‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 59 sur 193 · Arch. Dép., B · texte numérisé non relu

Arch. Dép., B

3. Voici doux des propositions contenues dans les 16 paragraphes du programme :—« Phllosophia... beno definllur scientia veritatis et honestatis, quantum solo lumine naturali cognosci possunt. Quatuor facultates prsBcipuas complectitur Logicam... Metaphysicam... Physicam... Moralem...»— «Meteora ignita sunt fulgur, tonitru, fulmen, quaî omnia pro causa habeut ezhalationem in nube accensam. »

Elle était dédiée à M. Charles Deschiens de La Neuville, président au Parlement de Navarre.

Les exercices publics des élèves du Collège de Pau avaient lieu dans la grande salle, au rez-de-chaussée, du pavillon nord-ouest, où le Lycée fait actuellement, chaque année, la distribution des prix.

Il y avait aussi de ces distributions chez les Jésuites. Le premier prix de discours de la classe d'humanités fut remporté en 1678 par Jean-Pierre Bordalongue (d'Oloron). Le vicomte de Rébénac ^ , Arnaud de Labarte, conseiller honoraire au Parlement, sénéchal de Béarn, avait donné pour ce prix un beau volume^, Za Pucelle, de Chapelain 3. C'est un grand in-4*' de 522 pages. On lit sur la couverture, en lettres d'or, les nom et qualités du donateur, et, au verso, est écrite à la main cette mention : Dono Domini de Labarte, vicecomitis de Rebenac et Benearniœ sérieschalli, Primum Prœmium stricta oratione merito consecutus est, in scola humanitatis, Joannes Petrus Bordalongue, anno 1678. — In Reg. Colleg. palensi Soc. Jesu. — Ita testor J. P. Casedepatz, rector eiusdem Collegij.

On sait (voy. p. 19) que « la salle des thèses » était aussi la « salle de tragédie ». C'est là que les Révérends Pères faisaient donner par leurs élèves des représentations théâtrales. Il est probable que tout, la scène, le semblant de coulisses, le parterre, les galeries, y était alors disposé comme on le voit aujourd'hui dans notre salle de distribution des prix. Le peu qu'il y a de peintures et de décors a dû être plus d'une fois rafraîchi et refait. Au milieu du cintre,

1. Les seigneurs de Rébénac étaient des amis des Jésuites du Collège de Pau Ils leur prêtèrent de l'argent plus d'une fois. Arcli. Comm. de Pau, GG. 212.

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