‹ Histoire du juif-errant [microforme]Chapitre 11 sur 14 · TE EUR · texte numérisé non relu

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qu'ils avaient tenu Jeur parole et descendants élaient hunmidiné lenvérs- te EE EE C é itleurs our Edi 2.

Lu capitale his dé ‘ce.

royaurhée je Vas ‘en Angleterre. "I boite lace dé ‘Londres ‘ni rate et ne fr s vit de seslhüées: * Je veux’ pourtant arrêter un il tt votre attention, sur l'Éécsse, sl où a

l'Angletérré, ‘c6s trois’ royaunies unis sous. une séulé ét même domination, mais don les mœurs. ét Iés sympathies sont. si diffés de - ik . : ds ‘i A ue de mon ernier vo ; Ro fernienlatio à fion terrible agitait ces pe RU Qu'en! dévaitiil résulter 7 ER AA le Gras À?

Le fer : du ‘bourregu : devait nid: änt plus : +: 1 d'uñ siècle tranchée les' a À Hi Fr #4 réiries. ét''dés réià :' des fléau: a.

de cette: nation, inéatinbles dè r de puiséance) après ax ir latte © et dé'scélératesse ét de férotité, deméufer les ‘seuls ixttresdele ‘territoire ; ‘el à. cette ton | À nouvelles qui eussent issu bontienr + DD chez ‘d'aûtrés Mint Are u.

re er: UN 4 toir ate- surtout:de SM avésion: ‘de la:

Gran de: fétis ne, éfféctuéé dvéé Île Le grand succès de "a octobre Lg per ù

e des Noruxquels il

e d’Anglel'an 1609, re ans, À @ préparènce et les

r en se liant quatre risON par l'avait fait le Jeanne ée de dixrs, périt var, son troisième it anglais puis dix- 8 Ja reli- !

uronne, é expridernier d'Elisar père, ent, fait 1 n'eût.

vorisa

la religion anglicane, qui place.aux mainsdu souverain politique l'autorité des papes. . A l'exemple de son père Henri VII, elle s'établit chef suprême de la religion de ses. ‘ sujets ; elle donna au monde le ce. + de la plus odieuse perfidie ; ce n'était pas. - de ce jour que la cruauté et la perfdie:

souillaient les pages de l’histoire d’Angleterre ; et plus tard, ces deux auxiliaires. d'une ambition ombrageuse, d’une cupi-dité effrénée, devaient bien des fois encore- assombrir les annales de ces peuples.

Marie Stuart était reine d'Écosse, veuve:

en premières noces de François IF, roi de-.

France, en secondes noces, de Henri Stuart, son cousin, qui fut assassiné par’ le comte de Botwel, et en troisièmes noces, de ce:

même Botwel. Elle eut à soutenir la guerre:

contre ses propres sujets ; mais ayant été vaincue; elle alla se jeter dans les bras.

d'Elisabeth. Celle-ci lui fit en apparence un accueil honorable ; puis venant à penser que Marie Stuart avait des droits àlæ. .

couronne d'Angleterre, : comme descen- .

dante du’roi Henri VII, et que ces droits is être appuyés par les catholiques .

és trois royaumes, elle la fit condamner.

à mort par le parlement anglais, et cette

infortun e reine eut-la tête t in hée er dé captivité,

1887, aprés dix-huit. années dé

Elle savait six langues, écrivail en vers ét

dors. de cet. as,

prochai aux

; ce. Roul e. à:conteacie lego dès la ph 8.

d’ani

lais méprise t 2, Ofguei] €Xcess

ur T r0à attach: er s,de ceux reux que ei des rè re:et leur t: 6 Toi Uvait me

à mn ais. VU and : “hondu sang combats Les excisas

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cri ri “pour son . indé envoya des secours, à :

pagne, envoyait des troupes ; soins de l'Etat ;.elle fit fleurir le <

ce, qu'élle. élendit aux Grades] Indes, et équipa:: des Yaisseaux pour’ pe “et

D règne sous le rapport de la politique Antéje -quittai . |

verais chez les

ment faugué. La rudésse des . Roue: de

‘sieurs annéés me fit désirer. ‘de Fo

Heu . assi geait Paris, ! 168 | | Fe gne ù cap ip dés teunss si, neu : de “

»hnbss) à liiatétuinid

Du te Ja reine Elisabeth Tire Rte sous. son, règi

ie à enri.IV, .

France, contre qui phil el,

ploya tes finances au'à pour

commerce et le royaume. En flo, $ cesseurs n’eurent plus qu’à continuer son

rieure et extérieure.

On m'avait dit t quelques part queiie & fra llemands, candeur, “Don.

homie, affabilité, bienveïllance : mes derniers, voyages, m'avaient extrao rdinaire-

tous les peuples que je visitais depuis p

climats plüs doux, , , 1...

Payti de Londres, où-les grand joué à agne leurs jai ét ne. a à 8. que. L'on mbre de la liberis x C M Eait sur. Ja fin de. ‘année

ge jénf réunis sous Île coin + demént au Béarnais, ie vis Com bièb. C

BISTOIRE

| : ‘était bon, même pour ceux qui se it ses ennemis. Sachant ie sa ça.

cernée de toutes parts, man quatt

ivres, IN it cesser le blocus durs t NO de is quatre mois, et né égliges de p e prendre sa d'assaut cette ville épuisée, pour sauver je

‘les habitants de la fursur des geus d'armes | k | défendaient sa cause. Jamais roi ne : cof

réunit à un plus haut degrétouslestalenits, | lat

toutes les qualités nécessaires pour rendre jeté

heureux les peuples et se concilier leur ’av

‘amour, | ne h lie

HN est lancé en l'air par une mine auprès des. remparts.

dan

| Pentiié dans la ville par ‘un chemin |! Là j de couvert que je connaissais depuis diet. des - temps, et que je croyais tout-à-fait négli | sir. - L'entrée de ce chemin était à peu de is- par tance de la Bastille. * | Sur Je vis des gens fanatiques brûler à 4 | tais feu un mannequin qu'ils avaient vêtu d | vil costume semblable à celui de Henri 1V : | les “ils prononçaient en même temps des pa- | cité “roles d’imprécation et d’exécration, süp: | dit.

pliant Dieu de faire périr l'hérétique. | nou Ce spectacle me fit horreur, je sortis de : da ville, de nuit, en sautant du haut en

x qui se

S-sa Ça-

anquait | dura prendre sauver d'armes

roi ne

talents, rendre ier leur

auprès

chemin s SV: ÿ iégligé.

de dis-

à petit ri EV ;

-bas des remparts, je fis un peu de’ pre d j'étais déjà parvenu près d’un glac

comme assis sur les fascines enflammées,.

la terre et les pierres qui avaient été: pro-

lieu du côté de Grenelle, sur un terrain

pe cette aventure me contraria beaucoup. :

sur les frontières de l'Allemagne, je comp-

Villes et tous les hameaux de ces pays dont

1h EM à SORTE F i ‘ ss ré

rieur ; mais ce glacis recouvrait une "“ine, . j'entendis un signal et aussitôt cette mie sauta en l’air avec un fracas épouvantable :. je me vis transporté aù milieu du feu-et de a poudre à une grande élévation. J'étais.

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jetées. Mon bâton m'échappa des mains,.

pars été saisi de frayeur. Ma chute eut

couvert de marécages ; je vous avoueraik

cinquième fois.

Je vins à Strasbourg ; je me plaisais tant dans cette ville que jy séjournai deux ans.

Là j'étais aimé et respecté des bour:ois * des gens de guerre, on se disputait se plaisir de m’entendre et de me recevoir. Je: .

partis eafin ; étant entré dans un village:

e quittai le royaume de France pour

tais continuer ma route et voir toutes les

les habitants me plaisaient par leur simplicité, mais c'était l'arrêt de Dieu, il était dit que je marcherais toujours et je fus de nouveau forcé de reprendre le cours de mes voyages comme vous l’allez voir.

Il est reconnu dans un village d'Allemagne.

:. * Etant donc entré dans un village, j’en- “tendis plusièurs personnes qui parlaient ‘du Nouveau Testament de notre Seignet:r.

(Un ‘paysan ‘s'avisa de parler de moi, ‘dernandantau magister du village de'lui raconter ée: qu'il savait du Juif-Errant.

tEGélui-ci avoua que les livres saints ne paraient ‘aucunement de mon crime, qu'il By était pas question de moi, ajoutant né- “anmoins qu'il ne fallait pas douter de mon existence et de mon châtiment, car, .'ditil; il y'a dés vérités saintes écrites, ‘mais il y'a des vérités traditionnelles, c'est- chez ‘à-dire tronsmises ‘de ‘boitche én bouche-à frait ‘travers lés siècles. | Ces vérités hôn écrites ne doivent point été rm ‘être ‘méprisées, surtout quand elles con- més : ‘tienrrent-desénseignements salutaires.Char- à gre mé d’enténdre raisonner avec ‘tant de “justesse, ‘je revins sur mes pas, me te- de nant à portée, pour écouter la suite de | éjats ntrètion. Mais, demanda le vitageois, vaiss ent'est habitlé le JuifArrant, et à Porfi quél'äïgne péurriont-nous le reconnaitre, Pe S'il Vénaità traverser notre village ’Ee nible judicieux magister répondit que ma phy- |

Fè j ’enrlaient

A PE fé j

sionomie et ma barbe devaient suffire

pour me faire reconnaître, puisque nul

autre homme n'avait vécu: durant seize

siècles ;. lorsque m'ayant aperçu, il dit au bon paysan : Tiens, quand tu verras une mise aussi étrange que celle que porte ce.

vieillard, considère-le attentivement, car, ou je me trompe fort, ou ce doit être .le Juif-Errant lui-même ; puis c°s. bonnes

gens me saluèrent, et de maison en mai-

son, jentendais s’écrier :, Ahasvérus / Isaac Laquedem f Voyez le Juif-Errant qui asse, celui qui a brutalement repoussé le”auveur : etes uns me regardaïient avec horreur, d’autres avec une expression de pie qui montrait leur bon cœxr. Une onne feinme qui était devant sa porte me pria, de venir prendre, dé la nourriture chez elle, fandis que sa petite fille m'offrait une galette. ” MU A Mais. le souvenix de mon crime m'avait été retracé trop fortement, de grosses larmes sillornaient ma figure, et je marchaïs; à grands pas, m’appuyant fortement sur mon.bètor pour fuir an plus. vite.

Je traversai les villes de H'ATIEUS,, les, états Surdes.et m'embarquai à Gênes, Le.

vaisseau allait à Lisbonne, capitale du

FORaRte ch de ne DA Æendant ce voyage, je réfléchissais pés niblement'sur ma vie vagabonde et.avén-

HISTOIRE Fra

* tureuse. Hélas ! pensais-je, et que font donc dés autres hommes, leur vie aussi n’est à qu'un voyage, dont aucun d’eux ne connaît , Je terme ; heureux, s'ils pouvaient se dire : J'ai fait beaûcoup de mal, je mé + suis repenti, Dieu me sera propice pour ?

ane autre vie, je me fie en sa bonté. Ces pensées me rendirent du courage et ..'arrivai dans la ville la plus commerçante du monde à cette époque. Cé pays était nouveau pour. moi ; la chaleur était gxcessive, ét tous les riches étaient plongés ou fond de leurs palais dans les délices d'une vie voluptueuse-; des moines de:

tous les ordres passaient et repassaient

. dans les rues, leur figure me faisait épron- ‘ som} ver un sentiment de terreur, ils me. terre regardaient avec une expression sinistre ; sourt

| œr tard j'ai compris qu'ils s'étaient loint. ” «loutés que j'étais juif, et que je pourrais dus s bien devenir victime de la fureur du res p

-, peuple ou de Ta surveillance ombrageuse | ses ä lnguisition. Cet affreux tribunal avait gnée: “été établi à Lisbonne en 1557. (a nuag L'air.était chargé d'une vapeur suffo- fonde

uante ; les vaisseaux de touies les nations | De

au se trouvaient dans le ‘port, étaient sde agités d'une manière extraordinaire ; je abim - æeémarquai que beaucoup de personnes rèpos

d'âge très-expérimentées paraissalent consternées. Dès lors je songeai à fair à

donc n’est nnaît it se ». me our ?

PCs ve. el çante était était Dngés é[ices s de:

aient proùme, tre ; aient rrais du reyse avait

: l'instant un tel pays, où, tout ce que je.

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voyais prenait de plus en plus un aspect lugubre et faisait présager quelqu'évènement funeste. | de à RO

1l se trouve au milieu de la ville pendant un : tremblement de terre. + OP

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Je suivais donc en hôte une rue que je croyais devoir conduire hors dé la ville ; mais m'apercevant que je m'étais trompé, je revenais sur mes pas, j’errais de-eôté et d'autre, au milieu des édifices les plus somptueux, quand tout-à-coup je sentis la terre trembler sous mes pas, un bruit sourd et souterrain grondait comme un.

lointain tonnerre, et déjà les habitantséper-. dus sortaient de tous côtés de leurs démeu- | res pour éviter la mort. Mais trois secous ses subites et successives furent accompa- :

gnées du plus affreux fracas ; un horrible nuage de poussière produisit la plus profonde obscurité ; je n’entendais plus. - |

Des palais. des couvents, des églises, tous les éditices élevés, s’écroulaient en abîmant sous leurs décombres et ceux qui reposaïent du sommeil de la mollesse, et ceux qui fuyaient, et ceux qui s’occüpaient des affaires de l'Etat, et le pauvre qui im-

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| AISTOIRE

pété et la vierge timide qui s du ft dé son père expira de ce peut la miséricorde

Dieu eurs, et l'homme v catif, édite un crime; tout füt ab né là où les édifices. étaient élevés. La frêle masure de l'artisan restait encore debout dans quelques endroits ; mais l'incendie vint ajouter ses ravages à ceux. d’une telle: .. dévastation, et dévora en peu de temps ce .: que Ne secousses n'avaient pas Ru Ha nt À j'étais qeexell sous les. déde normes, charpentes; des tronle col Marie des füts, des entable.

et en pierre étaient .

avec Lu meubles de:

is enfoui Salent.sux mes.

ue q e je ne pan pas durer « ju mis ) longtemps de ve ement de terre n'avait due que secorides, mais. mon étourdi de ut al pendant dua ré

ourtant, tronyai Au le Veil QUE ; fardeaux qu ob

effroyable. Les morts, le sang, les cris. ù mourant, À ammes qui montaiel nues, les édifices qui s'écroufaien encore, ayant ri leur aplomb sur un ta in qui ’était affaissé. et incliné dans beautout ‘endroits ; : tout ce que je voyais me faisait frissonner Ca Cet affreux Lex ne s'était

ane trou:

leurs efants jui D aient a dE be mr | cipitaient sur leurs eaarres ensanglantés,

si ellés parvenaient à les reconnaître. Le vieil arteratt les mains au ciel el et rêg re tait d'avoir trop vécu, désormais sa.

A in avec hs A ee se LL

ci ue, 1 sit

& Ayt AU AVARE | pro eut les.

” réprochaient à Dieu de leur avoir laissé 1a wie, la vie qui ne sérait plus pour sax * qu'une amère dérision, qu’une atroce dou- . Téur. Pa 7e Ce n'était pas tout ; de toutes parts je vis accourir des gens de mer, des gens des orts, des hommes qui semblaient sortir - . de dessous la terre, dont les physionomies scélérates laissaient deviner le motif de leur coupable empressement ; avides de pillage, ils escaladaient tout ce qui s’oppo: sait à leurs cupides perquisilions ; souvent : ils s’entr'égorgeaient, après s'être disputé leur proie. Ils entraient dans les hi ta tions qui subsistaient encore, et en sortaient teints de sang et chargés. .de dé- .. pouilles. ue | ... Ce caruage immola plus de victimes que :. me l'avaient fait les éléments. La férocité ‘des hommes en-effet l'emporte sur tout ce ue l’on peut imaginer de terrible quand Te pensée de Dieu ne fègne pas dans leurs Ames, et qu'ils pensent pouvoir assouvir leurs passions # l'ombre de l'impunité.

. Maïs bientôt des bandes disciplinéeg..

,coïduités par des hommes de cœur, cer:

“mérent de toutes parts ces scélérats ; on es traqua partout où ils se réfugiaient, et

termination fut complète. : .

fais anéanti: la vue de tant de dé-.

sastres m'ôtait tout sentiment ; la sensibi-.

sé la , GUY , dou-

rts je ns des sortir omies tif de es de

"Oppo:

Juvent :

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es que érocité out ce quand s leurs

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SOUvIr

«Dans ce sombre épars da nuit était:

DU JUIF-EARANT, 89 à.

lité semblait s'être épuisée en moi, etje, .:, n'avais plus de courage pour faire aucun mouvement. Je marchais au hasard et :

avec lenteur. ds de J'étais cependant parvenu aux dern maisons de la ville, et j'allais fu de désolation, quand des gens coururent vers moi et me barré J@8sage.

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plongé dans un vaste cachot souterrain,où 4 taient entassés d’autres juifs et-une foule : +

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ces maudits juifs, disait-il, qui avaient appelé sur leur ville les malédictions du ciel: : On leur abandonna des voleurs qui :

furent écharpés à. l’instant. Mais ontrou-vait ce supplice trop. prompt, trop doux. :

ur nous ; nous devions être brûlés dans É auto-da-fé qui serait Re A Eu 5.08 la pompe que commandait la circonstance, - : : complète, nous étions plus de quatre cents, ét faute de voir on se renversait les uns les : autres quand on voulait bouger. Etant |

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