une vertueuse veuve (dame Colombe Hypolite) dans la maison de laquelle les sœurs se cachèrent, mais n'étoient

I) Voilà qni peint bien rhomme : versant impnnément le sanç 4tti8 ses moments de rage; mais qae tout à coup un malheur arrive 'ans sa participation, et l'instinct naturel lui fera porter secours.

%W HISTQIRE DU FQREZ.

pai plus e^ $ûrei^«, Elles emeAdoient l^.cns et Us lameut^ions de ceux qu'on ip^sacroi^ et il'aToieot 4'amres perspectives <ju^ d'être vio- 14^ Qu meurtries. Tnois Siçtldjats enfoncèrent. 1% porte, €t se piîépairoient à fqrceç les fb^ jolies^ mais les voyait dans iw $i piieu?; état, il^ en élurent pitié, cit s'en aHoient sans leqr aTQÎr fait aucun mal,) lorsque deus; de ce? scpur? $jç rap-r pel^rqnt qu'elles avoieut pour purent uuseîgnenr q^lviuisite dïi yoisinagç, qui powrpit. peut-être l^nii? rendre service, eljes le firent prier par çed^

sipjldats d^ venir tes voir, et quand U fut veny» eues le su|qj)lîèren(t de vouloir tien les enmenej^ c^ qu'il fit après quelqnes difficultés, et Içs. conduisit toutes dans son ch4te^u } miai^ il n^ you-

Int, pas emwctner \ç pauyre pèrç Bourgs (celui

qnfi a ait fait le ^on dansla, inuraille), e< il fm, nwissaçré daim ^ rne, ein yonlwt regagner la

dewçnre de son supériei^r* ».

Jje père Gilbert Vaçqa, dpctçur ^ thtéologiej et Jean Laur, cordeliers, ne voulurent pas sortir ^ leur çQuvent, et restèrent à prier toute la unit dws réglise ; ilsi vidèrçnt le i$|dat-çîl>pir(e* Mais lo jovr revenn avec le ç^rn^ç» an enfonça les ppr|:e^ et n^ d^^ p^res; furent conduits en prison^ Qq fit venir desi n^inistres poijr les çon-

yertir; mais Yaqca é^aitmn de$ haJbjîes du te9np$^ et les réfuta, « dont ils eurent une telle rage,

qu'après lui j^vpir mis des fers au^ pii^d^ et aux mains, ils l'enchaînèrent par le cou, et le mirent

Page 1