BLANCHE
Fille d'Alphonse IX, Roi de Gastille, Femme de Louis VIII (1218-1282).
* 1 . Fleur de lis vidée.
y. Château sommé d'une tour et crénelé, accosté dedeux fleurs de lis.
Sur son sceau. Blanche de Gastille tient une fleur de lys ; son conlre^el représente un château doiijonné de trois pièces et crénelé, accosté de deux fleurs de lis comme sur notre jeton (1). Les armes de Gastille étaient des gueules au château d'or, sommé le plus souvent de trois tours, mais quelquefois aussi d'une seule (2).
A l'époque de Blanche de Gastille, la règle héraldique de l'écu parti, pour les armoiries des femmes, n'était pas encore bien déterminée, et l'on retrouve des jetons plus modernes de nos Reines, où l'écu du mari d'un côté, et celui de la femme au revers, remplacent, comme ici, l'écu parti proprement dit. Rien n'est plus commun sur les sceaux du moyen âge que de voir les femmes nobles représentées entre l'écu de leur mari et celui de leur propre famille, entièrement séparés l'un de l'autre.
(1) Olivier de Vrée, Généalogie des comtes de Flandre, p. 13. — R^ue archéologitpie, 18S6, article de H. NoutiË.
(S) V. la monnaie de Jean dit de Gand (1372-1399), publiée par Duby, qui a voulu y voir les mura de Bayonne, alors que la légende CasleUe el Le0onUàil assez la signitication du type {Svppl., pi. ui, fig. 6).
C'était en résumé Tensemble des deux blasons qui constituait les armoiries des femmes, mais il n'était pas nécessaire qu'ils fussent réunis en un seul écu ; et la disposition même des jetons, avec leurs deux faces, se prêtait naturellement à la séparation .
Blanche de Castille n'étant décédée qu'en 1252, et ayant été en deux fois près de quatorze années régente du royaume sous saint Louis, il est fort possible que le jeton que nous publions d'elle n'ait été frappé que sous le règne de ce monarque.