INTRODUCTION XV
L'excellent vieillard s'appliquait « à contrôler moins des connaissances que des aptitudes ».
Une proposition récente de M. Jules Simon aurait mis d'accord et M. l'abbé Gattrez et M. l'abbé Batbie. L'éminent et si aimable philosophe de notre temps écrivait ces jours derniers^ : « Je suis d'avis qu'il faudrait débarrasser les programmes de ces innombrables nomenclatures qui détruisent les maîtres et accablent les élèves. Le programme entier du baccalauréat tiendrait en cinq lignes. Voici, par exemple, comment je rédigerais la partie que j'entends le mieux : le jury s'assurera, par une composition et par un examen oral, que le candidat a suivi avec fruit un cours de rhétorique et un cours de philosophie. »
De mes souvenirs de maître au Lycée de Pau, je ne veux rappeler que le suivant ; c'est le discours que je devais prononcer à la distribution des prix de 1870; il y est question de patriotisme, et d'enseignement comme je le pratiquais :
Messieurs,
Un de nos poètes, qui aimait le vieil Homère autant que la patrie et la liberté, André Chénier, dit un jour :
Sur des pensers nouveaux faisons des vers antiques.
Nous n^avons ni Tinspiration si grande, ni la voix si haute; je vous dirai donc tout simplement, en un sens contraire : — Examinons l'un des vieux livres de nos Classes à un point de vue qui semblera peut-être nouveau.