‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 17 sur 193 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

meilleur, un bien qui ne disparaisse pas au moindre accident, et que l'on possËdr en maître absolu, quoi que fassent ou dëFassent les hommes dans leurs égarements ou leurs violences, c'est le bien du Sage'.... Lhomond nous l'indique, en le proclamant audessus de toutes les richesses : — «La vertu est plus prëcieuse

On ne saurait trop rappeler toutes ces choses. Messieurs ; elles sont mains qu'il ne semble du temps passe. Avec ceriai contemporaines, l'ïfonïieur a fait place à l'Argent; on s'est jeté dans les plus détestables excès, et l'on a vécu comme s'il était v de dire que ;

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Voici — « le chemin, qui.d'aprës Lhomond, conduit à la vertu: — Hxc via ducit ad virtutem u. Il l'a tracé fort hrièvement : — E Je m'acquitte du devoir, — Fungor offtcio. u Dans nos Ljcées, le devoir, c'est la leçon bien apprise, la copie faite avec soin, le silence gardé & l'étude, la discipline observée partout ; c'est la bonne tenue et l'application constante ; c'est le travail, qui n'a rien de pénible pour des cœurs généreux, comme les vôtres, qu'anime non seulement le désir de ces récompenses décernées

faite Au Ljcée encore, et puis surtout hors du Lycée, le

devoir grandit et s'étend : il embrasse Dieu, la patrie, nos parents, nos semblables, nous-mêmes. Ni l'origine ni les états divers que nous ont faits nos vocations ou la fortune, rien ne nous dispense de l'accomplir ; on n'est vraiment homme qu'à la condition de lui être soumis. — Il faut rendre Jt Dieu ce qui lui est dû, — servir la patrie, lui faire honneur et lui être utile dans toutes les carrières où s'exercent l'intelligence, l'adresse et la force, afin qu'elle soit libre, heureuse et grande ; — il faut aimer, soutenir ceux de qui l'on a reçu la vie et l'éducation, — être juste toujours & l'égard de ses semblables, et les traiter comme on voudrait être traité ; — enfin, il faut agir dans toutes les circonstances, et parler en toute occasion, de manière 6. ne jamais perdre l'estime de soimême.... Tel est le devoir. Celui-là qui tend à s'y conformer exactement, marche dans la voie du bien ; il mérite d'être loué à l'égal dq l'homme d'Horace, qui, juste et ferme en ses desseins, ne chancelle point dans la vertu.

On connaît d'autant mieux le devoir, et, par conséquent, l'oi

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