CHAPITRE XV. laa
son église ; mais prévoyant bien que Montbrison serait aussi visité^ il se hâta d'etnporter à Glermont ce trésor, au milieu de mille dangers.
Dans leur riche butin, les huguenots emportèrent la fameuse rose d'or donnée par Jeanne de Bourbon à Téglise Notre-Dame, « et s'il est vrai, dit toujours notre historien, que. cette riche pièce ait été rachetée à vil prix par un catholique qui la revendit beaucoup davantage, la maison de celui qui a fait ce trafic n'est pas obligée à une petite restitution. » — Comme on voit, cent ans après. De la Mure songeait encore aux intérêts de son église.
U est présumable cependant que beaucoup de choses avaient été soustraites avant l'arrivée des protestants ; car depuis longtemps on devait s'attendre à cette fatale visite. Le peu de résistance qu'on leur opposa semble confirmer le fait : Montbrison était alors la ville la plus forte et la plus riche de la province. U n'était pas naturel de se laisser dépouiller.
Un vieil adage du temps disait :
k Montbrison ,
Forte garnison, En Forests elPest bien assise ; Des huguenots elle fust prise, Par une insigne trahison.
Il faut croire que cette trahison qui livra la ville, fut la désunion des citoyens. La relation
dé Penrié nous a fait connutve pliisiears Mont*brâoimaîs qui èe troavateiKt dans ramée au baron. La gamkoii inantra en oatre btea peu de courage.
Le 15 aq soir» des Adrets «'avaiifa vers Montrond. D'Apchon ^tatt absent ; un ]eome de Prëviem» «dont. lé pète avait beeuccmp souflert dans les afiaives de Lyon, rassembht à la haie une cinqBBnfiaîoe de vîUageots, et se hcwÊOt dians le château sfcc eux. ils reponssèrent assca con< mgensament l'atttiqne de l'araningarde protestante ; mtts quand des Adwts fat unwé^ \Bt que la Renommée, qni ta toujours grossissant les objets, eut paUûé ise ^i s'était passé à Montbitson. Ions oes bMbSs à'mt iionient abandon^ nattent le |M6Ce« Sx isçiilenent fanent assee courageux pour rester avec de PrévrcKx, qui attendit son lennemi» Le bapon le fit sommer de nementre la place aux mains de sa majesté et aux siennes ; ie jeune de Précieux répondît qu'il n'était dans le château qu« pour le gaiNier aux mains du roi (catholiques et prolestants, comme on a vu, prétendaient se battre au nom de Charles IX, dont le règne commençait sous de sanglants auspices. • •) ; mais se voyant presque à la merci d'une armée victorieuse, et recevant l'offre d'une composition favorable, puisqu'on lui permettait de sortir avec les siens, et qu'il n'y aurait point de pillage, il crut pouvoir traiter ; mais des Adrets ne tint pas mieux S£(
p^i^e^qu'à MoMlMi»»a» ^^,im des àÎKi^Afanséiics du iîhâveaiii d^ ACcft^roôd ht priéâpîDé jan )bas dii pjiu^ haut dwJQQ^ . Jftas Adtets pilla aussi H^lîde, et f()^^!0e qu'im était irep lent A «loi apporceic Jes Ta90i» ^wié^j A&t >)^er «ëa .litts jârn xlodker le curie et lé «(«siiigdïtief •
bientôt «prè^ laine seriifdbte siételat iaeîfisié.sédu9>e^ .décQUMrit aiiiK âoldate diabarotailiasiieux: Q» ft!6riéant été xiachée^ li&sitiQbl^asflS ièi<bàlèAtt. Us chargèrent plusiiews nf^iituri^ 4e (OteiibilM et 4i|Kiie]|aL6]|tfc ^ Içs ep^oj^èreat fàX^n^ en.conif^ignf^nt Ifçsfffc^riétaires 4erQ^ vcMures à faifîp ce «ecçioeii . ^
iMi(Mi$ ce «qu'il (y *ée j^s Aiidoui^^uttâtce» pnitc^ <qu on |ae;pe¥lt rei&jàiqwt rqiie f^r fe di&îr db :faii?e mi FJl smk^ le3 ^^igimUailDes )liràDe«t 4tt cwQ4Aeil «ru Q^ ^FjaKîf^t mÀs^ f^Mt^dml i^ne^ aon tomWliu £^t ^rél dfms ja ajbupelte idu 4bèAemi4 te oorps du seig^n^ur 4e Monl^cvid^^i iét%jt notoit. fléQ6aii9aân t $ ei jtj^nfèuent jsk» ^^diavce dans les ohamp».
<}elte js^ «ioblfïe id'iAjpohcw ip^ jU'oliveir^iiQe excuse dm& ie iait de l'wxe^îBiion (des imAJ^^s protestants <^péi\ée par ses ifilsi, b<wime qms avKms vu» et tonuoe le dît an^s le dbflooiqueijr pcote^ant déjà cite : « hQs fidèles gfirdeiît prisonniers jdieuk des comtes de Sainattlean de liïon, iusqu'j^ ce que l'on aura i^ndu quatre ministres du Fewcez, ^ue les eufonis de fe« le seiguelitd'Apchon, l>eau-fi:€re du tnaréeh^l de
Sainct'André {eitaU unedauble rouan pour le lunr)s ont faict prendre et mis prisonniers à Montbrison. » — Emprisonnement fatal, qui valut à cette yille la visite à jamais célèbre da baroà.
Mais quelle excuse . pouvàient-ils allégaer pour justifier la violation du riche tombeau des comtes de Forez, dont la race, éteinte depuis deux siècles, n'avait pu nuire à leur secte ? — Laissons parler De la Mure, justement indigné d'une impiété aussi sacrilège :
c Non seulement ils s'en prirent aux saîMÉs images ; mais encore à la figure de ce pieux comte ( la statue dç Guy IV ) et autres de ce saint tombeau, qu'ils brisèrent, tronquèrent et mutilèrent en plusieurs endroits, lui laissant les marques de leur barbare fureur; et outre cela, comme s'ils eussent voulu faire la guerre aux morts aussi bien qu'aux vivants, leur rage les poussa d'aller violer la susdite tombe devant le maitre-autel, où estoient les ossements de ce comte et de plusieurs de ses successeurs, et autres de sa fiunille, qu'ils arrachèrent des caisse^ de plomb, où ils reposoient, enlevant ce métal par une sordide avarice, et jetant pèle mêle tous ces ossements avec un mépris inhumain les uns sur les ' autres sur le pavé de cette tombe»... Tellement, dit ailleurs notre historien, qu'on eût pensé qu'ils vouloient représenter le jugement dernier et la résurrection des morts, tirant tous ces cadavres de leurs tombefiux ! ! ! »