Tome III, de cet ouvrage, p
tisme ; mais un jour viendra, et ce jour est probablement peu éloigné, où les hommes qui ont étudié sérieusement la science que nous cnh'nons montreront au monde savant des choses qui confondront les principes arrêtés, qui abîmeront les systèmes reçus, etc. *. »
Mais ces systèmes seraient tout abîmés et ces principes tout confondus, si nous étions obligé de croire que la volonté ait contribué pour quelque chose à la production du phénomène suivant, que M. Ricard raconte dans sa huitième leçon.
« Un matin, dit Jl. Ricard, que je me promenais sur la belle promenade du Peyrou, à Montpellier, quelques nuages vinrent obscurcir la pureté du ciel, naguère si serein : une pluie douce répandait sur les beaux arbres de ce lieu délicieux les bienfaits d'une fraîcheur modérée. J'essayai de donner aux nuées qui se trouvaient au-dessus de ma tète une impulsion assez vive, dans le sens du courant qu'elles suivaient. Le hasard voulut qu'au bout de quelques minutes il cessât de pleuvoir à la place où je me trouvais, tandis que l'eau du ciel continuait de tomber sur tous les autres points de la promenade. Ce hasard n'est-il pas singulier?... »
Très singulier assurément; mais quelle autre épitlièle donner à ce hasard, quand nous allons voir le même phénomène serepi^oduire encore, et dans une circonstance plus solennelle, à la volonté du magnétiseur?
Cette fois, M. Ricard est à Toulouse, chez M. Edouard dePuycousin, au milieu d'une réunion composée de littéi\ateurs, de médecins et d'artistes. On entreprend le magnétiseur sur son art, et comme justement ilcom-
1. Traité théorique et pratique du magnétisme animal, p. 313.