‹ Histoire du ForezChapitre 77 sur 154 · CHAPITRE XV. lô · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV. lô

Pendauii ce temps, Bftquemout, capitaine jFeUgionnaîr^y avec ^^oiiiKe cm seke compagnies^ tant in&nterie que caraierie, traversa la Bour* gogne, prit Thizj' et Lay, en Beaujolais^ et poussant plus loin, laissa seé troupes/à six lîeues de SalnttrÉtienne, où il alla prendre les ordres de Tamif al» qui était rétabli de sa maladie. Brique^ moxit^ âpirès avoir resté kuit ou dix jours à Sainlr Êtbane^ retourna à ses troupes. li fil quelques courses inutiles sur Saint-Chamond, et se présenta aussi devant la ville de Chartieu pour la forcer} mais la résistance le fît passer outre : il gagna le Nivernais.

u Peu après Fadmiral le suivit de ce costé*là avec son ^rmée» s'arrestant particulièrement en son chemin à Saint-Galmîer, où elle séjourna l'espace de dixHoeuf jours/ et y fit de grands ravages, mesmes dans Téglise du lieu, de laquelle les soldats bruslerent les portes et les bancs du chœur, abbatirent la tribune, quoyque faicte à gros quartiers de pierre, et y firent toutes le^ vaines et dégasts qu'ils purent. 3»

Un autre chroniqueur rapporte que a le camp des princes de Navarre, de Gondé et de Tadmi^ val passa en Foret, et arriva environ le 20 may i570 à Saint-Estienne de Furan, où il séjourna quelque temps ; de là passa par SainL-Galmier, Feurs, ( Donzy, Saint-Symphorien, La Clète,) et Roanne, et s'estendoit par les villes circonvoisines. Le séjour dudit camp audit Forez fust

enyiroa d'un mois, pendant lequel ils firent de grands braslements, saccagements^ et autres semblables cmautez* Tellement que du donjeon de Montbrison de jour à autre on voyait le feu allumé en divers lieux. »

' D'Urfé, gouverneur eibaillj de Forez» Montrondi La Valette» avec leurs compagnies et plusieurs autres de gens de pied» en appi'enant la venue de Golignj à Saint Etienne» se jetèrent dans la ville de Montbrison qu'ib préservèrent d'une attaque.

tt En la ville de Saint-Galmier» dit la Généalogie et fin des huguenots, ils firent de l'église leur establerie» leur boucherie et voerie, s'en serra^ts pour faire leurs ordures et nécessitez de nature; et qui plus est» traisnoient les femmes pour les forcer et violer sur les autels ; sans parler de leur mesnage accoustumé' de rompre et 'briser les images et autels. Ouvroient les tombes et sépultures» tellement qu'il sembloit qu'ils vouloient représenter la résurrection généralle des morts ; et ' ayant déterré les corps» attachoient à iceux des images de bois et re* membrances de Jésus-Christ crucifié» de la vierge Marie et saint Jean-Baptiste» et brusloient le tout ensemblement.

« Us prirent un prestre de la maison Du Puy»

secrétain de Bellegarde» lequel ils pendirent par le col à une grosse chevÛle.de bois» et après luy avoir oslé .soubz les pieds tout ce qui le j

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