‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 73 sur 193 · Archives Départementales, D · texte numérisé non relu

Archives Départementales, D

sujets, prêtres, séculiers ou réguliers, qui aspiraient aux places, à concourir pour cet objet important. Il croyait encore qu'il serait aisé de trouver à Paris, où les bons sujets sont plus nombreux que dans les provinces, tous ceux qui seraient nécessaires pour remplir l'état de professeur; pour cela il offrait d'employer, si MM. les autres Commissaires le jugeaient à propos, ses amis et tout son crédit. — D'autre part, M. de Cassaigne fut prié d'écrire au supérieur de la maison des Doctrinaires, à Tarbes, pour l'exhorter d'envoyer incessamment le plan d'éducation qu'un religieux de cette maison avait annoncé dans deux lettres adressées, l'année précédente, au maire de la ville. — Enfin, dans la même séance, on arrêta qu'un second plan d'éducation, présenté celui-là au nom des Bénédictins de Saint-Maur, serait reçu, lu et attentivement examiné, « pour être sur le tout délibéré ainsi qu'il appartiendra ».

Deux mois s'étaient écoulés depuis que le Parlement avait arrêté, le 5 juin 1764, qu'il y avait lieu de surseoira l'enregistrement des lettres-patentes favorables aux Barnabites. M. l'Intendant d'Etigny reçut, à ce sujet, de M. le comte de Saint-Florentin une lettre écrite en termes fort sévères à l'adresse du Parlement :

A Compiègne, ce 4 aoust 1764.

Vous n'ignorez pas sans doute, Monsieur, les difficultés que le Parlement de Pau a apportées à l'enregistrement des lettrespatentes que le Roy lui a adressées pour régler l'état du Collège royal de cette ville. Il les a portées trop loin par les intrigues d'un Bénédictin et peut-être encore plus par la division qui règne dans cette compagnie ; ce n'est même qu'après avoir différé pendant plus de six mois de les présenter, et après avoir excité sous main les Etats, qui, il y a un an, avoient demandé au Roy les Barnabites avec instance ^, à changer de langage, que le Parlement

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