Promenades Archéologiques en Béarn^ p
4. Bulletin de [&§ociété Hes Sciences, Lettres et Arts de Pau, t. xvii.
5. Il sera décrit en détail lorsque nous aurons h dire comment 11 fut refait en 1766. — Le portail qui est à une petite distance de celui-là n'existe que depuis peu d'années.
montait aux appartements * » ; ce parloir, « le salon de la porte du Collège royal », comme on disait en 1692, communiquait, d'un autre côté, à l'église ; celle-ci joignait le pavillon du sud, appelé « le pavillon du clocher ».
Nous n'avons pu savoir ce qui se trouvait, comme inscription ou emblème, dans l'ovale et le carré de pierre superposés qui sont encore sur le mur au-dessus de la porte du parloir.
Quelques années avant 1830, sous le provisorat de M. Tabbé Ramond, on fît de l'ancien parloir du Collège une salle où les élèves étaient réunis, un jour de chaque semaine, pour entendre la lecture des notes Ce fut ensuite « la salle des externes » ; elle était ouvertepoureux,chaquejour,matinetsoir,l/4d'heure avant l'entrée en classe. On l'a appropriée, depuis quelques années, afin de l'utiliser pour l'enseignement.
Il a été dit plus haut que la grande construction longitudinale à l'ouest du Collège s'élevait à quelques mètres en arrière du mur qui borde la rue St-Louisde-Gonzague. L'espace, qui est vide aujourd'hui, entre ce mur et la construction en arrière, à droite et à gauche du portail de marbre, était occupé par des maisons où logeaient des locataires des Jésuites^. Ces maisons, chacune à un étage au-dessus d'une boutique dont l'entrée formait arceau, étaient louées pour 222 liv. en 1652 ; et, dans les « comptes » de 1662, on trouve qu'il fut perçu « du louage des boutiques, 117 liv. » Arch. Comm. de Pau, G G. 212. On voyait
1 . Cet escalier fut démoli vers 1830 ; les pierres de taille qui en furent enlevées servirent à construire l'escalier par où l'on monte à l'appartement du proviseur.
2. Les Bénédictins les louèrent aussi de 1778 à 1790. Gorêpte que les Bénédictins, desservant le Collège Royal de Pau, rendirent à la fiu de 1790 aux Administrateurs du district de Pau. — Nous tenons ce renseignement de Tobligeance de M. Lasserre, avocat, ancien bâtonnier.
encore, vers 1840, une de ces petites maisons entre le pavillon nord-ouest et le portail de marbre.
Ce qui était « l'église ^ » des Jésuites, entre le parloir et le pavillon du clocher, fut appelé « la chapelle » pendant les premières années du siècle présent. Depuis que Téglise St-Louis-de-Gonzague a été — il y a près de 40 ans — achevée et appropriée pour la célébration des offices, cette « chapelle », l'ancienne « église » des Jésuites, a été transformée. On y installa, d'abord, des salles de classe en bas ^, un dortoir en haut ^ ; et, plus tard, après 1869, il y a été pratiqué une large ouverture avec une espèce de portique par où l'on voulait faire l'entrée principale du Lycée ; on y a accès de la rue St-Louis-de-Gonzague par le second portail indiqué à la note 5 de la page 21.
Des trois longs murs, « hauts de sept pieds », que les Jésuites avaient élevés au pourtour du jardin, il n'en reste que deux, ceux de l'est et du sud; les demi-ronds qui se trouvent aux angles étaient des cabinets. Arch. Dép. D. 10. Le troisième mur au nord fut démoli et celui qui longe aujourd'hui la rue Barbalat a été construit, il n'y a pas bien longtemps, lorsque le Lycée céda à la ville, pour l'élargissement de cette rue, le terrain des deux allées de platanes qui sont là en bordure.
A l'est et au sud du Collège étaient les terres de la
1. « L'église est éclairée par cinq croisées du côté du levant (sur le parterre) ; la sacristie est aussi éclairée d'une croisée (c'est aujourd'hui une salle d'armes) ; il y a une chapelle de Sl-Joseph dans ladite église ; les murs au pourtour de la sacristie, do môme que ceux de l'église et corridor qui conduit uu clocher, seront rafraîchis en leur blanchissage au plâtre, et à laquelle sur toute leur face intérieure, on prenant la précaution nécessaire pour éviter que la peinture <les boisures, tableaux ou autrement ne soient dégradés par ledit blanchissage ». Texte de 1778, Arch. Dép. D. 10.