‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 103 sur 193 · Sa signature est « Bremon ». Arch. Dép., D · texte numérisé non relu

Sa signature est « Bremon ». Arch. Dép., D

3. Tous ces documents se trouvent aux Archives Départementales, D. 11.

il y était survenu des dégâts considérables, et qu'il paraissait nécessaire que la constatation en fût faite par les mômes experts.

Toutes dépositions entendues, il fut rendu l'ordonnance suivante : — « Nous, commissaire, retenant acte audit sieur Castaing de son dire, ofîres et remise des pièces y mentionnées, ainsi que du dire dudit Brumont et des religieux ; en conséquence, sur la réquisition du sieur de Trésarriu, substitut, avons ordonné audit Brumont de remettre les clefs de la maison, vases sacrés, ornemens d'église, livres, meubles, machines et efîets mobiliers mentionnés à rinventaire, préalable vérification faite d'iceux, et dont l'estimation sera faite en conformité de l'article 9 desdites lettres-patentes, savoir : les vases sacrés, par Corneille père et Méneton ti Is, orfèvres, et les autres meubles et efîets, par Lagrave et Pons, tapissiers, et aux fins de la vérification des dégâts qui peuvent être survenus aux édifices et biens depuis la procédure dudit jour, 11 octobre 1776, avons nommé pour experts lesdits sieurs Capdevielle et Bonnecaze dit Gassiot. )>

Les jours suivants, eut lieu la vérification de tous les objets que le sieur Brumont avait été chargé de garder; l'estimation en fut faite par les experts.

Les orfèvres Corneille et Méneton estimèrent les vases sacrés^ 664 livres. Les tapissiers Lagrave et Pons évaluèrent ^ les meubles et efîets mobiliers à 5,337 liv. Arch. Dép., D. 11.

Cette estimation parut excessive à dom Borel et à

1. Le grand calice el la patène, pesant ensemble 3 marcs, 7 onces, 4 gros, à 48 liv. le marc, 189 1. — Le soleil, pesant 2 marcs, 5 onces, 126 1. — Les burettes ©t le plat, 141 1. — Le ciboire, 123 1. — Le petit calice, 85 1.

2. On remarque dans cette évaluation : — « Au premier et au deuxième dortoir du pensionnat, 36 bois de lit ou couchettes, 31 paillasses, 61 matelas, ^ oreillers, 59 couvertures de laine.... 320 1.; — 37 alcôves garnies de rideaux

dom Turle. Ils firent remarquer le délabrement absolu de tous les objets représentés. Néanmoins, comme ils leur étaient nécessaires, ils déclarèrent les prendre à charge, et promirent, au nom de la Congrégation, d'en remettre le montant, le cas échéant.

Le 20 mars, on se transporta devant la porte de la chambre où était le dépôt des livres, et dont le sieur Castaing avait la clef. Les scellés apposés avaient été enlevés. Le gardien Brumont dit « que cet enlèvement fut fait par quelqu'un de la populace, qui s'introduisit lors de la mise en possession », et dom Turle et le sieur Castaing ajoutèrent « qu'étant venus promener au Collège, la veille de Tinstallation, et passant devant ladite porte ils aperçurent que le dit scellé étoit existant ». Dans la salle, on trouva une grande quantité de livres empilés sur le plancher, sur les tables, sans ordre, les machines d'expériences, une planche de physique, deux cartes de géographie, vingt-cinq cartons pour les figures de mathématiques, quatre sphères, une machine électrique et un microscope.

Les deux religieux, s'étant occupés de l'examen des livres, vinrent dire, le lendemain, qu'ils les avaient trouvés vieux, incomplets et inutiles ; qu'en conséquence, ils ne sauraient s'en charger, « vu, suivant les apparences, qu'on les aurait emportés s'ils avaient été bons à quelque chose ». Quant aux machines, il fut convenu qu'avant de s'en charger on en ferait l'expérience.

sur lo devant, avec les cloisons qui les séparent, 21 porte-manteaux... 326 1.

— Dans la salle d'étude : un poêle, un cabinet (petite armoire), 2 tables, 2 bancs, une autre table sans pieds.... 9 1.

— Les ornements d'église consistant en deux chasubles de damas et d'autres vieilles et usées.... 450 1.; — linges trouvés à la sacristie pour le service de l'église.... 229 1.

— Dans la salle du Bureau : des tapisseries fleurdelisées, une paire de chandeliers, 2 girandoles, une sonnette, 8 fauteuils et 8 chaises do canne, une plaque de fonte, une paire de pincettes.... 456 1.

M. Castaing, en sa qualité d'ancien secrétaire, présenta la clef du cabinet (de Tarmoire) qui se trouvait dans la salle du Bureau d'administration. On l'ouvrit, et, vérification faite, il fut constaté que les différents registres et liasses des titres et papiers indiqués par Tinventaire, depuis le numéro 1 jusques et y compris le numéro 63, s'y trouvaient, avec un registre coté Inventaire des titres et papiers des Archives du Collège de Pau.

Plusieurs de cesi liasses furent trouvées incomplètes ; le détail des titres et des papiers parut « très ténébreux », une grande partie en fut jugée alors inutile, La destruction des archives primitives du Collège nous laisse dans l'ignorance de plus d'un fait sans doute très important à connaître.

Les Bénédictins étaient en possession du Collège ; ils s'occupèrent de l'organisation de leur pensionnat.

Par un prospectus très détaillé, ils firent connaître leur plan d'études et les conditions exigées pour être admis dans le nouvel établissement. Le Collège royal de Pau rouvrit ses portes, le mois de novembre 1778*.

Il y eut deux catégories d'écoliers : les externes et les pensionnaires. Les externes, qui fournissaient le plus à l'effectif des classes, n'étaient astreints qu'aux leçons des professeurs et des régents, et aux exercices religieux dans l'église du Collège. Les pensionnaires étaient admis depuis l'âge de sept ans jusqu'à dix, et devaient savoir au moins lire et un peu écrire. Aucune considération ne pouvait engager à en recevoir au-dessus de dix ans, surtout s'ils avaient été déjà dans quelque autre Collège. Une fois admis, les élèves pouvaient rester dans le pensionnat tout le temps nécessaire pour parfaire leur éducation. On

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