Wunderhorn, I, page
11 entre dans une auberge et donne son manteau gris pour payer son écot. L'hôtesse se met à pleurer.
— Hôtesse, pourquoi pleurez-vous ?
Hourra !
Regrettez-vous votre vin blanc ?
Et me croyez-vous sans argent ?
Hourra !
— Je ne pleure pas mon vin blanc.
Hélas !
J'avais un soldat pour mari.
Depuis sept ans il est parti ; Et c'est vous sûrement.
— D'où viennent donc tous ces enfants
Hourra !
Je ne t'en ai laissé que deux Et j'en vois quatre au lieu de deux.
Hourra !
— Un faux message m'a trompée.
Hélas!
M'annonçant ton trépas subit Et j'ai pris un autre mari.
— Eh bien ! partageons les enfan
Hourra !
Le plus âgé sera pour moi.
Garde les trois autres pour toi.
Hourra !
Nous déclarons au roi la guerre.
Hourra !
Je me rengage en attendant.
Adieu femme et petit enfant.
Hourra i !
Et poussant dans la nuit ce cri strident qui fait