E. GauUieur, Histoire du Collège de Guyenne
3. Madeleine de Marrel, veuve de M. de Navaiiles, syndic do Béarn, déclarait dans son testament — 7 sept. 1652 — que son fils Henry, jésuite, étant, par sa profession et les règlements du Roy, incapable de toute succession, elle ne lui laissait rien, « lui donnant seulement, disait-elle, ma bénédiction ». Arch. Dép., £.2043.
4. Archives Départementales, D. 5 ; Inventaire, t. m, p. 2, où Ton voit qu'il y eut aussi au Collège des « réceptions de coadjuleurs temporels ». — Cf. Dugenne, Panorama historique, etc. — Les coadjuteurs temporels, appelés aussi coadjuteurs laïques, prononçaient les premiers vœux, mais sans aucune solennité. On employait les coadjuteurs temporels aux services infimes de la maison.
Les scolastiques étaient sans doute des écoliers fort sages. Ce que nous allons dire ne peut, semble-t-il, se rapporter qu'à des externes qui auraient été retenus dans l'établissement, après les classes, une partie de la journée. Échappant à la surveillance, ils faisaient des bris dans la maison ; ils se répandaient dans l'enclos, et, oublieux du commandement « le bien d'autrui tu ne prendras », ils ne ménageaient guère les clôtures et les fruits des Révérends Pères. En 1662, nos Jésuites se firent payer 300 livres pour « le dommage fait par quelques écoliers dans la maison et dans l'enclos^ ».
Au bas du programme des classes (second semestre de 1690, voy. ci-dessus, p. 68) se trouve l'indication de divers exercices scolaires, tels que déclamât iones, lectiones, disputationes. Les élèves lisaient des compositions qu'ils avaient faites; ils récitaient des pièces de poésie ou déclamaient des morceaux des classiques. On soutenait des thèses ; on discutait avec ardeur. Quelques-uns de ces exercices étaient entourés de pompe. Les Jurats, le clergé, les membres des États, ceux du Parlement y assistaient. Le 16 juillet 1689, la cour ne tint pas audience l'après-midi, parce qu'elle était allée chez les Jésuites à la soutenance de thèses qui lui avaient été dédiées^. Le 16 septembre 1708, l'écolier Charles Sales, de Pau, soutint une thèse de philosophie. On en trouve aux Arch. Dép., D. 4, le programme qui avait été imprimé par Jérôme Dupoux^.