I. Wunderhorn, t, II, page
232 HISTOIRE DU LIFD
Humble, elle aime les humbles, riches en douleurs; elle aime ceux qui souffrent, elle est la confidente des cœurs abandonnés et la consolatrice de ceux qui n'ont plus la force d'exprimer leurs souffrances. Son imaçe placée au bord des routes, dans un rocher près d'une source jaillissante ou dans le tronc d'un vieil arbre au fond des bois, recueille les prières les plus ardentes. Deux strophes adressées à une pauvre femme en pèlerinage font mieux deviner que tout le reste ce que le peuple a mis de douceur, de tristesse et de consolation dans cette figure de Marie.
Pauvre femme, au fioni abattu Par ces montagnes où vas-tu?
Dans ton lointain pèlerinage Repose-toi sous cette image. Viens rafraîchir tes pieds brûlants Dans l'onde des ruisseaux coulants.
La vierge ici, la douce mère Demande à ton cœur son mystère.
Si tu n'as rien à lui donner,
Tes larmes te feront aimer.
Élève tes regards humides
Vers ses beaux yeux purs et limpides.
Ils te souriront doucement,
Plus qu'à l'éclat d'un diamant.
Prie en silence, femme, ô prie!
T'aimera le cœur de Marie'.
La fiq;^ure de Jésus n'est pas moins aimée du peuple que celle de sa mère. Une auréole plus éclatante entoure sa tête suave, un rayon plus céleste resplendit sur sa face et annonce le fils de Dieu. Elle