‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 114 sur 193 · Agrégé à l'Université de Pau · texte numérisé non relu

Agrégé à l'Université de Pau

présenta à l'assemblée un mémoire * où il exposait les moyens qui lui semblaient devoir assurer l'état du Collège sans grever les finances de la Province. — Très bien ; mais n'allait-on pas s'engager dans d'autres difficultés. -— On pensait aux Etats de Béarn que

Patience et longueur de temps Font plus que force ni que rage.

On se borna donc à prier Sa Majesté de vouloir bien continuer à faire payer aux Bénédictins la rente de 12,000 liv. Le 23 juin 1781, on écrivit aux ministres, MM. Amelot et Joly de Fleury ; on leur demandait instamment de faire connaître aux Etats les intentions du Roi. Arch. Dép., C. 1336.

M. de Bêla ne se tint pas pour battu ; n'ayant pu se faire écouter des Etats, il s'adressa à M. l'Intendant. Il y a dans sa lettre à M. de La BouUaye beaucoup d'excellentes choses sur Téducation : il parle en termes fort justes de l'action qu'exercent les maîtres sur les élèves, et de l'influence de l'instruction publique sur l'union dans les familles et dans la société.

La ville et le Collège de Pau ont ses plus vives sympathies ; il n'a que du dédain, trop de mépris, pour le Collège et la ville de Lescar ; il semble que ce qu'il dit contre les Barnabites passe les bornes de la vérité et de la justice.

Dans la Société Béarnaise au xviii* siècle ^, M. le chevalier de Bêla est ainsi dépeint :

« Si je ne m'attache qu'aux traits prononcés de son visage, à sa structure, à sa démarche, à son air, à son port, rien au monde de plus martial; mais si

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