‹ Histoire du ForezChapitre 65 sur 154 · CHAPITRE XY · texte numérisé non relu

CHAPITRE XY

Après Texploît de Montrond, des Adreis retourna à Lyon; mais avant il nomma, comme nous avons vu, Quintel bailU de Forez, et Sa-^ duret prëvôt. Le premier était inconnu dans la province qct^il allait administrer ; mais le second ^tait de Montbrison. Connaissant le pays, il fat diargé de faire rentrer les richesses des églises. Le chef-lieu de cette espèce de gouvernement était toujours Montbrison, dont le château servait d'arsenal général* De là à chajque instant les calvinistes faisaient des expéditions sur les villes voisines, qui n'étaient nullement en état de défense, et que Saint-Aubin nomme les. vc7* loiie$ de Forez : tantôt c'éts^it Boén, tantôt Saint- Galmier; Saint-Germain aussi a conservé d'eux UQ souvenir de terreur. On croit que cette ville (ut prise d'assaut et brûlée en partie. La rue ieê^ Huguem^s est aujourd'hui le seul témoignage historique qui y rappelle ces luttes horribles.

Ayant eu un jour dessein d'envoyer à Saint- Bonnet-le-Ghàteau un ministre pour y recommencer les prêches, un d'entre eux leur représenta que ce serait l'envoyer à une mortcertaine, tant était grande l'exaspération des habitants ; * alors au lieu d'un ministre ils y envoyèrent une compagnie d'archers, qui revint après avoir brûlé tous les papiers de l'église.

De ce côté, à Pont-in-Pérat, quelques protestants se rassemblèrent sous Tes ordres de Blacons,et s'étant emparé de 1 abbaye de LaChaize-

13jB histoire J)U FK>R£Z.

Diea, préteadaieiit en faiie MLwaî de la ville dn»uy; es rétsairent sedcmant à en rarager 4e6 eayîrowB^ et se «âtGsîpèociil àM ieviée d'amoMs de SaînC^GhamoÉd^, de Saîn&JEtérand^ gtsmàpiîeor et iiéafanaftt du <roi en ^Teqgne, <t de Saînt-VidaU gou^eiaiear du Vêlais*

A cette épo({ue, lesiniguemotsiabandom^èMoc aiM8Î la vHie de Mottibrison^ qu^its^nnaient tenue cin(]iiante-cinq jour^ Ce fat le 7 «lepfteaibre qu'ils soitprent, et le idi on oo]||aiiNiça.àdire ia messe dans TegUse Notre * Biaiite. Le idojvn Piei^^e Paparin, nereu de ceikii qui arait Jbgë Erançois i*% fit constater par procès-Teibai les dégâts qu'avaient faits les procestants. H -nous a été impossible de rien retrouver de cette pièce curiease. Nous «'avions point tvenmé non plus d'acte public du bailli (^nnt)d«

Parmi les prisonniers que ies ppowstatfts avaient £uts à Feurs se trouTaient deu^c jeunes gens de la famille de PnévîeuE et de Saceenin, dont le moins âge éuk chevatier de Malte, qualité qui lui attira les plus mauvais imîtemenu« Son aîné obtint sa liberté avec i^inçon, et réclama en vain la même iSaiveur pour «on fràre. L'autre «nenibre de cette fiimiile, qui avait 4^é épargné par des Adrets <fens la prise de Montrond, vint à Lyon supplier Sonbise, gouverneur de cette ville, de relâcher son frère, à quelque

1) Voir la Biographie,

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