‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 70 sur 193 · En 1690, ils n'en avaient que deux; voy. p · texte numérisé non relu

En 1690, ils n'en avaient que deux; voy. p

que le jeune élève se trouve suffisamment instruit lorsqu'il parvient à la philosophie. A la connoissance du latin et du grec, les Bénédictins joignent celle de l'allemand, de Tanglois, de l'espagnol, de l'italien; ils ajoutent divers exercices journaliers propres aux arts les plus utiles et les plus agréables, tels que le dessin, la musique, etc., avec cet avantage que l'utilité des maîtres ne sera point bornée à l'intérieur du Collège ; certains d'entre eux auront le loisir de se répandre dans la ville, d'autres pourront instruire dans le couvent ceux des citoyens qui voudront l'être. Ils proposent le même nombre de professeurs que les Barnabites pour la philosophie et la théologie. On peut espérer, si ce plan s'exécute, que dans peu d'années les lumières succéderont à la barbarie ^ dans des climats où il ne manque à l'esprit que d'être cultivé.

« Les plans demeurent dans l'ordre des imaginations brillantes s'ils ne sont ponctuellement exécutés. On doit s'attendre que les magistrats chargés par état de surveiller cette portion précieuse de l'ordre public, ne négligeront rien pour procurer à leur patrie tous les avantages qu'elle en doit espérer ; mais leur zèle doit être secondé par le corps religieux auquel le dépôt de l'éducation sera confié, et dans l'ordre des vraisemblances on doit compter davantage sur celui dans les mains duquel se trouvent les moyens les plus étendus et les plus grandes facilités pour l'exécution.

« Les Bénédictins sont dans ce cas; leur Congrégation est beaucoup plus nombreuse que celle des Barnabites, elle est encore beaucoup plus riche, et ces richesses qui leur sont depuis si longtemps

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