‹ Histoire du materialisme et critique de son importance à notre époqueChapitre 40 sur 58 · SUIV · texte numérisé non relu

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l'argent emprunté sous forme de giiinces valant 10 ou 14 shillings, dul être remboursé en guinées de 20 shillings. » On sait que Marx est aujourd'hui l'écrivain qui connaît le mieux l'histoire de l'économie politique ; or Marx soutient plus loin que les renseignements les plus précieux apportés par Locke à la théorie des monnaies n'étaient qu'un pâle reflet des idées que, dès 1682, Petty avait publiées. Voir Marx, J)as Kapital, Kritik der polit. Oekonomie, Hambourg, 1867, I, p. 60.

75 [page 286]. Voir le récit contenu dans 1' « épitre au lecteur », qui précède VEssay concerning human ander standing. Voir aussi Hettner, Literatur g esch. d. 18 Jahrh., 1, p. 130.

76 [page 287]. L'image de la « table où il n'y a rien d'écrit » se trouve chez Aristote (a). Locke (5) compare simplement l'esprit à du « papier blanc », et ne dit rien de lopposition établie par Aristote entre la possibilité et la réalité. Or ici précisément cette opposition a une grande importance, la « possibilité » aristotélique de recevoir tous les caractères d'écriture, étant regardée comme une propriété réelle de la table et non comme la possibilité idéale ou l'absence de circonstances défavorables. Aristote se rapproche donc de ceux qui, comme Leibnitz et, plus savamment encore, Kant, n'admettent pas, il est \Tai, des idées toutes faites dans l'âme, mais bien les conditions de possibilité de ces idées ; de sorte qu'au contact du monde extérieur naît précisément le phénomène que nous appelons idée, avec les particularités qui constituent l'essence de l'idée humaine. Ce point, savoir : les conditions préalables et subjectives de l'idée comme base de tout notre monde des phénomènes, n'a pas fixé suffisamment l'attention de Locke. — Quant à la thèse : I\'ihil est in intellectu, quod non fuerit in sensu, que Leibnitz, dans sa polémique contre Locke, complète en disant : Nisi intelleclus ipse (c), saint Thomas d'Aquin aussi enseignait que l'acte réel de la pensée chez l'homme ne se réalisait que par le concours de l'intellect et d'un phénomène sensible. Mais, d'après la possibilité, notre esprit possède déjà en lui-même tout ce qui est imaginable. Ce point important perd toute signification chez Locke.

77 [page 289]. Quant à la pensée que l'Etat devrait accorder la liberté religieuse, Locke avait été précédé entre autres par Thomas Monis (d) et Spinoza. Sur ce terrain donc aussi il dut son influence (voir note 74) moins à l'originalité de ses pensées qu'au développement opportun et fructueux d'idées qui répondaient à l'état nouveau des esprits. — Quant à sa radiation des athées et des catholiques sur la liste de ceux à qui la liberté religieuse devrait être accordée, voir Hettner, I, p. 159 et suiv.

78 [page 290]. Voir sur Toland, notamment en ce qui concerne son

(a) nio". '\>rf.\. III, ch. IV.

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