CHAPITRE XY. 1S
prix que ce sort; mais oeUtt^d répondît que rargeiu ne faisait rien à cette afiaise; «t ie pauvre chevalier resta en prison, où nm fit tout m monde pour le porter à Jton^ce $és vosux ; le père SaeinC^AuiBiifi, que aa baine orend arédnle, dit même que Sa femme ct-ua officier du barosi se lûrrAÎt & lui : il testa inébranhbfe. Dans la soitei^ il parvint à s'échapper des mains ^des sol^ dats qui le menaîeoc 4 L^an«
La Tille d'Annoîiay, qui itait aloiB idu ressoDl du Fovez^ s^étak dès le commendement des troubles déciarée poair la rëfocàue^ Serras en émit gonvecneioir pour les protestants. Le fi7 ectcdare^ m vertu idiuue piDdeudoe ooJBusdssîon du bacon des Adcets, ce capkaine fit ânaer «niriron cent ^arai)tte aitîjBans ou labourem-s de ioeftte Fille, avec lesquels il enrprit Saînt-Êtienne, pai considérable aloirs : l!attaque se séduisit presque à laettce le feu aux portes de la TtUe. Cet avantage ëtak néanmoins très imporiant dans ce temps de ^erre, car outre un ^tssez bon buiin, â teouv^ beaucoup d'aïunes qull emportait; uiaîs San Cniomphe fut court. Ayaoït été contraint d'abandonner le poster il fut battu «om-r plattement vdaus le trajet de SaftUC-îÉtienne à Anaouay par les troupes de SaintHCbamcnid, ^ ifiarmaieBt un corps . d'enrir on quinae cents hcMnmes, dont sept à hait c^Blis aicquebtisiers. Bans cette dé&ite^ Sarras perdit presque tous ses sddats; son frère même fut dangereusement
blessé. Saiirt-Ghainoncl poursuivit ses avantages, et vint camper devant Annonay^ qu'il somma de se rendre au nom du duc de Nemours, commandant général du pays pour les catholiques. Les religionnaires, quoique dénués de tout secours et abattus par la défaite de leur gouverneur, ne capitulèrent cependant qu'après avoir fait évader leurs ministres, pour lesquels ils redoutaient la iureur des catholiques*
Saint-Ghamond, sans pitié, fit passer au fil -de répée tous ceux qui furent trouvés les armes à la main, et précipiter en bas ceux qui étaient dans les tours. C'est à peine, dit Gamon ( Mémoires)^ s'il épargna les catholiques, qui s'étaient réfugiés chez les seigneurs Du Pelbux et Jarnier, qui avaient des thàteaux dans le voisinage ; et, après avoir fait renverser les tours et permis le saccagement de la ville, il alla rejoindre le duc de Nemours, qui campait alors devant Vienne, que tenait des Adrets. Il est important de dire que, pen4ant le pillage d'Ânnonay, Henri d'Âpchon faisait de son côté piller par ses hommes les lieux voisins, où les religionnaires s'étaient fortifiés.
Le bruit s'étant répandu que des Adrets allait venir venger les cruautés de Saint-Ghamond, les protestants se rendirent de nouveau maîtres de la ville d'Annonay. Le duc de Nemours y renvoya aussitôt Saint-Ghamond, avec un corps de trois mille Foréziens, et ayant appris en