‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 35 sur 193 · Les classes de huitième, septième, sixième et cinquième · texte numérisé non relu

Les classes de huitième, septième, sixième et cinquième

3. Le corridor qui longe ce dortoir a remplacé la galerie qui conduisait à la tribune de l'église.

domenjadure * connue sous les noms de Lafitte, du Frexou ^ et de Batsalle^ qu'elle a eus du xvr au xix' siècles; c'est aujourd'hui le « Parc Beaumont », propriété communale ^ depuis le 13 mars 1878. Le terrain, où sont la maison du concierge, la grille et la serre à l'entrée du Parc Beaumont jusqu'à une petite distance en avant, était séparé de l'ancienne domenjadure par un chemin en contre-bas. Ce terrain ^ appartenait aux Jésuites ; le chemin qui le limitait, et tournait ensuite pour longer le mur de l'enclos du Collège ®, avait son amorce à la « côte de l'Ousse ^ ».

1. Domenjadure^ propriété noble. Dictionnaire Béarnais de V. Lespy et P. Raymond.

2. Frexou (Frexo, Fraixo) Freche, Dufrechou ; formes du mot béarnais rexouj anc. raxo, frône (lat. fraxinus). La lettre x tenait lieu de ch dans l'ancien béarnais. V. Lespy, Grammaire Béarnaise, 2« édit. p. 95.

3. De Batsalle, domenger de Lafltle. Arch. Dép. B.677. — Noble Théophile de Batsalle, sieur de Lafitte, de Pau. Arch. Dép. D. 10. — La date de la création du fief de Lafltte est antérieure à 1538. P. Raymond, Catalogue des maisons nobles du Béam.

4. Madame la comtesse de Noailies, née de Beaumont, demeurant au château de Buzet (Lot-et-Garonne), vendit à la ville de Pau, le 13 mars 1878, (pour la somme de 800,(X)0 fr.), la propriété sise en cette ville à côté du Lycée,

connue sous le nom de Beaumont et autrefois Batsalle M"« la coihtesse

de Noailies était propriétaire des immeubles vendus pour les avoir recueillis de la succession de M»* Marie-Ëlisabeth-Alzire de Beaumont, veuve de M. Christophe- Amable-Amédée comte de Beaumont, héritiers de M. le vicomte de Beaumont, ancien préfet des Basses-Pyrénées, qui avait acquis (en 1834, pour 30,000 fr.) le domaine, appelé successivement la domenjadure Dufrechou et Batsalle, de M. Brififault, aîné, propriétaire à Coarraze. (Etude de M« Laforgue, notaire à Pau . )

5. C'était un petit bien, appelé chapèu (chapeau, tricorne, peut-être à cause de sa forme triangulaire). Le sieur Jacques Elle l'avait acquis, le 30 messidor au IV, des Administrateurs du Dép. des Basses-Pyrénées, et l'avait vendu au sieur Mouhous, le 10 nivôse an XI. Il faisait partie de la propriété Batsalle, lorsque celle-ci fut achetée pour la somme de 30,000 fr. par M. le vicomte de Beaumont, le 30 novembre 1834. (Etude de M« Sempé, notaire à Pau.) — En 1790, petit champ que les Bénédictins avaient afifermé pour soixante livres au sieur Mathieu, cabaretier. Compte des Bénédictins, etc. ; voy. cidessus, p. 22, note 2.

6. Dans un relevé sommaire, conservé au Lycée, de pièces relatives au Collège dos Jésuites, on trouve qu' « en lti41, le 13 août, il y eut accord des Jésuites et de Fraixo pour le regard d'un chemin qui passe devant la maison de Laûtte (domenjadure de Batsalle), où l'on a le droit de passer avec charrette, chevaux et bétail » . — Cf. Arch. Dép. D. 10. Ce chemin est appelé « chemin du Freche » ou « chemin de Batsalle ». — Il aboutissait à l'extrémité de Tallée qui est à côté du bâtiment récemment construit pour le Jeu de Paume.

7. L'ancienne « côte de Blzaaos », celle qui conduit à la passerelle sur l'Ousse.

On le combla, lorsque fut construite la maison du Parc Beaumont, vers 1840.

Du bord de l'Ousse, on montait par un chemin fort raide au faubourg de la ville dans la direction de la rue Lacoudure (rue de Nay, aujourd'hui rue du Lycée). Les Jésuites cédèrent, dit-on, le 1"" novembre 1672, aux habitants de Bizanos un morceau de terrain pour y faire le chemin qui vient à Pau ^ Arch. Dép. D. 10. Le chemin existait déjà ; les Jésuites n'eurent donc à céder du terrain que pour le rectifier ou l'élargir sur quelque point. A l'endroit où il aboutit à l'ancienne rue Lacoudure (entre le Lycée et l'hôtel Beau-Séjour), il séparait le Collège d'une propriété appelée « la maison de campagne des Jésuites ». Arch. Dép. C. 1047. De là, le nom de « ménagerie ^ » qu'avait la cour du Collège qui était en face.

t. Voy. la note?, p. 24.

2. « Le mot ménagerie désignait autrefois un lieu placé dans le voisinage d'une maison de campagne et où Ton élevait des animaux domestiques. » Voy. Chérupl, Dictionnaire historique^ etc.

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