X INTRODUCTION
Ils y prenaient aussi leurs repas, et la pitance n'était guère plus chère que le gîte. — Quels étudiants de nos jours voudraient d'aussi peu d'aisance ? Il n'était pas alors question de confort. Avec plus de luxe (ce qui n'est pas un mal, à condition qu'ils n'en abusent point), ils ne sont pas plus gais et contents que les autres ; ils ne se portent pas mieux. Travaillent-ils davantage, ont-ils plus de valeur? C'est bien possible, mais je ne puis l'affirmer. — Laudator temporis acti; — rengaine! disent en leur langage les « jeunes » de nos jours. Henry Maret, un publiciste renommé, qui, par son âge et ses opinions, ne saurait leur être suspect, écrivait, hier, vertement, dans un journal * que ces « jeunes » valent beaucoup moins que leurs aînés de 1830.
Après Bosquet, Victor Lefranc et Pelletan, -— vinrent dans les classes de notre Collège : Patrick O'Quin, qui eut tant d'esprit, fut si divers, et toujours si brillant; Charles Chesnelong, studieux, ardent et doux tout ensemble, dont la parole, au service des intérêts catholiques, a aujourd'hui tant d'éclat.» • Parmi les anciens professeurs du Collège, quelquesuns avaient presque comme un renom pour des qualités tout autres que celle de savants. On nous avait appris quelques fables de La Fontaine; il nous en souvenait pour dire de l'un d'eux : « Mendiboure, à la voix de Stentor. » M. Mendiboure ^ professeur de sixième, avait une magnifique voix de chantre. Il