‹ Histoire du merveilleux dans les temps modernes (volume 2)Chapitre 39 sur 68 · IV · texte numérisé non relu

IV

mariés ensemble par le mouvement circulaire du fuseau, un lil pins ou moins solide, dont la longueur n'a de limites que la quantité de la matière et la volonté de l'homme, et l'on se convaincra, dis-je, que le mariage des différents fluides produit ici un effet analogue, c'esl-à-dire une espèce de cordon sympathique sans solution de continuité, d'un escargot à l'autre, avec cette différence unique que ce cordon est un fluide, et qu'à ce titre il est iadéfinimcnt élastique en longueur ou en largeur, ce qui le rend essentiellement mobile.

» Les expériences faites par MM. Benoît et Biat, à l'aide de ballons, dans l'atmosphère, ne laissent pas de doute, d'ailleurs, sur ce point, que la terre est le conducteur de ce cordon sympathique combiné qui forme ce fluide et ce qui est connu ensuite, de l'inconductibilité électrique de l'air. Pour communiquer à travers l'atmosphère ou dans l'atmosphère, il faut un conducteur particulier qu'il est facile, d'ailleurs, d'établir en laissant descendre à terre un 111 quelconque mobile, bon conducteur électrique.

» Cependant, pour que la communication s'établisse, il ne suffit pas qu'il y ait sympathie escargotique, il faut encore supposer qu'il y a sympathie harmonique entre les individus qui veulent correspondre, et cette sympathie harmonique, c'est à l'aide du magnétisme animal qu'on l'obtient et en unissant ensemble, comme je l'ai dit, le fluide sympathique escargotique, le fluide magnétique minéral et adamique, sous l'influence du fluide minéral galvanique.

» Ce n'est pas ici le lieu d'entrer dans la question de savoir quelle analogie il peut y avoir naturellement entre ces différents fluides ; j'insiste seulement sur la nécessité de leur union, qui est le fait capital de la découverte, et sans lequel rien de tout ce qui précède n'est possible.

» Or, étant donnée la conanotion escargotique instantanée et à distance par sympathie, la fin de la découverte ne consiste plus que dans la connaissance de l'appareil à l'aide duquel cette commotion s'obtient, et dans les dispositions adoptées pour faire servir cette commotion à la transmission de la pensée.

» Cet appareil se compose d'une boîte carrée en bois, dans laquelle se meut une pile voltaïque dont les couples métalliques, au lieu d'être superposés comme pour la pile de V^olta, sont disposés par ordre et attachés dans des trous pratiqués à cet eflet dans une roue ou plateau circulaire eu bois, mobile autour de sou axe en fer.

» Aux ilisques métalliques qui fornieiil les couples de la pile lie Volta, MM. Benoit et Biat ont substitué d'autres couples en forme de godets ou auges circulaires, et composés d'un godet ou auge en zinc garni en dedans de drap préa'ablement trempé dans une dissolution de sulfate de cuivre et maintenu à l'aide d'une lame de cuivre rivée avec le godet.

» Au fond de chacune de ces auges, ils ont fixé, à l'aide d'un mélange dont la composition sera indiquée, un escargot vivant, préalablement préparé et choisi, afin que là il puisse s'imprégner de l'influence galvanique, qui doit se combiner ainsi avec l'influence électrique qui sera développée lorsque la roue qui forme la pile sera mise en mouvement, et avec elle conséquemment les escargots qui y sont fixés.

» La beite dans laquelle cette roue ou pile mobile est renfermée peut être d'une forme et d'une substance quelconques, mais elle est nécessaire pour soustraire les escargois à l'influence atmosphérique. Dans tous les cas, elle est essentiellement mobile et portative.

» De plus, chaque auge ou godet galvanique est établi sur un ressort, de manière à former ainsi comme une espèce de touche élastique dont le mouvement est utilisé pour l'appréciation de la commotion escargotique.

» Or, on comprend maintenant que l'ensemble d'un appareil de correspondance suppose nécessairement deux appareils particuliers ou instruinents, disposés comme celui que je viens de décrire, et avec l'attention spéciale de mettre, dans les auges de l'un, des escargots sympathiques avec ceux des auges de l'autre, de manière que la commotion escargotique puisse partir d'un point précis de l'une des piles pour aller de là à un point également précis de l'autre, et réciproquement.

» Et ces dispositions comprises, le reste vient de soi-même : MM. Benoît et Biat ont fixé sur les roues des deux instruments et à chacune des touches sympathiques entre elles, des lettres correspondantes, de sorte qu'ils en ont fait des espèces de cadrans alphabétiques et sympalliiques, à l'aide desquels la conimunicalion de la pensée se fait ainsi naturellement et instantanément à toutes les distances par l'écriture de la pensée elle-même, dont la commotion escargotique indique les lettres.

» Il ne suffit plus, pour pouvoir correspondre, que de se mettre en présence de ces deux instruments, à une même heure, et d'être dans les conditions de sympathie harmonique dont j'ai parlé; et. si les expériences faites par les physiciens

Steinheil, à Munich, et Matteucci, à Pise, ont permis, depuis 1845, de réduire les conducteurs métalliques de la télégraphie électrique à un seul fil pour chaque télégraphe, la découverte de 3IM. Benoît et Biat, comme on voit, les supprime tous.

» I/appareil que je viens de décrire ayant la forme d'une boussole marine, on lui a donné de même le nom de boussole, en ajoutant, pour caractériser son usage, la qualification de pasilaliniquc, qui signifie parole ou langage universel, et, de plus, celle de sympathique, qui indique le moyen dont on se sert. » Les boussoles pasilaliniqnes sympathiques, que M. Benoît vient d'établir ont plus de deux mètres de hauteur. Elles ont ainsi une grande dimension, parce qu'il a voulu y adapter des leltres ou signes alphabétiques de toutes les langues en usage, ainsi que ceux de l'alphabit universel pasilaliniquc qu'il a créé, et dont il sera parlé plus tard, puis les signes de ponctuation et ceux des nombres; mais on conçoit que le nombre des couples ou des touches escargotiques nécessaire pourrait être rigoureusement réduit aux vingt-cinq lettres de la langue française, et comme on peut, de plus, prendre des escai'gots de toutes les grosseurs, et qu'il y en a de très petits, de petits même comme des tètes d'épingles, il s'ensuit que l'on doit comprendre que l'instrument, qui peut avoir toutes les formes, peut accepter aussi toutes les dimensions, depuis les plus grandes jusqu'aux plus petites, et qu'on en pourra avoir de grands comme le cadran d'une grande horloge, d'autres comme celui d'une pendule, et puis enfin d'autres plus petits comme celui d'une montre de poche.

» Je ne parle pas de la matière ni de la manière dont pourra être faite la boite de l'appareil; mais on a dû comprendre que toutes les matières, métalliques ou autres, pouvant être employées, la boussole pasilaliniquc sympathique est destinée à devenir un meuble obligé, ou même un bijou intéressant, qui, parmi toutes les fantaisies artistiques qu'il ne manquera pas de faire naître, trouvera nécessairement sa place partout, depuis le cabinet administratif des gouvernements, jusqu'à la plus hunîble chaumière, sans oublier, chemin faisant, le boudoir.

» Après ces explications préliminaires obligées de l'expédence, j'arrive enfin à l'expérience elle-même. »

Ici nous n'accordei'ons plits la parole à noire auteur, pour cause de suspicion légitime. Le récit qu'il

donne de Texpérience qui fut faite par Benoît (de l'Héraull) est, en effet, enjolivé de manière à donner une idée tout à. fait inexacte de cette expérience et de ses résultats.

Qu'était-ce pourtant que ce Benoît (de l'Hérault) et ce Biat-Chrélien, que le mémoire dont nous venons de donner un si long- extrait, place aux bords lointains de l'Amérique ? Ce Biat n'était qu'un èlre imaginaire, que l'innocente création de l'esprit halluciné de Benoît. Jamais homme du nom de Biat-Chrétien ne s'était rencontré, dans les parages de l'Amérique, pour s'occuper, en même temps que Benoît, de la sympathie des escargots, et pour appliquer cette animale faculté à l'invention d'une boussole j^asilallnique, adamiqiiey sym])aihiqîie, et autres choses fantastiques.

Ce Benoît lui-même était un homme qui s'était adonné depuis sa jeunesse à ce que l'on nomme les sciences occultes. A force de rêver et d'élucubrer sur la magie et sur l'astrologie, sur Cagliostro et sur Mesmer, en entremêlant le tout de certaines études sur l'électricité et sur ses mystères, Benoît avait accordé un tel empire à la folle du logis qu'elle avait fini par ébranler son intellect. Benoît était certainement un halluciné. La folie n'exclut pas, d'ailleurs, une certaine habileté pour atteindre un but désiré ardemment. On va en avoir la preuve.

M. Triât est le fondateur du plus ancien gymnase de Paris. En 1849 ce gymnase était situé avenue Montaigne.

En celte année 1849, Benoît vint un jour faire part 3 M. Triât d'une découverte qu'il aurait laite pour transmettre la pensée à de grandes dislances, sans aucun intermédiaire, grâce à un procédé qui était bien supé-

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rieur au télégraphe éleclriqiie. Il avait, dit-il à M. Triât, tout l'appareil dans la tèle : il ne restait qu'à le con-» struire. Seulement, son défaut de ressources, ou plutôt sa misère, lui ôtait les moyens d'exécuter l'instrument, fort simple, d'ailleurs.

« Et que vous faudrait-il, lui dit M. Triât, pour construire cette machine?

— Quelques morceaux de bois et un ouvrier ■>, dit Benoît.

Il ne manque ni de l'un ni de l'autre dans un gymnase. M. Triât conduisit l'inventeur dans son atelier de menuiserie,

« Faites, lui dit-il, taillez, construisez. Outils et ouvriers sont à votre disposition. »

M. Triât fit plus : le futur inventeur de la boussole p as ilal Inique, adamique^ sympathique, n'avait ni pain ni asile. Il loua pour lui une chambre, et se chargea de pourvoir à sa nourriture.

Les choses marchèrent ainsi pendant près d'un an. Au bout de ce temps, toujours défrayé par son protecteur, Benoît n'était encore parvenu à aucun résultat. Il était évident qu'en s'adressant à M, Triât, il avait voulu trouver, non les moyens de mettre en pratique une découverte déjà faite, mais l'avantage de se livrer tout à son aise aux recherches qui devaient amener cette découverte.

L'appareil pour lequel il n'avait demandé que trois ou quatre morceaux de bois, finit pourtant par apparaître. C'était un énorme échafaudage formé de traverses de trois mètres de longueur, supportant cette prétendue pile voltaïque dont M. AUix nous donnait tout à l'heure une description plus ou moins claire, et dans l'intérieur de laquelle de pauvres escargots

LES tSCARGOTS SYMPATHIQUES. '231

vivants étaient collés de distance en distance. C'était là la boussole pasilalinigue, adamique, sympathique. En face de cet appareil s'en dressait un autre, en tout semblable. Les vingt-quatre lettres de l'alphabet étaient placées sous les vingt-quatre escargots fixés dans l'une et l'antre prétendue pile. Benoît assurait qu'en approchant un escargot convenablement préparé de l'un des escargots alphabétiques, l'escargot correspondant à la même lettre dans l'appareil opposé devait s'agiter, montrer les cornes, et servir à transmettre ainsi à distance et sans aucun intermédiaire, des lettres, et par conséquent des mots, des phrases et des idées.

Telle était la correspondance instantanée, ou la communication de la pen.-ée due au fluide sympathique de la gent escargote.

L'éloignement le plus considérable, entre les deux appareils, ne devait apporter aucun obstacle à la transmission des signes. L'une des boussoles élanl à Paris et l'autre aux antipodes, la certitude et la rapidité de la transmission ne devaient en rien soultVir d'un tel éloignemenl.

En preuve de ce fait, Benoît affirmait qu'un de ses amis, nommé Biat-Cbréticn, habitant de l'Amérique, avait construit, d'après les indications qu'il lui avait successivement transmises, un appareil semblable à celui de Paris, et que chaque jour ils échangeaient entre eux une correspondance et des signaux. L'ancien et le nouveau monde se trouvaient ainsi en rapport continuel, sans intermédiaire apparent, dans la personne de M. Benoit (de l'Iléraull), inventeur français, et de M. Biat-Chrétien, citoyen de la jeune Amérique.

Il n'y avait pas grand mal à se laisser conter toutes ces histoires, puisque l'expérience devait prompte-

ment faire apprécier leur réalité. M. Triât trouvait toutefois que ce moment était long à venir, puisque un an entier s'était écoulé, comme nous l'avons vu, depuis qu'il avait accueilli pour la première fois l'inventeur.

11 fallut iDien pourtant que ce dernier s'exécutât. Après bien des retards et des faux-fuyants, la séance dans laquelle la boussole pasilalinique, sympathique, devait être soumise à une expérience sérieuse fut lixée au mercredi '2 octobre 1850. Benoît assurait s'être mis en correspondance, le lundi 30 septembre, avec Biat- Chrétien, en Amérique, lequel, sans quitter ce pays, devait assister à toutes les expériences qui se feraient à Paris ce jour-là et à l'heure fixée.

Le 2 octobre, en eifet, M. Triât s'étant rendu chez Benoît, celui-ci, à l'aide de l'une des deux boussoles, avertit (il l'assura du moins) son correspondant américain de se tenir à son poste.

Il semble que., pour pareille expérience, les deux boussoles auraient dû être établies, sinon d'un bout de Paris à l'autre, du moins dans deux pièces séparées. Benoît s'autorisa de certains défauts accidentels de la construction provisoire des deux boussoles, pour demander qu'elles fussent placées l'une et l'autre dans sa chambre. Forcé d'en passer par là, M. Triât laissa les deux appareils placés en regard l'un de l'autre, séparés seulement par l'intervalle de la largeur de la chambre.

Il y avait loin de cette distance à celle qui sépare l'Amérique de l'Europe; mais il fallut se conformer aux désirs de l'opérateur.

M. Triât aurait voulu, au moins, qu'un corps opaque, un paravent, une cloison de planches, fussent interposés entre les deux appareils. Cette condition si simple ne fut même pas accordée.

Et pourtant l'expérience ne fut qu'une véritable mystification. M. Jules Allix, était chargé d'envoyer les signaux en toucliant les escargots qui représentaient les lettres alphabétiques, et de composer ainsi des mots. Benoît, placé devant l'autre boussole, devait recevoir les lettres et les mots désignés sur sa propre boussole par les mouvements des escargots correspondant aux mêmes lettres. Mais, sous différents prétextes, Benoît allait sans cesse de l'un à l'autre appareil, de sorte qu'il n'eut pas grand'peine à reproduire, avec sa boussole animée, les lettres envoyées par M. Jules Allix.

M. Triât observait tout ce manège en se mordant les lèvres.

La transmission ne fut pas, d'ailleurs, aussi fidèle qu'elle aurait pu l'être avec le système commode de va-et-vient que se permettait le prétendu inventeur. M. Jules Allix avait transmis, en touchant ses escargots dans l'ordre voulu, le mot gymnase; Benoît lut sur sa hou>^o\e\e mol g ijmoate. Puis, M. Triât opérant luimême, envoya les deux mots lumière divine à M. Jules Allix, qui lut sur sa boussole lumhere divine.

Mais tout cela n'était qu'une comédie, prâce aux voyages incessants que l'inventeur faisait d'une boussole à l'autre, sous le vain prétexte de surveiller le jeu du mécanisme des deux appareils.

Benoît fut ensuite prié de se mettre en rapport avec son Américain, qui était censé à son poste de l'autre côté de l'Atlantique. Il procéda, avec le plus grand sang-froid, à ce fantasmagorique appel. 11 approcha un escargot, qu'il tenait à la main, des quatre escargots correspondant au mot Biat; puis on attendit la réponse d'Amérique. Au bout d'un certain temps, quelques escargots ayant montré les cornes, en réunissant

avec plus ou moins d'art les lettres ainsi désignées, on composa, coiici-couci, cette réponse : Gest bien, qui, avec l'apostrophe, donnait : C'est bien.

Risum tcneatis.

M. Triât était parfaitement sûr d'avoir été dupe d'une mystification. Aussi, grande fut sa surprise, lorsqu'il lut dans le feuilleton de la Presse du 26 octobre, le récit de cette expérience présenté par M. Jules Allix comme une démonstration sans réplique de la grande découverte annoncée. 11 déclara aussitôt à Benoît qu'après ce qui avait été publié dans la Presse il était forcé de lui retirer son appui. Et comme Benoît insistait, pour changer sa résolution :

« Écoutez, lui dit M. Triât, il est facile de me faire revenir de ma décision, et en même temps, de vous passer du secours de qui que ce soit. On va établir l'une des deux boussoles dans mon gymnase, et l'autre dans une pièce à côté. Si vous le préférez, sans les changer de place, on les séparera par un simple paravent, et vous vous interdirez d'aller, pendant l'expérience, de l'une à l'autre des deux boussoles. Si, dans ces conditions, vous réussissez àtransmettre un seul mot d'un appareil à l'autre, je vous offre mille francs par jour tant que vos expériences réussiront. »

M. Triât alla ensuite trouver M. Emile de Girardin, qui avait pris quelque intérêt à l'invention et à l'inventeur, et qui avait, dans ce but, ouvert les colonnes de la Presse au mémoire de M. Jules Allix. M. Triât lui ayant fait part de sa proposition, faite le jour même à Benoît (de l'Hérault), M. de Girardin l'approuva pleinement, et voulut môme se mettre de la partie. « Je me joins à vous, dit-il à M. Triât, et pour la même somme. Dites donc à Benoît qu'il est assuré de deux

mille francs par jour si l'expérience réussit, aveclacon-

dition que vous lui avez posée Mon calcul est simple,

ajouta M, Emile de Girardin. Si Benoît réussit, nous louons le Jardin d'hiver, et nous faisons répéter par Benoît la même expérience dans des représentations publiques, qui lui rapporteront au delà de deux mille francs par jour. »

A une proposition si simple, si avantageuse pour lui, si décisive pour son invention, savez-vous quelle fut la réponse de Benoît? Il disparut, et ne donna })lus de ses nouvelles à ceux qui lui avaient prodigué si longtemps des encouragements pour ses recherches et des secours pour sa misère.

Nous l'avons vu deux ou trois fois à Paris. C'était un homme maigre et noir, avec une grande barbe et certaines allures d'halluciné. Il est mort au commencement de 1852.

Au moment où Benoit quittait ce monde, les esprits américains faisaient irruption en Europe. S'il eût vécu quelques années encore, Benoît était taillé de manière à jouer un grand rôle et à devenir un personnage important dans le mouvement spiritiste qui allait bientôt éclater en France. Mais la Parque cruelle en ordonna autrement.

LES

Pan! pan! c'est la foitanc!

BÉRANGEP, .

LES

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