‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 131 sur 193 · l>ossus do lu chaire · texte numérisé non relu

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b. Archives Dôpurlomeulales» C. 770.

Faculté de théologie. On écrivit à Mgr Amelot ; on eut recours à Tinfluence de Mgr de Lescar, de M. le duc et de Madame la duchesse de Gramont. La nouvelle Faculté, disait-on, pourrait être composée de deux professeurs, pour les gages desquels il serait pris sur la dotation du Collège une somme de 2,000 livres ; et Ton proposait pour occuper ces chaires ceux qui professaient la théologie au Collège avant quMl n'eût été fermé*. Arch. Dép., C. 1324.

Les lettres-patentes du 16 septembre 1777, par lesquelles la « desserte » du Collège était donnée aux Bénédictins de Saint-Maur, créèrent la Faculté de théologie que les Etats avaient demandée. Elles portaient que les professeurs de théologie, précédemment établis dans le Collège, seraient membres de plein droit de TUniversitè.

Sa Majesté se réservait de faire incessamment connaître ses intentions sur l'organisation de la nouvelle Faculté, les droits et privilèges de ses membres, et les règlements qu'elle jugerait à propos d'y faire observer. Le Recteur de l'Université serait dorénavant choisi, et alternativement ^ parmi les membres des trois Facultés qui la composeraient à l'avenir.

En conséquence de ces lettres-patentes, munis d'ailleurs d'une autorisation ministérielle sollicitée et obtenue par Mgr de Lescar, MM. Maignaud et Malefosse, les deux professeurs de théologie du Collège, ouvrirent un cours d'études à l'Université pour servira l'obtention des grades. Mais, comme Sa Majesté tardait à expliquer ses intentions, il s'éleva des doutes sur la régularité des études faites sous de tels profes-

i. Le Collège était formé depuis que l'on avait congédie les Messieurs de Saint-Oenis; voy. ci-dessus, p. 177.

2. Du temps des Jésuites, il n'y avait que le supérieur du Collège royal (Faculté des arts) qui pût être Recteur de l'Université.

seurs et sur leur utilité. La cour, pour régulariser la situation des étudiants et les rassurer sur l'avenir, autorisa, par un arrêt rendu le 28 novembre 1778, les sieurs Maignaud et Malefosse « à professer en qualité de professeurs de la Faculté de théologie en TUniversité de Pau », et permit « aux écoliers qui étudieront sous eux de s'inscrire dans un registre tenu par le secrétaire de ladite Université ». Réserve toutefois fut faite que les sieurs Maignaud et Malefosse ne pourraient accorder des degrés ni faire subir des examens à Teffetdeles obtenir qu'après que TUniversité aurait été réglementée et mise en plein exercice par un nouveau décret de Sa Majesté. Arrêt du Parlement de Navarre; Pau, de Timprimerie de J.-P. Vignancour.

Comme on Tavait fait, dès le principe, pour les Facultés de droit et des arts, on demanda pour la Faculté de théologie les privilèges de Rome*. Le bref sollicité fut accordé en 1779. — Les frais se montèrent à 287 livres, dont les professeurs firent l'avance. Plus tard, ils en obtinrent des Etats le remboursement. Arch. Dép., C. 1324.

Enfin, le 2 juillet 1780 parurent, datées de Versailles, les lettres-patentes du Roi portant règlement pour la Faculté de théologie. — Elle devait avoir les mêmes protecteur, chancelier, directeurs, secrétaire-receveur et bedeaux que les Facultés de droit et des arts*, et se servir des mêmes sceaux. Les professeurs Maignaud et Malefosse étaient maintenus dans leurs chaires, l'un pour la scolastique, et l'autre pour la morale.

\. L'utilité de recourir au Pape était fort contestée. On lit dans un 'Mièmoxre sur la Faculté (la théologie : « Le droit de conférer les grades émane du concordat et do la volonté souveraine. On n'a pas jugé nécessaire le concours du Pape eu 1777 pour la création de la Faculté, il semble l'être encore moins pour le règlement que les Etats sollicitent. » Arcli. Dep., C. 1324.

2. La Faculté do théologie avait la préséance sur les doux autres Facultés.

On leur adjoignit, en qualité d'associés de la Faculté, les abbés Christophe Lacomme, Benquet d'Arblade, de Lamothe, chanoines de Téglise de Lescar, et le Père Lissonde, de la maison des Frères-Mineurs* de Pau, tous' quatre docteurs en théologie. Etaient validées les études faites et les inscriptions prises conformément à Tarrêt du Parlement de Navarre du 28 novembre 1778.

A l'Université de Pau, « l'ouverture des Ecoles » avait lieu, chaque année, à la Saint-Martin. C'était uRe rentrée solennelle des Facultés, pour laquelle Tun des professeurs faisait un discours, que l'on annonçait quelques jours auparavant par affiches. On conviait à cette solennité « les officiers du Parlement et de la Chambre des Comptes, les autres officiers tant de Justices Royales que Municipaux et autres personnes qualifiées^ ».

« On se rendait en corps dans l'église des Jésuites, où était célébrée la messe du Saint-Esprit, à laquelle devaient assister tous les écoliers. »

En novembre 1775, ce fut M. Mourot, professeur de droit français, qui prononça le discours ; dans cet Essai sur le droit public en Béarn avant son union à la couronne de France, « il présenta, sous une forme aussi savante que concise, l'organisation des pouvoirs et l'état des personnes de l'ancienne Souveraineté de Béarn ^ ».

Depuis la rentrée, tous les jours, hors les dimanches, les fêtes et les jeudis, il y avait cours pour les trois Facultés. A la Faculté de droit, on devait donner

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