CHAPITRE XV
pouyoitf soubztenir, et luj avoir donné plusieurs coups contre lestomach^ ils ruèrent un grand coup d'un gros baston pour luy rompre la teste, mais} Dieu voulut que de ce coup la cheville ou estoit la corde attachée rompit, si que le pauvre homme tombant à terre fust laissé pour mort, et visité comme tel par plusieurs de ladicte ville, demeura deux heures en tel estât sans aulcun sentiment. Estant son corps rachepté pour dix escus, l'emportèrent ses amis, et revint en convalescence, s'estant voué quand on le peindoit et recommandé à la vierge Marie. Et m'a despuis confessé et signé de sa main, qu'ayant ainsy mis sa confiance en Ti/itercession de la Vierge, il ne sentoit aulcune douleur quand on le pendoit et frappoit si rudement, ny quand il tomba à terre et demeura les deux heures comme mort ; mais estoit comme endormy et assoupy sans aulcun sentiment.
« U ne fut pas aussy que Dieu ne desmonstrast une autre œuvre miraculeuse prez ledict lieu, en la ville de Saint-Héand, où ils pendirent une femme à un prunier, et la laissèrent longuement, la pensants morte ; mais estants despartis dudit lieu, estant dépendue fust trouvée vivante, par la grâce de Dieu et intercession de la vierge Marie, à laquelle elle s'estoit re- ' commandée.
« Âudict.lieu, ils pendirent quatre pauvres personnes non pour autre raison que pour estre Tome IL 11
catholiques» et à Fun de h\M pareitts; qui ëstoil yetitt pour racheptei* plir rançon là vie de ces pauvres geatt» persèi^ent le bras avec une dague, passèrent une corde dans le ^ertutô> et le traisnoient avec eui en telle 6otte.
« A Saîut-Miard, prez ledkt lieu, apré^ avoir ruiné Tëglise, mirent le feu au bhatuiei-» quik apellent, ok Von retke les ossements des trèspassex, qu'ils bruslerént. »
« Dans la ville de Saint-Galmier, dit le père Saint-Aubin, ils s'abahdonnèient à la itiême fureur contre les crucifix \ mais faut se souvenir que Tauteur de ce dernier sacrilège ne porta pas loin Timpunité de son crime : peu de johis après, il fîit précipité au bas du clocher dudit lieu, et se rompit le col. »
Si n<!>tt8 avons rapporté ces miraeléê, c'est qu'ils ne nous ont pas paru surnaturels : noti^ ne nous sommes pas de même attachés à ceux que nous a fait connaître le père Fodéré, qui raconte que peu de jours avant la venue du baron des Adrets, on voyait tous les malins dans le jardin des sœturs Sainte^Glaire de Mont* brison les traces d'une pluie de sang, {Mrésage de celui qui devait être plus ti^d répandu à
flotSé
Avant de quitter Saint-Étienne, CoUgny y avait établi un prêche, qui subsista fort longtemps. U était au bas de la rue Violette, <kns la rue des Moines, et probablem^l dans le