‹ Histoire du Lycée BonaparteChapitre 7 sur 10 · HI8T01BB · texte numérisé non relu

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cause de la démocratie, dans un pays qui se contente aujourd'hui du régime constitutionnel, qu'à renversé chez nous le 24 Février.

Représentant à TAssemblée législative, puis député au Corps légistatif, Benoit-Cbampy est président du tribunal civil de la Seine depuis 1856. Son fils est également des nôtres.

HoRTEiisius DE Saint-Albin, — consetllcr à la cour impériale de Paris, débuta dans ]a magistrature en 1830, et il empêcha Tanuéc suivante, le jour de la dévastation de Saint- Germain-rAuxerrois et de Tarchevêché, que la statue de Halesherbes iui jetée bas par le peuple dans la salle des Pas-Perdus. Nommé député de la Sartbe en 1837, il prit place dans les rangs de la gauche, et après chaque session il rendit exactement compte de ses votes à ses commettants. Membre de la Constituante, il Teût été encore de la législative; mais la loi électorale établissait Fincompatibilité entre les fonctions de magistrat et lo mandat parlementaire. D'autre part, Hortensius de Saint- Albin fait des vers et il en publie; il écrit aussi des articles sur des questions de droit cl de politique ; il a donné une Histoire de Sulkowski. Quant à Chatnpionnel, ou les Campagnes de Hollande, de Rome et de Naples, qu'il éditait dernièrement, c'est un ouvrage posthume de son père, Alexandre de Saint-

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Albin, lequel fut un des fondateurs et des premiers rédacteurs du Constitutionnel, d'abord appelé le Journal du Commerce.

William Duckett, — dont le père, maître d'anglais, tint aussi une pension, est Téditeur du Dictionnaire de la Conversation, auquel il a fourni un grand nombre d'articles.

Lavalette. — Né à Senlis le 25 novembre 1806, le marquis de Lavalette, plusieurs fois ambassadeur à Constantinople, puis à Romo, est membre du sénat.

Emile Péan. — Un meunier grandement établi près d^Orléans envoya son fils, vers 1816, dans la pensioa Labbé, qui relevait du collège Bourbon. Les études de cet élève nommé Péan, furent, bonnes et complètes.

Il conserva une chambre dans la pension, pour commencer son droit, tout en donnant des répétitions à déjeunes élèves de la maison dont il demeurait Tami. Plus tard Téludiant devenait clerc d'avoué-, puis avoué près la cour royale de Paris. Néanmoins Bes opinions le rattachaient plus que jamais au parti des maîtresd'étude,etceux-ci,quirongeaienlleur frein en attendant qu'une révolution leur permît d'aspirer à tout, virent le 24 Février réaliser le plus cher de leurs rêves. Péan avait collaboré dix Journal du Loiret, ainsi qu'au National y il fut nommé adjoint à l'un des

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maires de Paris, puis membre de la commission municipale^ et il se fit élire représentant du peuple. Homme du monde^ causeur agréable^ spirituel et gai convive^ il avait toujours eu moins de succès en affaires que dans les salons. La République lui mettait sur les bras beaucoup trop d'affaires à la fois^ pour que les siennes n'en souffrissent pas. 11 avait eu la bonne fortune d^épouser une Orléanaise, sa fiancée dès Tâge de 1 2 ans; mais les convictions politiques de cette belle personne étaient encore plus avancées que celles de son mari et du mari de sa sœur, commissaire du gouvernement provisoire^ devenu préfet du Loiret. La femme du re* présentant était déjà appelée Mme Roland, dans les salons de H. Harrast; par bonheur, elle ne joua ce rôle qu'en passant, et le nouveau Roland ne s^illustra que comme interrupteur vers le sommet de la montagne. Réfugié à Bruxelles pendant plus de hait années, Emile Péan n'est rentré en France qu'après l'amnistie générale.

' Henry Monnier. — U a écrit lui-même :

« Mes études furent assez mauvaises , tranchons le mot; je quittai le lycée Bonaparte sachant fort malle latin, et cela par ma faute, je le confesse, pat ma trèsgrande faute ; j^eu de grec , point de mathématiques, pas l ombre de géographie, écrivant assez tristement

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le français et mettant assez proprement i'ortog^aphe. »

Monnier, né en 1806^s^était trouyé sur nos bancs avec Charlet,avec Bellangé, et peut-être même avec Grenier et Raffet, autres célébrités artistiques. D'abord clerc de notaire, puis employé aux écritures du ministère de la Justice^ où sa calligraphie fut fort goûtée, Honnier ambitionna d^être roulier; il aimait ie grand air j rôdeur du foin et la vie des auberges ; mais la rencontre d'un dé ses condisciples , élève de Girodet^ fit qu'il utilisa pour l'atelier de peinture une blouse achetée pour courir les grandes routes. Heureux changement de vocation l car il avait la main d'une grande finesse, et ses vignettes sont de petits tableaux^ frappés d'un cachet bien à soi. La lithographie le fit vivre^ ou tout au moins manger des épinards^ à Tanglaise si ce n'est au beurre. Pourtant, en 1829, il eut assez de cette herbe potagère ; il ajouta un plat à son dîner, je veux dire une corde à son arc, en publiant un ou deux volumes de ses Scènes populaires : l'artiste s'était fait homme de lettres. Les charges d'atelier qu'il inventait alors lui concilièrent bientôt l'admiration d'un certain nombre d'amateurs» parmi lesquels figuraient Romieu, James Rousseau, Gavarni, David le tragédien et d'autres viveurs ou artistes, qui ne

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pouvaient plus s'en passer. Le 27 juillet 1830, au lieu de faire des barricades^ Henry Monnier prenait un crayon rouge ; il passait trois jours à écrire 10,000 fois sur les murs de Paris ces deux mots : Crédevitley voleur. Il vengeail ainsi ses amis d'un usurier qu'il obligea à' changer de résidence : sa révolution était la. « J'ajoutai un fleuron à ma couronne, dit-il encore dans le style de son fils Prudbomme, en prenant les qualités d'auteur et d'artiste dramatique. •

Il débutait effectivement avec de doubles risques à coutir^ dans la Famille improvisée, au Vaudeville, et à cette pièce à tiroirs succédèrent Joseph Trubertj le Contrebandier et le Courrier de la malle. Lorsqu'il eutfait courir tout Paris rue de Chartres, il fianchit luimême les distances , il fit son tour de France en qualité d'artiste en représentations y puis comme directeur d'une troupe ambulante. En 1842, il reparut au Vaudeville ; en 1848, il créa les Compatriotes, aux Variétés. Enfin, le 23 novembre 1852 , il donna et il joua à TO- (iéon un ouvrage de plus longue haleine, Grandeur et décadence de M. Prudhomme. Le type admirable de bourgeois qui n'est dû qu'à Henry Monnier, n'eût pas été complet sans celle comédie , à laquelle ont collaboré MM. Alphonse Royer et Gustave Vaëz. Depuis lors le Roman cl^ez la portière a été représenté

et maintes fois repris au théâtre du Palais- Royal : succès de rire inépuisable! Une autre pièce au même théâtre et une autre aux Variétés ont médiocrement réussi y bien que l'auteur y payât de sa personne comme toujours. Paris est le point de repère de ce cher artiste nomade , qui court encore la province et les pays environnants. Ce roulage dramatique perpétue son indépendance et sa gaieté :

n'est-ce pas à peu près la réalisation de son rêve d'autrefois? La belle humeur et le talent l'un portant l'autre sont un léger bagage, plus commode à charrier que des balles de colon.

Elèves db la troisième période : — Eugène Rendu, chef au ministère de l'Instruction publique, auteur de M, Àmhroise Rendu et V Université de France; Edmond de Saint-Aignan , naguères conseiller d'Etat ; l^ffon de Ladébat, qui a été coniseiller de la prérecture de la Seine; A. Jamet, joarnaliste; P. do Mahou et Thévenio, magistrats; les Valton, dont un préfet; Rudolf, professeur à Strasbourg, et Gourgaud-Duga* zon, à Versailles; les Mortier des Noyers ; Bdn Pichon, fils d*un conseiller d*Etat, ex-intendant civil en Algérie, bibliographe, archéologue, président do la Société des bibliophiles; Edouard Delorme, chef au ministère de la Guerre; Boullay,'ancien souS'préfel; Chabouillé. élève en 1813, professeur au Lycée de 1828 jusqu'à présent, auteur d'un Abrégé de i Histoire iainte, d'une Grammaire ifltine et d'une Grammaire française ; Théodore Bénazet, décédé, lils do fermier des jeux, rédacteur des mbats; Durille, professeur; Du-

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coadray, chef au Dépôt central d'artillerie; de Chabrol, twDquier; JohaDDotj aûcien directeur des finances; Ledreui, notaire à Vitry-le-Français, qui a remporté le prix d'honneur de rhétorique au concours général de 1888; Cte d'Alfaro, prix d'honneur de philosophie aa concours de la même année; Janolin, autre lauréat, maintenant avocat; Carion frères; Auchard; d'Etchegoyen, mort; Louis Moreau, bibliothécaire, puis rédacteur de r Univêfi et de l Union; Ghanal, capitaine d'artillerie, ensuite préfet, fils d'un officier de marine qai a donné son nom à une île de la mer du Sud ; les Pacini : l'un officier de marine, l'autre auteur des paroles de SlradeUa, de Freytichuig et d'autres grands opéras; Bon Mennevai, fils du secrétaire de l'empereur, officier d'artillerie, officier d'ordonnance de l'empereur, et son frère, Eugène de Menneval, diplomate; Auguste et Edouard Bérard; Legondre, médecin des hôpitaux, auteur d'un travail remarquable sur les syphilides, de recherches anatomo-pathologiques et cliniques sur quelques maladies de l'enfance; Oddoul, sous-commissaire du gouvernement provisoire à Avallon en 1848, auteur d'un pamphlet bien écrit , mais pénible à lire pour les amis de M. Thiers ; Hinoult, attaché à la préfecture de la Seine; les deux. Perregaux, fils du banquier; Leguey, avoué; P. Gui Ilot, avocat; Lorendeau, Bigottini, C.-P. de Cambis, L -A. de Brigode, Ch. Hatry, A. Charpentier, E.-H. de Grouchy, de Varenne, Bézier, Valais, A.-N. Lebègue, Saint-Léger, Bréart, A. Benoi^t, Cb. Robin, d'Ormesson, Aurélien, Hadengae, d'Astorg, CU. de Guelfe, L. C. Delesclu>^e, Gavaudan, Costo, A. Brisset, Cb. Teste, Aurèle, C. Maldan, J.-E. Luttou, G. deBiHing,P.-E. Véron, C. Lory, F.Lucas, G. Colomb, Dumont, G. d'Halmont, A. Petit, L. Riv.ei, les Héron de Villefôsse ; E. de La l'ontaine.

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P. Perreaux, E. de Pavant, P. Castillon, J. Bouron, Eagène Déjazet, 0. Ballard, L. Lemaitre, A. de Monterme, H. Dagincourt, L. Saussine^ E. de Gesnes, Pelitpas, de Wall, E. Mascré, H. Macaire, L. Blaize, A. Mayaud, P. Corot, 1^. Guerry, R. Royer, L. Capitaine, U. Dessarsin, E. Migneron, P. Pernet, Haudry de SoQçy , A. Roussel , A. du Cauroy, L. Bersou ^ A. Danline, E. Dolfus, Ligerel frères, L. Orban , L. Jeanne, C. Desperrières, C. Thibault, H. Grand, T. Porchet, 0. Lelièvre, F. de Lavigne, John Vernon, J. de Mareuil, G. Chapelain, J. Guizot,J. Souiié, Léon Tripier, P. Dauriac, C. de Freytag, 6. Barveaux, L. Brlcbet. G. Lecointe, J. Chouveroux,C. Pra-* del, C. de Marçay, F. Olive, L. Bressan, E. Burel, L. Arosa, Gimel, de Meaupoux, Coraly, Cottenet, dé Fienne, Martin de Fray, Guillaume d'Oribeau, Bréa ; Levaux, avoué; Dr Malherbe; Forée, chef aux Travaux publics; Mis de Miramond et son frère; Da, avocat; Ctede La Grange; de la Hautière, poète et auteur délivres socialistes; Débarbouiller, brillant lauréat, puis professeur de rhétorique à Orléans ; Louis Etienne, professeur de la Faculté des lettres de Rennes, qui a publié des études sur Lamothe-Levayer; Davillier, président de la Chambre de commerce; Constant Berrior, bibliothécaire; Valéry Radot, de la bibliothèque du Louvre, lauréat qui a fait faire un jour à son maître de pension le calembour suivant : Le collège Bourbon oaufragé s*est retiré sur un rctdeau; Bon Senez; Th. de Varaignes ; Cle Andréossy ; Cte de la Panouze , F. Letelliér; L. Masson, graveur et sculpteur; Edouard Fétis, fils du compositeur, auteur de la Biographie de» mustctenf; Charles Rigaud, employé à la Guerre pendant douze ans, sous-préfet à Ribérac après les événements de 48; Eugène Donon ; Bon Devèze;

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