Petit-Deveu du P. Coton, et confesseur de Louis XIV
On eut ensuite, un moment, l'espoir de réussir : on avait appris que M. l'Intendant « avoit eu la bonté d'en causer avec Mgr le chancelier, lequel paroissolt n'estre pas esloigné de s'intéresser auprès de S. M. pour ledit restablissement ».
On n'avait encore rien obtenu en 1718. Cette année, M. l'abbé d'Orin représente aux Etats que, « de tous les établissemens, les plus utiles et les plus nécessaires sont les Collèges et les Universités pour l'éducation de la jeunesse, dont la science est le ressort le plus important de la société publique» ; — « que faute d'avoir poursuivi le rétablissement de l'Université qui étoit autrefois à Orthez et qui avoit été transférée en la ville de Pau S la plupart des jeunes gens de cette province qui ont été envoyés à Toulouse, à Bordeaux et à Cahors pour y étudier en droit canonique, en droit civil et même en médecine, n'ont fait que perdre le tems et se débaucher, étant éloignés de leurs parens qui ne pouvoient veiller sur leur
conduite; ce qui ne seroit pas semblablement
arrivé, si lad. Université avoit été rétablie en cette ville ; outre que les sommes qui sont portées annuellement dans les provinces et villes étrangères, seroient demeurées en Béarn ». M. l'abbé d'Orin ajoute « qu'il a quantité de pièces qui peuvent servir audit rétablissement ; qu'il plaise à l'Assemblée de nommer des commissaires pour demander les lettres-patentes nécessaires et exprimer sur leur procédure les moyens qui leur paroîtront les plus convenables pour arriver à ces fins, même pour dresser tels projets de règlemens qu'ils jugeront les plus nécessaires pour être observés dans la dite Université ». Archives Départementales, C. 760.