‹ Histoire du merveilleux dans les temps modernes (volume 2)Chapitre 14 sur 68 · K-J II I S 1 ( » IK E I) V M K II V E 1 1 L E U X · texte numérisé non relu

K-J II I S 1 ( » IK E I) V M K II V E 1 1 L E U X

vulgaires à une admiration idolâtre. Sa plus grande force était dans la fascination puissante qu'il exerçait sur tout ce qui approchait de lui. On lui prêtait toutes sortes de sciences et de facultés merveilleuses.

Voici sous quels traits le peint un contemporain, qui assure l'avoir connu particulièrement :

« Docteur initié dans l'art cabalistique, dans cette partie de l'art qui fait commercer avec les peuples élémentaires, avec les morts et les absents, il est riose-Croix, il possède toutes les sciences humaines, il est expert dans la transmutation des métaux, et principalement du métal de l'or; c'est un sylphe bicnl'aisant. qui traile les pauvres pour rien, vend pour qmdquo chose l'immortalité aux riches, renferme, par ses courses vagabondes, les espaces immenses des lieux dans le court espace des heures'. »

Bordes, dans ses Lettres sur la Suisse, qualifie Cagliostro dliomme admirable. « Sa figure, dit-il, annonce l'esprit, décèle le génie; ses yeux de feu lisent au fond des âmes. Il sait presque toutes les langues de l'Eui^ope et de l'Asie; son éloquence étonne, entraîne, même dans celles qu'il parle le moins bien. »

La Gazette de santé complétait la peinture de ce personnage par quelques traits plus vulgaires, mais plus caractéristiques :

f M. le comte de Cagliosiro est possesseur, dit-on, des secrets merveilleux d'un fannuix adepte qui a trouvé l'Élixir de vie.... 11 ne se couche jamais que dans un fauteuil; il ne fait qu'un repas avec des macaronis. Il apporte la véritable médecine et chimie égyptienne, et propose cinquante mille écus pour fonder un hôpital égyptien. Il ne communique point avec les gens de

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