I. Der Lindenschmidt, c'est le suriiom du briirand
croyante. On célèbre la noce de la comtesse Elisabeth. Au milieu du festin, elle se lève dans tout l'éclat de sa parure nuptiale et se rend à une chapelle solitaire de la forêt, pour porter à la Vierge une offrande de fleurs. Elle s'agenouille et commence sa prière. A ce moment, un brigand entre dans le sanctuaire et lève son épée sur cette tête resplendissante de pierreries :
Mais elle est calme sous le glaive, Son regard nage dans les cieux, Et sa prière à Dieu s'élève Comme un soupir mélodieux.
Il voit ce regard si tranquille.
Le remords entre dans son cœur, L'arme échappe à sa main débile, La foi désarme le pécheur.
(( D'où vient la divine auréole Qui flotte et resplendit sur toi ?
Noble ange, encore une parole, 0 femme, prie aussi pour moi !
— « Marie, encore une prière !
Aie pitié de ce grand pécheur, Délivre-le de sa [misère ; Adieu^! sois béni dans mon cœur. »
Il la voit partir noble et fière, Le monde n'est plus rien pour lui.
Dans une forêt solitaire Pauvre ermite il s'ensevelit.
La piété simple du peuple, croyant célébrer un miracle, ne fait au fond que glorifier la puissance souveraine des âmes nobles sur les âmes incultes, mais bonnes.
La fortune que le brigand veut conquérir par