‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 151 sur 193 · Cf. H. Barthety, L'Aiicien Collège de Lescar · texte numérisé non relu

Cf. H. Barthety, L'Aiicien Collège de Lescar

1« Les bâtiments peuvent-ils recevoir 4 à 500 élèves ?

20 Quel devrait y être le prix de la pension ?

3« A quoi s'élèveroient les dépenses de réparations, etc. ?

40 La commune seroit-elle disposée à faire Tavance des frais de premier établissement, tels que leur distribution et appropriemens * intérieurs, la fourniture du mobilier nécessaire pour recevoir, coucher, chauffer le pensionnat?

5« Si elle peut faire cette avance, lui conviendroit-il que le remboursement en fût effectué en 15 ou 20 années sur les profits de l'établissement ?

De ces questions la 4* et la 5« sont les plus importantes et celles qui décideront si Pau aura, cette année, et peut-être de bien longues années, un Lycée.

Aussi, quoique ces questions soient adressées au Préfet, qui devra y répondre officiellement, j'ai cru utile aux intérêts de notre commune de vous en prévenir et de vous y disposer.

Je regarde comme très essentiel que nous soyons des premiers à obtenir un Lycée, de peur qu'on ne s'accoutumât à croire que nous pouvons nous en passer et que les habitudes de notre pays et des pays voisins ne se tournassent, pour l'instruction, vers Bordeaux, vers Toulouse, vers Sorèze et autres lieux plus favorisés.

Les difficultés d'ailleurs s'accroitroient, à mesure que le sentiment de la nécessité diminueroit, et que le temps s'écouleroit ; ainsi, par exemple, le choix des bons sujets porteroit sur tm moindre nombre de concurrens, et l'affluence des pensionnaire! pourroit se ralentir tellement qu'il n'y en eût plus après pour soutenir un Lycée parmi nous.

L'enseignement n'est pas simplement pour notre ville un besoin moral ; il est pour elle une véritable branche de commerce, une de celles qui ont de tous les tems le plus contribué à sa prospérité, et qui aujourd'hui lui est devenue d'autant plus nécessaire qu'elle est presque une des seules que la Révolution ne lui ait pas enlevées sans retour.

Vous le sentez comme moi. Citoyens, et vous l'avez prouvé en plus d'une occasion. J'ai appris que le Conseil Général du département avoit voté quelques secours pour les réparations des bâtiments du Collège. Vous voyez que ce n'est point assez. Il devient pressant d'y établir un pensionnat et de se procurer les fonds nécessaires à cet effet. De là dépend si nous aurons un Lycée ou

1. On trouvera, ci-dessous, ce mot employé plus d'une fois au lieu de appropriations.

non. Le Gouvernement est hors d'état de faire les fonds. Vous êtes à cet égard sur le même pied que les 20 autres villes de France, qui ont été mises sur la première liste et en première ligne de l'Instruction publique.

Si Pau attire quelque argent du dehors, si une partie de sa population a des moyens d'existence, si elle se soutient et s'accroît, si les maisons sont louées, si son séjour tente les étrangers, si enfin elle ne se change pas en désert et en ruines, elle ne le doit qu'à la Préfecture, au Palais et au Collège : elle doit donc veiller avec un soin particulier sur ces trois sources de son bien-être.

Il me semble qu'il ne peut y avoir d'argent mieux placé que celui qu'elle y emploie.

J'ignore à combien monteront les avances que le Gouvernement réclame; mais je désire vivement que vous trouviez les moyens d'y pourvoir, dussiez-vous recourir, ou à un emprunt formel, ou à une souscription par forme d'emprunt.

Les intérêts annuels et le remboursement par forme d'emprunt graduel pourroient être assignés sur le produit de l'octroi.

Je ne fais que hasarder cette idée par l'extrême importance dont l'objet me paroît.

Si vous recouriez à une souscription, quoique ma position et l'éducation d'une famille assez nombreuse ne m'en laissent guère la faculté, j'y entrerois néanmoins pour quelque chose avec grand plaisir.

Une opération préalable, ce sera sans doute de faire dresser l'état exact des sommes qui seront indispensables pour établir un pensionnat de 4 à 500 lits avec tous les accessoires. Il seroit bon d'y apporter quelque célérité, et pour être des premiers servis, et pour que le Lycée pût entrer en activité à la rentrée ordinaire des Ecoles.

Les ouvertures que je vous fais, citoyens Maire et Adjoints, me sont inspirées par l'affection et la reconnoissance qui m'attachent à la ville où je m'honore d'être né et d'avoir reçu des témoignages d'intérêt et d'estime qui ne s'effaceront jamais de mon cœur.

J'ai l'honneur de vous saluer respectueusement. — Laussat.

Cette lettre fut suivie d'une autre, adressée, le 20 messidor, au Préfet du département par le conseiller d'Etat chargé de la direction et de la surveillance de l'Instruction publique. — Le citoyen Préfet était

informé que « le Gouvernement seroit disposé à établir un Lycée dans cette ville, mais qu'il désireroit connaître le degré d'intérêt que la commune attache à cet établissement, et les moyens qu'elle pourroit offrir pour en opérer l'accélération ».

La question étant ainsi officiellement posée, le Maire réunit aussitôt le Conseil municipal. — Il fut arrêté qu'il serait nommé une commission de six membres pour faire les vérifications et procurer les renseignements nécessaires, afin que Ton pût répondre aux questions précitées. En conséquence, les citoyens Boizot, Perrin, Claverie, Lavielle, Pommiës et Cachet furent nommés commissaires et invités à faire sans délai leur rapport au Conseil.

Le 12 thermidor, nouvelle séance du Conseil municipal dans laquelle furent successivement examinées les questions proposées par le citoyen Laussat et par le conseiller d'Etat :

c( Sur la première question: Le ci-devant Collège de Pau, actuellement occupé par l'Ecole centrale des Basses-Pyrénées, est un des plus beaux édifices en ce genre qui soient dans la République; il est propre à contenir de quatre à cinq cents élèves pensionnaires, et même un plus grand nombre, sans toucher aux parties qui sont appropriées au logement des professeurs et aux exercices des élèves ; il renferme trois cours spacieuses; il est accompagné d'un vaste jardin, il tient d'un côté à la ville, de l'autre à la campagne; il est situé sur une élévation qui domine sur la plaine du Gave et sur celle d'une autre petite rivière qui s'y jette; les vues qui se prolongent jusqu'aux monts Pyrénées en sont riantes, le site en est très beau, et l'air le plus salubre.

« Il reste des anciennes propriétés du ci-devant

Collège un petit domaine, afltermé au prix de onze cents francs par an, qui n'en est séparé que par une route, dans lequel il existe un grand bassin, qui reçoit un courant d'eau dérivé de la petite rivière voisine; il règne entre celle-ci et le bassin une longue allée d'arbres à haute futaie. On pourroit transférer dans cet enclos le jardin botanique, qui devroit faire place au potager du Lycée, y établir la buanderie ; — y exercer les élèves à la natation et les y faire promener les jours de vacance, ce qui dispenseroit de les mener au loin, où il est toujours difficile de les surveiller.

« Sur la deuxième question : La pension devant fournir non seulement à l'entretien des élèves, mais encore au traitement des professeurs et des maîtres, et à toutes autres dépenses de l'établissement, qui n'aura point, comme les anciens Collèges, des rentes à lui propres, et prenant en considération le renchérissement des denrées et de tous les autres objets de consommation, le plus bas prix auquel on pourroit fixer la pension seroit de 850 francs par an.

« Sur la troisième question : Le local peut être mis très proinptement et à peu de frais en état de recevoir deux cents élèves pensionnaires ; les dépenses de réparations, de distributions et appropriemens nécessaires pour y établir le pensionnat, pour 4 à 500 élèves, ainsi que les classes fixées par la loi, seroient d'environ 40,000 fr., sans y comprendre la fourniture du mobilier qui pourra coûter de 60 à 70,000 fr.; bien entendu que, suivant l'usage observé jusqu'ici dans tous les pensionnats, chaque élève sera obligé d'apporter deux paires de linceuls et six serviettes, outre son linge de corps, et de se munir d'un couvert et d'un gobelet d'argent.

« Sur la quatrième question : La commune seroit

très disposée à faire Tavance des frais de premier établissement, tels que les distributions et appropriemens intérieurs, la fourniture du mobilier nécessaire pour nourrir, coucher, chauffer le pensionnat ; et le Conseil municipal, favorisé par le Gouvernement, et secondé par les Administrations locales et par les bons citoyens dans les moyens d'exécution, se croit certain que ses soins obtiendront le succès désiré.

« Sur la cinquième et dernière question : La commune ne pouvant faire cette avance qu'en faisant de grands efforts, il lui importeroit que le remboursement en fût accéléré autant qu'il seroit possible; néanmoins elle souscriroit, s'il étoit nécessaire, à ce qu'il fût effectué en 15 ou 20 années sur les profits de l'établissement.

« En conséquence, le Conseil municipal arrête que le Maire transmettra la présente délibération au Préfet pour être mise sous les yeux du Gouvernement. » Arch. Comm., D. 12.

Avant de lever la séance, le Maire fit observer que c'étoit aux soins et sollicitudes du citoyen Laussat, tribun, que la ville de Pau devoit l'avantage d'être portée sur la liste des vingt principales villes de la France où, dès cette année, on tâcheroit d'organiser des Lycées; que les preuves réitérées que le citoyen Laussat a données du zèle qui l'anime pour procurer à cette ville tous les avantages possibles, lui méritent à tous égards l'estime et la reconnaissance de ses habitans ; — « Sur quoi, le Conseil municipal, déclarant que tous les membres qui le composent et tous les citoyens de la ville sont pénétrés des mêmes sentimens, arrêtent que l'expression en sera consignée sur le registre, au surplus le citoyen Maire est prié de faire agréer au citoyen Laussat, tribun, un collationné de la présente délibération, comme un tribut

de raflection et de la reconnaissance des citoyens de la ville de Pau. »

Le Maire reçut quelques jours après la lettre suivante*, où Ton voit que le citoyen Laussat était homme de prompte et intelligente initiative, et qui se termine par l'expression émue de la vive affection qu'il avait pour sa ville natale et son cher pays de Béarn :

Paris, ce 15 fructidor an x (2 septembre 1802) de la République Française, une et indivisible.

Le Président du Tribunal, Laussat, au Maire de la commune de Pau,

Dès la fin du mois dernier, citoyen, je m'occupai de suivre le sort de l'arrêté pris par lo Conseil municipal pour le Lycée, et j'eus, le 7 de ce mois, une conférence avec le conseiller d'Etat Rœderer sur cet objet. Je savois qu'on avoit été totalement rebuté par la demande de 800 ou de 850 fr. pour les pensions et qu'en conséquence Pau avoit été rayé de la liste.

Je pris connoissance des offres des autres villes et des intentions du Gouvernement. Enfin, je n'hésitai pas à proposer la réduction ou plutôt la fixation de la pension à 600 fr. et à la proposer en votre nom. Je convins que je le consignerois dans une lettre; ce que je fis le lendemain. Vous fûtes réintégrés sur la liste des villes qui vont avoir sur-le-champ un Lycée et pour lesquelles on prépare un arrêté. J'espère qu'aucun obstacle ultérieur ne vous en fera tirer, et j'y aurai l'œil autant qu'il sera possible.

J'ai pris hardiment ce parti, parce qu'il n'y avoit pas un moment à perdre.

Au surplus, la preuve que 600 fr. suffisent, c'est que tel est le taux des Lycées en général, autres que ceux de Paris. Auch, fortement appuyé, avoit fait des offres inférieures. C'est un avantage énorme que celui des pensionnaires entretenus par le Gouvernement.

Je suis très persuadé qu'il y a eu erreur dans les données adoptées par le Conseil municipal.

Après tout, si un Lycée peut se soutenir, 50 et 60 lieues à la

1 . M. Lasserre, avocat, a bien voulu nous communiquer celte lettre et celle qui a été reproduite plus haut.

ronde de Pau, à 600 fr. de pension, il est évident qu'il doit se soutenir à ce prix facilement dans notre ville.

Je me flatte qu'elle approuvera ma conduite et rendra justice à mes intentions.

J'aurois dû vous rendre ce compte beaucoup plus tôt ; mais la nomination dont le Premier Consul m*a honoré pour la préfecture coloniale de la Louisiane m'occasionne un excès d'occupations qui me laisse infiniment peu de tems ; car il faut tout organiser pour cette colonie.

J*y serai, citoyen Maire, à 2,000 lieues de nos foyers communs; mais Tamour de ma terre natale m'y suivra avec l'esprit de retour et le désir d'ôtre utile à mes compatriotes et de devenir de plus en plus digne d'eux. — Je vous salue. — Laussat.

Ainsi avait failli ne pas aboutir, à cause d'une demande exagérée du prix de la pension, l'œuvre si bien commencée. On ne saurait trop le dire pour lui en témoigner ici toute la reconnaissance qui lui est due : c'est grâce à l'initiative intelligente et hardie du citoyen Laussat que Pau fut inscrit sur la liste des villes qui devaient avoir un Lycée.

Le 21 ventôse an xi (12 mars 1803), le Préfet écrivit au Maire pour lui demander de faire connaître les mesures prises par le Conseil municipal relativement aux dépenses de premier établissement du Lycée.

Le Conseil municipal se réunit, le 8 germinal suivant, et arrêta que le citoyen Espalungue, Maire, adresserait au Préfet cette réponse :

Le crédit est aujourd'hui la seule ressource des communes pour subvenir à des dépenses extraordinaires. Le Conseil municipal s'est mis dans le cas d'en jouir, en établissant dans l'administratioa des revenus de la ville un ordre et une économie qui, à partir du l*"" vendémiaire prochain, et sans faire souffrir aucune partie du service, laisseront une somme de plus de 10.000 fr. par an, applicable à l'acquit des emprunts qu'aura nécessités l'établissement du Lycée; on a même lieu de se promettre que cette somme sera augmentée de moitié par le liail à ferme des octrois qui sont encore

en régie. La ville offre d'ailleurs une responsabilité pour les capitaux dans ses propriétés foncières.

Déjà plusieurs offres d'argent et de fournitures payables à longs termes ont été faites. Mais le Conseil municipal n'a pas cru qu'il 'lui fût permis de prendre des engagemens positifs, sans y avoir été expressément autorisé par le Gouvernement.

Nulle part un Lycée ne peut être établi à moins de frais qu'à Pau ; l'aperçu des dépenses qu'on a présenté a été calculé sur 400 élèves ; l'appropriement du local en pensionnat a été compté pour 40,000 fr.; différentes parties des bàtimens de l'Ecole centrale se trouvent plus ou moins disposées à recevoir cette destination, et s'il ne fallait loger que 200 pensionnaires, la dépense à faire pour mettre les bàtimens en état de les recevoir, n'excéderoit pas 10,000 francs.

Quant au mobilier, la différence du nombre des élèves n'en produiroit pas une aussi forte dans les dépenses ; mais c'est de ce côté-là que la ville aura le plus de facilités par le nombre de personnes qui ont offert de faire des fournitures payables à longs termes.

Le Conseil municipal attend avec impatience la décision affirmative du Gouvernement pour traiter et pour faire mettre la main à l'œuvre.

Enfin une raison particulière lui fait désirer que cette décision intervienne le plus tôt possible : Pau n'est pas une de ces grandes villes où l'on trouve toutes choses sous la main ; elle est éloignée des matières premières et des manufactures ; il importe de ménager aux fournisseurs le teius de faire confectionner les objets qu'ils auront à fournir.

Le Conseil municipal espère que le Gouvernement, prenant en considération les avantages nombreux que présentent les localités, l'habitude où étoit l'Espagne d'envoyer des élèves au Collège de Pau, les liens des deux nations qu'elle peut resserrer, la bonne volonté, le zèle et le dévouement du Conseil municipal et des habitans, s'empressera d'accorder à la ville et aux départemens environnants un établissement absolument nécessaire dans la contrée et que la médiocrité des fortunes permettroit à très peu de personnes d'aller chercher au loin.

La délibération du 4 floréal (24 avril) fut encore plus explicite :

« 1* La commune se trouve avoir à sa disposition des fonds suffisants pour pourvoir aux dépenses de

réparations, de distributions et appropriemens nécessaires pour établir le pensionnat dans le local destiné au Lycée, qui est déjà distribué, en partie, dans cet objet, et où il n'y a rien à dépenser pour rétablissement des classes fixées par la loi, les salles qui ont toujours eu cette destination oJEfrant à cet égard tout ce qu'on peut désirer ;

« 2° La commune ne pouvant faire par ses propres moyens, dans ce premier moment, l'avance de la partie des frais de premier établissement du Lycée relatifs à la fourniture du mobilier, le Conseil municipal a invité tous les citoyens qui ont paru être dans le cas d'entreprendre cette fourniture, à venir à son secours, et en conséquence les citoyens Lacassin, Teyssier, Réveil, Camy et Félix Lapeyre, négocians accrédités, se sont présentés, et chacun d'eux a offert et donné sa soumission de fournir tout le mobilier nécessaire, au prix qui sera convenu (qu'on n'a pas cru pouvoir fixer avant le traité définitif à cause des variations qui peuvent survenir) sous l'obligation que prendra la commune de lui en payer le montant, savoir un quart le 1" germinal de l'an xiii, et ensuite les trois quarts restant de six en six mois;

(( 3° 11 est probable que les économies que la commune pourra faire sur ses revenus jusqu'à l'échéance des termes suffiront pour acquitter les engagemens qu'elle aura pris avec les fournisseurs; néanmoins, pour ne laisser aucune incertitude sur l'exactitude des payemens et pour les anticiper en bonne partie, le Conseil municipal va prendre à l'instant une délibération tendante à ce que la commune soit autorisée à vendre de petits terrains communaux incultes, épars entre les propriétés particulières, qui seront promptement vendus à raison de leur situation et qui produiront environ 30,000 fr.;

4° Enfin, s'étant mis ainsi en mesure, le Conseil municipal n*attend que les ordres du Gouvernement pour faire travailler à disposer le local, et pour traiter définitivement avec les fournisseurs du mobilier ; il désireroit qu'ils lui parvinssent le plus tôt possible, parce que la ville se trouvant éloignée des matières premières et des manufactures, il importe de ménager aux fournisseurs le tems de faire venir tous les objets nécessaires et de les faire confectionner. » Arch. Comm., D. 12.

Le Conseil Général, sur l'invitation du Préfet, prit les premières mesures * pour les réparations qu'il y avait à faire. La toiture du pavillon du nord, ou pavillon de l'Université, s'étant écroulée depuis environ un an, on ne pouvait en retarder la reconstruction sans s'exposer à la ruine totale des murs. Dans ce pavillon, d'ailleurs, le Conseil estimait qu'il serait utile de préparer une salle pour la réunion des fonctionnaires publics les jours de fêtes nationales et départementales. — Les murs de clôture avaient besoin d'être relevés; la porte du jardin était à faire, ou plutôt à agrandir. — On songeait également à exécuter à l'intérieur certains travaux « afin de préparer le local pour l'exposition des produits des arts et de l'industrie ». Tous ces différents ouvrages étaient évalués à la somme de 14,000 francs. Comme il résultait de la communication faite par le Préfet au Président du Conseil qu'il restait encore dans la caisse dite des subsistances une somme disponible de 14,194 fr. appartenant au département, le Conseil Général arrêta que le Président écrirait « au citoyen Ministre pour le prier d'autoriser le citoyen Préfet à prendre les fonds nécessaires à cet objet ».

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