CHAPITRE XV
bandes de soldai se jetèrent dans nos pays»
disant qu'ils voulaieni; plumer les mam$ du Forêt, Bieiïtôt Tamiral se présenta.. Le.â6^ mai, il entra dans Saint-Étienne^ ^'il avait fait sur-^ prendre pat Cok>nd»ève. Qaelqnes-^uns pré-tendent cpie cette^ ville iui surprise à Taide d'un trayestâssement^ mais la chose n'est pas prouvée* de gttll y a de plus cruel peut-être dans la lém^ d Jgaecies de ce tem^, c'est de voir la division qui existe dans le& famiOeà : Saint- Jean est du parti de» Co%ny;. il est le frère puîné de MoatgoEmerj^ un dies ^nëranx les piusi adiiaru^s oontre eé même Colignj. Npus friKons d^J9L vu Skàint-Koanain en: guefre avec Saint-Ghamond, son frère aîné. On pourrait citer vingt cas semblables. Les idées d'égalité humaine commeacenit à prendre consistahcei Les eadetsde familles depuis longtemps ré vjoltés du préjugé qui pesaient sur eus, se piéçipitent avec rage dans cette carrière qui leur eât au-^ verte ;. le savant Saint-Romain q»ilta la ctossè et la mitre poar*poavoΣ se mesurer avec son ainé^
Golignj avait squs ses ordres Louis de Na<^ sau, Montbrun et Vautres généraux q^'il en-^ voya fake des le vées dans différen^estprovinoes.^ Suze s'était mis en rente pouc côtoyer son armée et l'attaquer aux environs de Saim-Didierr
1) Celte date n'est peut-être pus rigouteusc.
en-Velais, avec cinq cents chevaux et quinze cents hommes de pied. Il la suivit jusqu'au Bourg-Argental et à Saint-Sauveur ; mais il fut obligé de se retirer et de repasser le Rhône, i cause de la désertion d'une grande partie de ses troupes, qui craignaient qu'il ne voulût les ramener en Guyenne, où elles avaient passé un mauvais quartier d'hiver. En vain Saint-Andéol et M ontgoméry essayèrent aussi de barrer le passage à Coligny, son armée s'avançait comme un torrent dévastateur. C'est dans cette marche que fut détruite l'antique abbaye deVatBenoîtey car. la rage des- calvinistes . s'appesantissait de préférence sur ces retraites; ib butinèrent aussi Bourg-Ârgental.
, « Par le moyen dessusdict, le roy de Navarre, le prince de Coudé et ledict sieur de Montgomery. entrèrent dans ladicte ville de Sainct-£stienne, avec plus de neuf ou dix mille raistres, sans les compagnies françoises, et ce fust sur la fin dudict mois de may. Toute ceste armée demeura dans ladicte ville ou ez-environs dix-sept jours, et firent faire le dégast à leurs chevaux, non seulement aux prairies, mais encore aui bleds qui estoient en herbe ; ils tuèrent beaucoup de personnes, brisèrent toutes les cçoîx qu'ils trouvèrent , bruslerent lés bancs du chœur de . Téglise, rompirent la pluspart des cloches ; de sorte que route l'é^ilise estoit pleine de chevaux, et toutes les chapelles. Ils firent