‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 21 sur 193 · INTRODUCTION XXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXV

le dire..., les détracteurs des études classiques Tinterprêtent d'une manière — bien étroite et bien fausse — qui, avec les meilleures intentions du monde, pour notre plus grand progrès intellectuel, nous conduirait tout droit à la barbarie. »

Aujourd'hui, deux systèmes se partagent la faveur de l'opinion : l'enseignement classique grec et latin, et l'enseignement classique français. J'ai la conviction que le moyen sera trouvé de concilier celui du passé avec tous nos besoins actuels. Tel est le sentiment de l'un des meilleurs maîtres de la jeunesse de nos jours. — M. Lavisse demande que la culture classique soit mise au service de l'éducation moderne; il espère que la France restera fidèle aux vieilles humanités :

« Jeunes gens, dit-il *, n'écoutez pas les voix du dehors qui vous conseillent de déserter l'éducation latine et grecque. Pour former des hommes, elle est incomparable. — Les modèles qu'elle donne de la beauté ne seront pas dépassés, et vous les pouvez comprendre, car ils sont simples, d'un contour précis, dont la netteté se détache dans la belle lumière. Les vertus antiques sont éternelles ; l'amour de la famille et le dévouement à la patrie ne seront jamais mieux enseignés que par la parole des anciens et par leur histoire. La scène où vivaient les citoyens de la Grèce et de Rome est petite, comparée à ces vastes théâtres où se joue la vie des peuples modernes. Vous la pouvez embrasser d'un coup d'œil, tout voir, tout comprendre, tout sentir.

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