‹ Histoire du ForezChapitre 74 sur 154 · CHAPITRE XV. ihS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV. ihS

ville d'JLnnonay s'est toujours relevée de ses ruines. C'est qu'il y arait dans cet âpre quartier une vigueur dont ces luttes ne. laissaient s'écouler que le trop plein.. '

Le lundi iâ, Saint-Ghamond entra dans. Annonay qu'il trouva ouvert etpresque abandonne. Il alla loger che^à les célestins de . Colombier, et le jeudi il prit la route dé Tournon avec ses troupes, pour défendre le passage .du Rhône aux religionnaires ; mais ceux-ci plus diligents le forcèrent à retourner à Annonay, d'où, il retourna en Forez et en Vêlais, . après avoir < au préalable fciit un horrible pillage, et mis le feu aux quatre coins de la ville. Il i tenta' aussi de surprendre les xéligionnaires qui s'étaient réfugiés dans les viUages et châteaux voisins ; mais Latour-Maubourg, l'ayant prévenu, rendit ses tentatives inutiles^

A peine Saint-Chamond fut-il arrivé en Vêlais qu'il envoya trois compagnies de ses troupes à Annonay, qui fut pour la cinquième fois pillé, saccagé et rançonné le 2& septen[ibre 1568.

Pendant ce temps,. les troupes de Saint- Romain et de Virieu s'étant jointes à celles d'Acier, frère du comte de Crussol, se rendirent dans les provinces de Guyenne, Saintonge et Poitou, où la guerre était ouverte, et où il y eut deux camps pendant tout l'hiver, qui fut très rude, l'un commandé par le frère du roi et l'autre par le prince de Condé.

Le dac d'Anjouv frère du roi^ comte dt notre province, <{a'il texmt pour partie de sou apati&ge^ et dans le ressort de lacpielle, eomune on a vu, était comprise la ville 4'AnBonay, ayant appris que h eaipitaîne Pmulx s'était jeté dans la ville de Beaulieq,: près d'Aononay, par ordre de Joyeuse, qni^ pou^r son entretien et celui de ses troupee, lui avait assigné une grosse somme dVg^nt à prendhre sUr la seignenrie de cette dernière ville, . donna pour celle^o des lettres de ëauve^garde et d'exemptîoin^ qu'il fit signifier à La Touretie, commandant pour le rot dans le haut Yivarais, et les habitants furent déc&argés de la garnison da capitaine Praulx, et i sa place ils reçurent le capitaine La Gareâne^ avec qoarante soldats,, auxquels le duc assigna qimtre cents livres par mois su^t la ville d'Amionaj?, sur le pays, et principalement snr lies rebgioiinaires et sur les biens confisqués de ceux qui s'étaient retirés et portaient les armes< contre les catholiques. Ceux qui restèrent furent privés de leurs charges, tant par Tédît du rm que par arrêt du parlement de Toulouse, ampliatif d'un autre arrêt pnblié au Jiailliage d'Annonay, le 47 février 1569.

Après là bataille de Montcontour, qui eut lieu entreles protestants et les catholiques, les armées des princes de Navarre et.de Goiwié se rallièrent sous la conduite de Gaspard de Coligny, amkal de France; elle fourragèrent le Midi, et quelques

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