Rue des Jésuites », en 1693. Arch. Dép., C
— aujourd'hui, « salle des Exercices * ou de Distribution des prix » ; --- venaient ensuite, le long de la cour, les classes de physique, de logique et de rhétorique^, au-dessus desquelles étaient « une chambre appelée la Congrégation des écoliers ^ et une autre chambre pour étude ».
Sur le côté opposé s'élevait la moitié presque de la grande construction longitudinale à l'est du Collège. Il y avait là, au rez-de-chaussée et aux étages au-dessus, trois dortoirs, éclairés par des fenêtres donnant sur la cour, et qui longeaient des chambres ayant vue sur le jardin. Cette partie de l'un des grands bâtiments du Collège n'a plus la même hauteur qu'autrefois ^ Elle a été baissée d'un étage.
Dans les premières années du siècle présent, on y fit des travaux pour une appropriation nouvelle :
— salles de récréation au rez-de-chaussée du côté du jardin, salles d'étude au-dessus ; corridor en bas et corridor en haut du côté de la cour ; — au rezde-chaussée, il n'y a plus aujourd'hui que des salles d'étude ^. — Le corridor d'en bas, à l'extrémité duquel s'ouvre, à gauche, une porte pour entrer à l'Eglise St-Louis-de-Gonzague, et où était, à droite, le couloir de trois affreux petits séquestres, ce corridor est le prolongement de celui qui du réfectoire conduisait à l'escalier en pierre par où l'on montait aux apparte-
1. Anciennement, « la salle destinée pour soutenir les thèses ».
2. Les classes du Lycée, philosophie, rhétorique, seconde, etc., sont distribuées dans les salles de cette cour autrement qu'elles ne l'étaient autrefois.
3. Réunion d'étudiants choisis parmi toutes les classes, qui se livrent à des études et à des exercices particuliers. Voy. Les Jésuites par J. Huber, professeur de théologie catholique à l'Université de Munich ; trad. par Â. Marchand, Paris, 1875.
4. £n 1778, au premier étage, « des chambres servaient pour le pensionnat ». Arch. Dép. D. 10.
5. Une cour prise sur le jardin est attenante à ces salles d'étude.
ments du corps de logis de l'est. Entre cet escalier, qui subsiste encore, et le réfectoire, se trouvait « rinflrmerie^ distribuée en quatre chambres ».
Ces chambres ont été utilisées pour des classes. L'une d'elles a été récemment transformée en « cellier » .
L'espace qui sépare le réfectoire de la cuisine s'appelait « le lavoir ». Il y avait là une fontaine de marbre à nombreux robinets.
Nous ne saurions dire par qui fut faite la belle chaire du réfectoire, dont les sculptures sont remarquables. Dans le « compte » des Jésuites de 1652, il est constaté qu'il fut dépensé 350 liv. pour « boisement haut et bas d'une chambre.... et pour la chaire du réfectoire ».
Un sculpteur habile, Martin Caron, né à Abbeville (Somme) en 1626, était venu s'établir à Lescar, où il mourut en 1669. Etait-il dans cette ville en 1652 ? Rien de ce qu'ont dit de lui MM. P. Raymond^, Le Cœur ^ et Gorse *, n'^a pu nous l'apprendre. Le cas échéant, la chaire du réfectoire pour laquelle il fut dépensé, cette année, près de 350 liv., serait-elle son œuvre? On ne pourrait, tout au plus, que le supposer.
Le Collège des Jésuites avait son entrée principale, à l'ouest, par le portail de marbre ^ que l'on voit encore sur la rue St-Louis-de-Gonzague ; ce portail s'ouvrait sur une petite cour par où l'on arrivait à la « salle du parloir », qui communiquait, d'un côté, à « un maître escalier en pierre de taille, par lequel on
1 . L'infirmerie du Lycée est, depuis les premières années de notre siècle, à rétage'supérieur du pavillon de l'est, inondé de lumière et d'air salubre.