Les Cordeliers
2. Cf. Déclaration du Roy portant reniement pour l'Univrrsité do Pau^ 4 décembre 1725.
3. Emile Garet; Mourot, /î/ude biographique ; Pau, Irap. Veronèse, 1859; le discours du Maître a été là partaitement analysé.
trois leçons tous les matins, et deux le soir. A la Faculté de théologie, deux leçons par jour, l'une le matin, Tautre Taprès-midi. Chaque leçon durait une heure et demie.
A Touverture des Ecoles, les professeurs dressaient une liste des traités qu'ils se proposaient de dicter et des matières du programme ; cette liste était affichée à la porte de l'Université.
Les matières d'enseignement à la Faculté de droit devaient être différentes pendant cinq ans de suite; à celle de théologie, pendant quatre ans seulement. Après ce terme, les professeurs pouvaient reprendre les traités qu'ils avaient enseignés précédemment. Le professeur de scolastique donnait, à la fin de chaque troisième année, un traité des quatre articles de la « Déclaration du Clergé de France de 1682 ».
Les étudiants étaient obligés de s'inscrire, d'abord, au commencement de cliaque année, puis, chaque trimestre, sur deux registres tenus par le secrétaire-receveur de l'Université. De ces registres, cotés et paraphés par l'un des Directeurs en titre, l'un était déposé au greffe de l'Université, l'autre restait* entre les mains des professeurs, qui devaient faire, au moins tous les quinze jours, l'appel des étudiants pour s'assurer de leur assiduité K
La durée des études variait selon la Faculté. — La
1 , Chaque trimesire, il était contrôlé par l'ancien des Avocats Généraux du l'arlement do Navarre.
2. Trop souvent, les professeurs dictaient devant des copistes qui vendaient leurs cahiers. Les étudiants se répandaient par la ville, turbulente, batailleurs. — Les prédicateurs se plaignaient des écoliers de l'Université qui n'étaient pas conduits régulièrement à la messe et prenaient Thabitude « de jurons exécrables ». Dugenne, Panorama historique^ etc. — On a vu ci-dessus, pp«î9 et 80, ce qu'était le « prieur » ou << syndic » des écoliers; les étudiants endroit en avaient un aussi. Voy. arrêt du i'arlement de Pau, 9 mai 1777, ordonnant qu'il sera convoqué une assemblée de tous les étudiants en droit qui seront appelés aux formes ordinaires pour procéder à la nomination d'un autre syndic, celui qu'ils s'étaient précédemment choisi ne leur convenant plus. Arch. Dép.,B.4982.
Faculté des arts (le Collège) conduisait les élèves, une fois leur philosophie faite, au degré de bachelier ou de maître ès-arts, comme on disait alors. — Les cours delà Faculté de droit étaient de quatre années ; au bout de la première, on pouvait aspirer au degré de bachelier ; deux ans après, à la licence, et à la fin de la quatrième année, au doctorat. — La Faculté de théologie exigeait cinq années d'études consécutives. Aucun candidat ne pouvait être admis aux degrés qu'il n'eût suivi avec assiduité (l'aspirant au degré de bachelier, pendant trois ans, et l'aspirant au degré de licencié, pendant quatre ans) deux leçons de théologie chaque jour. Les licenciés n'étaient admis au doctorat qu'un an après leur licence.
Ces règlements n'étaient pas si rigides qu'on ne les fît fléchir quelquefois, trop souvent même, en faveur de certains candidats que leur âge ou leur situation mettaient dans l'impossibilité de s'y conformera — Ainsi, en 1744, Siméon Napias, prêtre de la Doctrine chrétienne, ancien professeur dans plusieurs collèges, actuellement habitant à Tarbes, fut autorisé, par lettres de dispenses, datées de Metz, à, subir l'examen tout ensemble de bachelier et de licencié en droit. Arch. Dép., B. 4585. — Guillaume-Nicolas de Perpigna, qui était curé de la paroisse de Sainte-Suzanne, diocèse de Lescar, put « soutenir les thèses pour obtenir ses degrés de bachelier et de licencié ez-loix sans observer le temps d'études et les interstices ^ ordonnés par les édits ». Ses lettres de dispenses, signées à Compiègne, sont datées du 16 juillet 1748. Arch. Dép., B. 4585. — Le sieur Carbonneau archiprêtre, et curédeMonfaucon,
I.C^étail aussi en faveur (le ceux à qui les grades étaient nécessaires pour Tobtention de certains bénéfices.
2. Interstice, temps qu'il fallait observer entre l'obtention de deux grades. — (Temps que l'Eglise fait observer entre la réception do deux ordres sacrés.)
diocèse de Tarbes, obtint des « lettres de dispenses du temps d'études et d'interstices pour être reçu bachelier et licencié en droit en l'Université de Pau, datées à Marly du 29 juin 1774 ». Archives Départementales, B. 4604.
Que coûtaient les études et les grades dans les diverses Facultés ? Les tarifs en avaient été fixés d'abord par la Déclaration du Roy de 1725, ensuite par les lettres-patentes portant règlement pour la Faculté de théologie.
Pour chaque inscription de droit G liv.
— — de théologie 0 Pour les attestations d'études ou lettres te fi ti moniales 8 10 s.
Pour clia({ue lettre de nomination 13
Pour l'acte de bachelier 9G
Pour l'acte de licencié 120
Pour les lettres ^ de doctorat 150
Dans le projet de lettres-patentes concernant l'Université de Pau, annoté par M. de Lesseville, la somme à payer pour l'obtention de la maîtrise ès-arts était de 10 livres, « afin qu'une somme trop forte ne pût dégoûter ceux qui seroient capables de prendre le grade ». Arch. Dép., C. 379.
Les licenciés en droit devaient, déplus, payer pour être admis à prêter le serment d'avocat. Aussi les étudiants adressèrent-ils au Parlement, le 5 juin 1741, une requête par laquelle ils suppliaient la cour «d'ordonner la suppression de certains droits, efïrayans par leur multitude, intolérables par rapport à leur singularité, dénués de titre, et montant pour la simple prestation de serment d'avocat à 123 livres, 2 sols ». La cour acquiesça en partie à leur demande, en n'exi-