Voy. ci-dessus, p
s'est porté à faire un arrêté dont vous avez sûrement jugé mieux que personne.
Le Roy est fatigué et mécontent de cette conduite. Il s'agit d'un Collège fondé par Louis XIII, qui ne subsiste que par ses dons, et sur lequel il ne peut par conséquent appartenir qu'au Roy de décider; et si Sa Majesté n'étoit pas toujours remplie de bonté, de sagesse et de modération, il dépendroit d'Elle de l'anéantir en cessant de lui continuer les libéralités des Roys ses prédécesseurs.
Il est inconcevable que ce Parlement n'ait pas senti le danger auquel il exposait cette ville et cette province. Aussi paroit-il que ce qui s'y est passé jusqu'icy n'est que la suite des intrigues de ceux qui se sont mis en tête de le conduire. Le Roy en est très bien informé, et je ne vous cacherai pas qu'il sçaitque c'est le président Duplaa qui mène cette intrigue, comme bien d'autres, dont il pourra par la suite avoir à se repentir, s'il ne prend un meilleur parti.
Sa Majesté m'a permis de vous en écrire, afin que vous fassiez ce qui dépendra de vous, pour faire entendre raison à ce président et à ceux qui sont les mobiles de difficultés si mal placées. J'envoye par son ordre des lettres de jussion qui doivent leur faire voir que le Roy est résolu à soutenir sa loy et à -faire finir cette résistance.
Comme vous avez sûrement des amis et des personnes de confiance en ce Parlement, vous tâcherez de faire en sorte que cette loi soit enregistrée, sans qu'il soit besoin de présenter les lettres de jussion. J'inspire la même chose à M. le président de Doat par la lettre que je lui écris aujourd'huy, et vous ferez bien de vous concerter avec lui, le Roy voulant absolument que cette affaire finisse de façon ou d'autre, mais le Parlement lui plairoit plus de la terminer sans lettre de jussion.
Je ne doute point que vous n'entriez avec zèle dans ses vues, et vous aurez pour agréable de m'en mander le succès. Mais vous ne ferez de cette lettre que l'usage que vous jugerez nécessaire, puisque vous voyez la confiance avec laquelle je vous l'écris. — On ne peut. Monsieur, vous honorer plus parfaitement que je le fais^. — Saint- Florentin.
Que s'était-il passé au Parlement ? A quelles intrigues avait-il obéi ! A aucune, d'après le rapport