Voy. La France protestante
3. Voy. Arch. Comm. de Pau, GG. 21 1, où celte lettre est attribuée par erreur à Louis XIII.
deux Pères Jésuites qui lui fut envoyée, l'année dernière, du Collège royal de ma ville de Pau.
Et parce que je sçay qu'à faute d'instruction la plus grande part des peuples de ces quartiers vit presque sans discipline et sans religion, et qu'il n'est pas moins nécessaire de s'employer pour leur salut que pour leur conservation, je vous fais cette lettre avec l'advis de la Royne Régente, ma mère, pour vous dire que, comme j'approuve l'arrivée de ces deux Pères Jésuites dans Sainte-Marie et que je la juge très utile pour amener par leur doctrine et par leur exemple mes sujets de cette ville et des autres lieux de leur voisinage dans la pratique de la vertu et dans la profession de la religion catholique, apostolique et romaine, je désire que, pour favoriser cet establissement en cette ville, vous leur donniez toute l'assistance qu'ils auront à désirer de vous en tout ce que je dois attendre ^ pour seconder et reconnaître ma pieuse intention.
Cependant, je prie Dieu qu'il vous ait, Monsieur l'évéque d*01oron, en sa sainte garde. — Escrit à Fontainebleau, ce onz« jour d'octobre 1645. — Louis.
Louis XIV voulait, en 1645, que Ton favorisât rétablissement des Jésuites en Béarn pour le salut de ses sujets « religionnaires ». Quarante ans après, — lorsqu'il eût révoqué Tédit de Nantes, cet édit de tolérance qui est l'impérissable honneur de son aïeul, le Béarnais — des gens de guerre vinrent ici, au nom de Louis XIV, pour opérer la conversion des protestants ^, comme on l'opérait ailleurs, sans pitié, par les Dragonnades ^.
Les Jésuites avaient eu d'heureux succès à Sainte- Marie. On leur fit des donations. Notamment, les sieurs de Lassus et de Loustaunau donnèrent 3,075 liv. pour le paiement de la propriété « du Habeau », que